05 novembre 2008
...JOSPINUS,THE MAN FROM UTOPIA... : "...yes,we can..."
…SAUVER LE PS ?...IL PEUT LE FAIRE !...
infos spéciales:Le dernier recueil de Lionel Mazari parait aux éditions Gros Textes. Il est disponible à l'adresse de l'éditeur: Editions Gros Textes, à Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes. Son prix public est de 10 euros.
Vous y trouverez: des textes en prose écrits dans les années 90 et rassemblés sous le titre Journal d'un ange, ainsi que ses derniers écrits sous le titre: J-C Cédille. Un tableau de Michel Reyes représentant Venise orne la couverture. Sont toujours disponibles chez ce même éditeur: les deux précédents recueils: Clam et Cohobe, au prix de 6 euros chacun.
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24 octobre 2008
Un petit mot pour en finir, au sujet de ceux qui non content d'écrire se mettent à parler... : "...un texte de Lionel MAZARI...'
...Car à force d’entendre braire les ânes au pied du poémier, il semble que certains aient trouver ça beau sous le sabot de Pégase; et qu'ainsi naquit d’un œuf de vieux Ponte Asthmatique, la conception d’oralité poétique. Depuis les antennes des insectes radiophoniques et des multimédiapodes parasites frétillent au moindre bruit de mot, à chaque borborythme, à chaque miette de langue desséchée. Tous ceux qui depuis quelque hypothétique révolution culturelle, prennent leur conscience d’être pour un talent voire du génie, trop heureux de jeter des passerelles entre tout et rien, entre nos désirs et leur néant, persuadés peut-être que l’assiette du pauvre est plus vraie que la fourchette du riche, alors qu’elle n'est simplement que plus vide, viennent réclamer à grands cris leur part de famine. Or devant la parole poétique, les voici trop souvent comme bouclés dans l’atelier désert d’un Orphée parti pour d’éternelles vacances en enfer, tous plus ou moins marteaux déclarés dans la forge désormais sans maître, occupés à déferrer le canasson à bascule et l’haridelle d’arçon au parquet ciré, et à clouer à vif des pantoufles au cheval de la poésie dans la grande écurie de l’incurie. La poésie qui n’est déjà que chant et parole n’a que faire des avocats de l’oralité. Je ne parlerai pas ici de ceux qui ne savent pas même aligner deux mots, mais qui visiblement en ont le droit ; car il y a déjà suffisamment à dire à ceux qui pourraient par leur écriture inspirée être pour le moins appréciés. En effet écouter de beaux poètes contemporains revendiquer une oralité inhérente au texte et dans le même temps saboter leurs propres écrits par les interprétations qu’ils en donnent en public est une torture courtoise. Il faudra bien qu’un jour quelqu’un ait la politesse de dire à bon nombre de ces auteurs qu’ils insultent nos oreilles et dénaturent leur voix par leur prise de parole, même si dans le meilleur des cas ils prennent soin de s'entourer de musiciens agréables (mais malheureusement le plus souvent, il s'agit d'esbrouffeurs sonores notoirement recommandables). Il est désirable que les acteurs de poésie évitent définitivement les faux problèmes de textes en crises ou autres psittacismes de coulisses égotico-cérébrales, de tout ce qui crée une redondance insupportable, une innovation déplorable, une illustration pitoyable du poème, un affaiblissement du pouvoir des mots, des images et de la musique inspirés ; désirable enfin que ceux qui respectent leur lecteur, respectent aussi leurs auditeurs et leurs spectateurs en acceptant soit de se frotter à l’interprétation avec la même exigence qui leur a permis de faire corps avec l’écriture, soit de se taire. Et cela même si la Jetable-Poésie Simonie ambiante leur promet une lune qu’ils possèdent pourtant depuis longtemps ; ou bien encore si elle les menace de leur faire porter en conscience le chapeau en bonnet d’âne qu’elle les contraint déjà à porter à leur insu et de n’aller plus jamais s’exposer au coin public, affligés de leur syndrome de premier de la classe. Car ni le silence ni l’ombre ne sont une punition pour le poète, quand bien même serait-il, atteint par une peur instinctive, une triste et pardonnable cupidité ou une jalousie irraisonnée , en mal d’amours publiques.
(Illustration de Michel Reyes:"la folie")
Les anonymes amnésiques et les dénoy-auteurs... « Les Amnésiques Anonymes... » est né d’un triple constat :
La médiocrité des publications poétiques, orchestrée par les maisons d’éditons :Gallimard, Flammarion, P.O.L, Cheyne, Le Castor astral, Fata Morgana, etc ; l’écho sérieux fait à ces guignolades par la presse littéraire qu’il s’agisse de la Nrf, d’Europe, du Magazine littéraire, de sa Quinzaine ou du Matricule des anges ; et la stupéfiante caution offerte à tout ce ridicule par de pourtant merveilleux auteurs tels que André Velter ou Philippe Sollers dans le cadre de leurs activités éditoriales l’un à Poésie Gallimard, l’autre à l’Infini, et l’un et l’autre dans les colonnes du Monde.
Illustration de couverture : « fragment d’un discours amoureux » toile de Michel Reyes
19:12 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Bons plans, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Economie, Famille, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, le clezio, ze blog, michel reyes, lionel mazari...
23 octobre 2008
LE CLEZIO,LA CONSECRATION DU VIDE… : « …littérature et roue de la fortune… »
« …Donc, nous y sommes…Aux prix littéraires, JMG LE-CLEZIO, après avoir aligner «trois télévisions», remporte le million d’euro(invariable…).Et son numéro de claquettes final a enthousiasmé un des peuples les plus dépressifs du Village-Monde : les Suédois(les Suédoises, c’est autre chose…).Après avoir inventer la dynamite, les Nobel n’auraient jamais penser à un pétard mouillé comme trophée…Mais, que voulez-vous, depuis les frasques de l’art contemporain, cette sacralisation du vide écrit, peint, parlé et filmé, il faudra s’en contenter…Le sanctuaire du Néant compte un adepte de plus, et comme si cela ne suffisait pas, autant l’arroser d’un peu de pognon…La racaille des Editeurs Associés en grogne de joie, les traditions d’analphabètes littéraires perdurent dans le silence de l’étouffement des écrits et des chuchotements…Le «nouveau roman» est à la littérature ce que la «nouvelle cuisine» est à la gastronomie ;des échantillons éparses perdus sur la blancheur d’une assiette…Hé, hé!...Les Suédistes préfèrent rester sur leur faim !...Comparé à Camus(j’ai des doutes…) sur son premier roman, «le procès verbal »,en une évanescence de «l’étranger».Ah ouais ?...Puis,d’après wikipédia,les thèmes abordés – la douleur, l'angoisse, la douleur dans le milieu urbain – feraient surtout de lui l'héritier des questionnements et dénonciations existentialistes, et, provocation ultime(qui m’a fait réagir …),il se pourrait qu’il puisse également rappeler le «Nexus» de Henry Miller !...Alors là, je dis «stop» !...Faut pas charrier, tout de même !....Que les abrutis de la dynamite touchent à MILLER et je vois rouge !...Suis-je donc apte à juger d’un Nobel,me diriez-vous ?...Tout à fait, au lycée et en Rédaction de Français, je produisais régulièrement 20 pages au lieu des 20 lignes réglementaires. Ce qui m’amenait invariablement à obtenir les plus mauvaise notes de la classe. Alors, fuck… »
*illustration de MR réservée pour l’oeuvre de Lionel MAZARI, «les amnésiques anonymes »(2008)
infos spéciales:Le dernier recueil de Lionel Mazari parait aux éditions Gros Textes. Il est disponible à l'adresse de l'éditeur: Editions Gros Textes, à Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes. Son prix public est de 10 euros.
Vous y trouverez: des textes en prose écrits dans les années 90 et rassemblés sous le titre Journal d'un ange, ainsi que ses derniers écrits sous le titre: J-C Cédille. Un tableau de Michel Reyes représentant Venise orne la couverture. Sont toujours disponibles chez ce même éditeur: les deux précédents recueils: Clam et Cohobe, au prix de 6 euros chacun.
09:47 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Coup de coeur/Coup de griffe, Cuisine/Gastronomie, Débat/Forum, Economie, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, le clezio, ze blog, michel reyes, lionel mazari...
16 mai 2008
...VIVRE AVEC DES CONS... : "...Tonvoisin DEPALIER,l'évènement littéraire..."
Dernièrement,le con votant. Une chose est certaine, les cons et les connes ne sévissent pas qu'au bureau de vote, et si en période de globalisation les cons s'externalisent, se pignolent et donnent leur avis sur tout , gaiement, et du haut de la connerie qu'ils régissent au rang de Beaux Arts,...et bien,Tonvoisin DEPALIER(http://vivreavecdescons.hautetfort.com/ ),à défaut de présenter une antidote efficace - on ne saurait lui en faire griefs vu l'étendue de la pandémie... - propose un observatoir perspicace des premiers symptomes en un nouveau livre pour lutter contre le réchauffement connologique, le conformisme et les cons formés !Ne soyez pas con,achetez-le,ou bien,encore mieux, VOLEZ-LE!...et,avant d'être chef d'escadrille,vous deviendrez un con-volant,...en justes noces,avec une NOUVELLE littérature,sympa,rafraichissante et SUBVERSIVE!...03:23 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Bons plans, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Economie, Famille, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Tonvoisin DEPALIER, VIVRE AVEC DES CONS, Michel REYES, Pierre GUIRAUD, portrait...
...LA LITTERATURE COMME MACHINE DE GUERRE... : "...autopsie de nains sur un faux mage sans tête..."
MISE EN GARDES :…seront poursuivis IMPITOYABLEMENT en justice,les commentaires à caractères racistes, homophobes et discriminatoires en atteintes à la vie privée…vous n’êtes pas obligés de me lire,de même que je ne suis pas OBLIGE de VOUS lire…Donc,modérez vos propos,ou vos traces d’IP nous amèneront devant les tribunaux…Sachez que,dorénavant,la liberté d’expressions se déroulera conformément à la loi sur informatiques et libertés 1978,réf:2004…Michel REYES
MAURICE G.DANTEC :…« …Le texte « la littérature comme machine de guerre », que je désirais au départ vous exposer en préliminaire, a été écrit au début du siècle. Si j’avais pris la décision initiale de le présenter c’est qu’il m’a servi à l’époque de bilan pour le travail spécifique que j’avais essayé d’accomplir en tant qu’écrivain, durant la décennie précédente, mais en fait, plus qu’un acte terminal il s’agissait d’une « plate-forme » susceptible de m’aider, précisément, à « dépasser » les limites que je percevais alors à peine dans l’herméneutique deleuzienne, tout en sachant fort bien que pour « dépasser » quoi que ce soit, il faut au minimum se maintenir à sa hauteur, en tout cas en termes d’exigence.Ainsi, il me permettait de concevoir mon regard sur ma propre production passée non pas comme l’archéologie d’un monde mort, mais comme la mise en mouvement d’une pensée qui me serait singulière.
J’ai néanmoins décidé d’agir différemment et de décrire, à l’heure d’aujourd’hui, sept années plus tard, là où cette « plate-forme de lancement » m’a propulsé, tout en remontant au point d’ignition originel, quand la mise à feu a eu lieu.Lorsqu’on m’a demandé de participer à ce cycle de conférence de l’Acfas j’ai immédiatement accepté. Trop vite, peut-être.Il m’est rapidement apparu qu’en tant qu’écrivain il me serait parfaitement impossible d’écrire quelque exégèse que ce soit concernant Gilles Deleuze et son travail. Non pas que ce travail soit abstrus, et incapable d’être explicité, ni même parce que je ne suis pas un universitaire, un analyste littéraire, un critique. L’objection principale tient en ce que je suis, par conséquence, un praticien. Un praticien de la littérature : ce qui signifie que je suis un vampire. Je me nourris insatiablement de tout ce que le Monde Créé est en mesure de m’offrir, et je ne suis pas en reste concernant les domaines de l’Invisible.Je ne peux donc que très difficilement parler de Deleuze parce qu’en fait, comme bien d’autres victimes de mon cerveau-estomac, c’est Deleuze qui, parfois, parle en moi. Je l’ai dévoré, digéré, métabolisé, sans la moindre métaphore, et de fait il s’est retrouvé mêlé à une foule d’âmes qui n’ont eu de cesse, je pense, de le surprendre, comme Léon Bloy, Joseph de Maistre, Hans Urs Von Balthasar, Sainte Thérèse d’Avilà, ou Bernanos, mais aussi des proches : Kafka, Nietzsche, Pasolini ou Duns Scot.je ne peux parler de Gilles Deleuze que comme d’une machine littéraire de 3e espèce. Je ne peux parler de Deleuze que comme singularité des singularités, ce qu’il a été dans ma vie, et ce n’est pas un hasard, dieu stupide auquel je ne crois pas, si l’on peut, me semble-t-il, le « cataloguer » comme le grand philosophe de la singularité au XXe siècle.Aussi ce que je peux dire de Gilles Deleuze et de son travail c’est le récit singulier de ma « rencontre » avec cet être, et ce devenir, ce que je peux essayer d’évoquer c’est comment la réalité se détecte à quelques signes aux limites du visible : philosophe de la singularité, au milieu d’un monde qui avait évacué la toute première d’entre elle, Deleuze ne fut pas une « influence philosophique » pour moi, il fut une rencontre frontale avec le réel, sans apport de la moindre dialectique, il fut une collision, à distance, dans le temps et l’espace, entre deux cerveaux et donc probablement l’émergence d’un troisième « organe » à leur (dis)jonction inclusive.
(w.burroughs)
Diagramme diachronique :
1975 : Heldon, Nietzsche, Philip K. Dick. En 1975, j’ai seize ans, je viens de découvrir Philip K Dick, Burroughs et Ballard, pour ne citer qu’eux. Je commence tout juste la lecture du Gai Savoir, trouvé dans la bibliothèque maternelle, avec Ainsi parlait Zarathustra. C’est le moment où la culture hippie se voit contre-attaquée par la réaction punk, retour à l’énergie sonique de l’électricité, glam plastique, antinaturalisme, utilisation machinique et militaire de l’électronique. Je tombe sur un album nommé « Electronic Guerrilla », référence directe à Burroughs, le nom du groupe : Heldon, est tiré d’un roman de Norman Spinrad, « Rêve de Fer ». Un des titres est visiblement influencé par « Ubik », de Dick. Au dos de la pochette, des aphorismes d’un certain Klossowski, une phrase d’un certain Gilles Deleuze, et le titre « Le Voyageur » tiré de Nietzsche, lu par ce Deleuze sur fond de mur électro-acoustique. C’est le nexus primordial, où tous les éléments, sans être forcément actualisés, sont cependant co-présents.
1977 : L’Anti-Œdipe. Lecture cataclysmique. Enfin une authentique « critique » du capital et de la technosphère qui ne doive rien à Guy Debord et sa clique, pas plus au marxisme orthodoxe, ou aux sinistres requiems de l’extrême droite socialiste, ou de l’extrême gauche nationaliste, sans parler de leurs pathétiques hybris. La lecture de l’Anti-Œdipe en cette année plus que singulière, initiée par la découverte de Deleuze à travers l’expérience du rock’n’roll, ne tient pas non plus à je ne sais quel effet de coïncidence liée aux lois de la stochastique. Alors que les concepts mutants de l’inconscient machinique et du corps sans organe font l’effet d’une déflagration dans mon cerveau d’adolescent tardif, la musique initiée par Richard Pinhas prend sa forme définitive au cœur d’un contre-mouvement productif qui décide de plonger le monde de la musique électrique dans sa propre vérité : sidérurgie sonique passée au générateur nucléaire, punk-rock/cold-wave, la déferlante ne vient plus d’un point localisé, San Francisco ou Liverpool, elle est déterritorialisée d’emblée, elle surgit simultanément à New-York, Londres, Paris, Bruxelles, Berlin. En ces années où le nihilisme et son cortège d’absurdités criminelles, et terriblement inesthétiques, semblait avoir englué à jamais les esprits, ces quelques mois de 1977 où la collision eut lieu allaient probablement déterminer tout le reste de mon existence. Une mise en perspective désorbitante de la machine inconscient et de la machine sociale, du corps-cerveau et du monde-organe, la redéfinition des concepts de territoire, de carte, de diagramme, de programme. Une redéfinition de l’homme, comme tension infinie entre Un et Multiple, une redéfinition du capital comme échange non plus « symbolique » mais réel entre les machines de l’inconscient schizoïde et celles de la Technique-Monde, entre les processus des configurations sociales et la définition asilaire du malade mental. Une sorte de scholastique non théiste et pourtant non dialectique, imprégnée de la phénoménologie d’un Husserl, mais aussi, nous le verrons, de concepts fondamentaux remontant à la patristique la plus haute. Quelque chose était en train de se produire.
1980-1990:MILLE PLATEAUX,IMAGES MOUVEMENT,différence et répétition...Les années 80 sont les années du Mitterandisme, des idéologies néo-humanistes, de la grande illusion culturelle et de la récupération, plutôt efficiente, des œuvres de Gilles Deleuze pour des « causes » politiques diverses. C’est l’époque où, dans la solitude des vrais penseurs, Deleuze s’oppose violemment à Foucault et Derrida au sujet de la «Palestine», conservant avec le Peuple de l’Ancienne Alliance une complicité intellectuelle et sans doute historique que d’aucuns taxeront très vite de « sionisme », autant dire « fascisme », mais qui me semble quant à moi évidente quand on le lit sans les lunettes des nouvelles orthodoxies : Deleuze, comme Spinoza, est un excommunié potentiel. Ni matérialiste ni idéaliste, on essaiera sans trop de réussite de le caser avec les déconstructionnistes, tout comme avec les constructivistes, alors que sa pensée est perpétuellement en mouvement, et qu’elle échappe de fait à toute prison dogmatique universitaire.À cette époque, Deleuze disparaît par intermittence de mon écran radar. Je continue de le lire mais je suis en train de traverser la première époque du chômage à grande échelle, du rock devenu politiquement correct et subventionné par l’État, de la violence urbaine, des drogues dures, du sida. Après avoir été un prolétaire de la musique, puis de la publicité, la 1ere Guerre du Golfe me précipitera dans les bras de l’oisiveté et de la dépression, c’est à dire dans ceux de la littérature.
1997-2000 : Heldon/Richard Pinhas. En 1997, un après midi de printemps, je reçois un étrange coup de téléphone. Dans un premier temps, je crois même à une blague. Un certain Richard Pinhas demande à me parler.
Richard Pinhas est l’homme qui a fondé Heldon en 1971. C’est lui qui a travaillé avec Spinrad, Dick, et Gilles Deleuze ! Il vient de lire les Racines du Mal, me dit-il, il pense que nous avons au moins des choses à nous dire. Plus de 20 années ont passé entre mon écoute de son premier album et ce jour particulier.
S’ensuivra une rencontre qui, telle la collision entre deux engins volant à haute altitude, nous conduira, chacun, et ensemble, sur une trajectoire balistique qui nous poussera à redéfinir notre rapport à Gilles Deleuze, à la littérature, à la musique, au concept de machine, d’individu, à la notion même de pensée. L’album d’Heldon, « only chaos is real », auquel je participai avec Norman Spinrad, fut le moment d’ignition de la fusée. Il fut conçu par Richard comme le dernier de ses disques à paraître sous ce nom. Acte terminal, il était surtout un acte refondateur. Il s’ensuivra un projet singulier qui consistera non pas à « mettre Deleuze (et Nietzsche) en musique », mais de faire de cette musique le « reboot » de leurs théories. Pas même un analogon, mais une REPRISE.
michel REYES:(1992- hommage à VAN GOGH)81X100cm.Paillettes,huile/s/toile.
...1999-2003: Schizotrope fut l’émergence d’une singularité à la (dis)jonction opérée par Richard et moi. Un mur de boucles électroniques, produites par une guitare passant au travers d’une série de processeurs sonores, créait en quelque sorte le « corps plein », en mutation métastable, du texte que je serais amené à lire. La voix se devait d’être non pas le vecteur rationnel du signifiant, disons pas uniquement, et même : surtout pas avant tout, car comme dans toute véritable aventure de rock’n’roll elle serait considérée comme un instrument parmi les autres, une source sonore intégrée à la machine, comme les autres. La voix, la Parole, créerait l’injection des machines littéraires sur le corps plein du son-cosmos. La musique-corps électrique, la voix-machine humaine, tout était là. Il était hors de question que nous produisions une sorte de pensum scolaire vaguement accompagné de musique techno. Nous avons expérimenté plusieurs formules musicales en trois albums, entre 1999 et 2003. Chaque entreprise n’était animée que par un seul but : non pas « illustrer » d’une manière ou d’une autre les textes de Deleuze qui seraient lus, mais faire de cette « machine de troisième espèce », humano-machinique, cyborg, audiotextuelle, une authentique reprise de ses théories, comme centre pivotal de tout ce qui serait produit.

2000-2004 : Le Christianisme, la Patristique, Duns Scot, Heidegger/Nietzsche. Je me suis fait baptiser le 16 février 2004 selon le rite apostolique et romain. Cet acte est venu clore un chemin, qui aura duré vingt ans, pour en ouvrir un autre qui pour nous – chrétiens - n’a pas de fin en soi. Étrangement, alors que je plongeais dans l’étude de la haute patristique, Richard redécouvrait de son côté les merveilles de la Kabale juive, qu’il avait probablement rejeté durant un temps, sous l’influence de l’époque post-soixantuitarde dont il est issu. Par contrecoup, je me suis mis moi aussi à approfondir ma connaissance des textes pseudépigraphiques juifs et de son côté Richard a commencé à s’intéresser à Duns Scot. Certes, le fait que Gilles Deleuze, tout comme Heidegger, se soient intéressé à ce scholastique écossais n’est pas pour rien dans ce choix liminaire, mais commencer par Duns Scot n’est pas la plus mauvaise introduction qui soit aux Mystères de l’Incarnation, de la Trinité et donc de la singularité, problématique qui se trouvait précisément au cœur du projet Schizotrope, parce qu’il était au cœur de celui de Gilles Deleuze.
Diagramme synchronique. Ce plan diachronique permet de passer aussitôt à la forme synchronique qui va aider à comprendre en quoi ma rencontre avec le philosophe ne tenait en rien à une série de coïncidences mais bien à la formation tectonique d’une structure absolue, pour reprendre Abellio, dont la cohérence tenait dans une dynamique sans cesse recommencée entre différents pôles d’un quadrant où Musique, Littérature, Machines, Organes se voyaient répercutés en autant d’échos que de points de vue ontologiques sur ce processus qui voyait le jour. Richard Pinhas fut le premier musicien de rock électronique français pour ne pas dire du monde. Ami et élève de Gilles Deleuze, vers 1970 il est destiné, après son doctorat, à une carrière universitaire d’élite lorsqu’il décide d’empoigner le manche d’une Gibson Les Paul et d’expérimenter les tous premiers synthétiseurs du marché. Cela ne l’empêchera pas de poursuivre sa relation amicale et intellectuelle avec le philosophe jusqu’au décès de celui-ci, comme avec l’écrivain américain Norman Spinrad, par exemple. Tout en Pinhas le connecte à la littérature, son goût de la lecture en premier lieu, ses relations avec les écrivains et les philosophes en second, mais surtout la constante interaction qu’il lui a fait jouer avec sa production musicale. Comme je l’ai indiqué, Heldon est un nom tiré d’un roman de Norman Spinrad. Ses premiers albums comportent des références directes à Philip K. Dick, à Nietzsche, ou Pierre Klossowski. Ainsi, bien sûr, qu’à Gilles Deleuze. Mais il ne s’agit pas ici d’un simple travail de citation référentielle. La facture même de la musique de Richard est empreinte, durant toute cette époque, et jusqu’aux plus récentes de ses productions, des théories deleuziennes sur la différence et la répétition, comme sur les rapports entre schizophrénie et capital, inconscient machinique, corps sans organe, monades de Leibniz, infinité naturelle de Spinoza, surhomme comme momentum actualisé de l’Éternel Retour nietzschéen. C’est pourquoi, là encore, rien n’est dû au hasard lorsque, dès 1971, sur son premier album, Richard Pinhas, avec 30 ans d’avance, fait lire, par Deleuze lui-même, sur accompagnement de rock électronique, un texte de Nietzsche, « Le Voyageur », qui entrera ainsi pour toujours dans le monde de la musique de l’ère post-atomique. En ce qui me concerne, je pourrai affirmer que je suis comme une forme invertie de celle représentée par Richard, je me trouve sur l’autre pôle de la singularité. Mais c’est de notre mise en rapport qu’est né, peut-être, ce troisième cerveau que j’ai évoqué plus haut. Peut-être n’est-il pas surgi de la confrontation directe entre le mien et celui de Deleuze, sans besoin de médiation d’aucune sorte on peut envisager que c’est de la collision entre les deux pôles, entre Richard-Pinhas-le-musicien et Maurice-Dantec-l’écrivain que cette forme a pu jaillir. Et cette forme, cette nature, cette personne, c’était justement la singularité même du philosophe, c’était ce qui le dépassait lui même, ce qui se tenait constamment au-delà de lui, c’était sa propre pensée en mouvement, sa Parole en Acte. Je suis un écrivain et comme je l’ai expliqué c’est à l’âge de 16 ans que je découvre Deleuze par Heldon, donc par Pinhas, et que j’entreprends parallèlement la lecture de Nietzsche. Quelqu’un a prononcé le mot « hasard » ?
À la différence de Richard je n’ai jamais rencontré Deleuze que par ses ouvrages, et grâce à une simple pochette de disque.J’ai abandonné l’université, comme lui, mais au bout de la 1ere année ! Pour me lancer, tout comme lui dans l’aventure du rock électronique, version punk, à partir des années 77-78. Cette aventure était déjà pour moi terminée lorsque Richard entamait sa 15e année de carrière dans la musique.Notre rapport de polarité n’est donc pas une inversion simple, l’inversion est intensifiée et se voit donc soumise à des forces qui l’empêche de rester une simple figure géométrique statique. J’ai été musicien, comme Richard, mais dans des conditions et des époques radicalement différentes. J’ai connu Gilles Deleuze, mais sans l’avoir jamais approché. Richard est docteur en Philosophie, je suis un kamikaze autodidacte. Tout comme Richard l’a fait pour sa musique, j’ai intégré certaines des théories du philosophe comme matériaux actifs de ma narration. Lorsque notre rencontre s’est actualisée, bon nombre de nos convictions originales ont volé en éclat. Nous sommes bien des polarités : ce qui nous rassemble nous disjoint, ce qui nous divise nous réunit.
C’est de ce processus même que put naître un projet comme « Schizotrope »… »
03:18 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Bons plans, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Michel REYES, ZE BLOG...Bananes mécaniques...DANTEC...VAN GOGH...DELEUZE...
CHINE:LA COCO'S-METIQUE DU VAMPIRE...(c'est d'saison!...) : "… cadavres de condamnés à mort chinois recyclés en produits de beauté ..."
TARTINEZ-VOUS la gueule!
"…Je ne sais pas si on débat de ce genre de «détails» dans les universités d’été du socialo-communisme…,mais une société cosmétique chinoise « utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe."
…The Guardian livre une enquête stupéfiante en matière d'industrie cosmétique, qui lève le voile sur des pratiques qualifiées de "traditionnelles" par des employés de la compagnie chinoise qu'il a interrogés. Il s'agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l'on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides. Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de 'biotechnologie' situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang"et revendu sur le marché zéropéen(pas ou peu de réglementation…). Les produits sont exportés vers Zéropaland via Hong Kong… Au Royaume-Uni, les autorités sont préoccupées par les questions éthiques comme par les risques d'infection et de transmission de virus. Une enquête commandée par le ministère de la Santé britannique a souligné le besoin d'instaurer de nouvelles réglementations. "Mais le ministère de la Santé veut néanmoins s'en remettre à la Commission Zéropéenne -évidemment,on est pas arrivé...-
et cela pourrait prendre plusieurs années avant qu'une législation entre en vigueur", note The Guardian. …Les autorités chinoises réfutent pour leur part qu'il soit possible de prélever la peau ou tout autre partie du corps de condamnés à mort "sans que ceux-ci donnent leur consentement...". Mais il y a de sérieux doutes, d'après The Guardian, qui rappelle les révélations faites en juin 2001 devant le Congrès américain par un ancien médecin militaire chinois, Wang Guoqi. Ce dernier a assuré "avoir participé aux prélèvements d'organes de plus de 100 prisonniers exécutés. Les chirurgiens disséquaient les corps dans des camions garés sur les lieux d'exécution."
...
…Wang a avoué avoir procédé au prélèvement de la peau d'un condamné exécuté mais dont le cœur battait encore...
03:17 Publié dans Actualités, Associations, Bons plans, Bricolage/Jardinage, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Economie, Livre, Loisirs/Culture, Nature/Environnement, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : coco's-métique, Université d'été, Michel REYES, artiste-peintre, dessinateur, amuseur public, poésies
JAURESSIC-PARK : Les Staliniens flippent,c'est là qu'ils deviennent dangereux...Tenir bon...
"...Puis-ce que tout est "social",à perte de vue,...de quoi ont-ils peur ?..."
Pas loin de chez moi,sur le Larzac,ils ont même inventés un système – que même le MEDEF n’oserait évoquer,et même dans son extrême démence,en soupçonner l’existence…- Je m’explique : le temps de travail « mécanique » et son équivalence,le temps de travail « humain » :une heure de tracteur égale huit heures de décaillassage de champs,à la main… « Humanistes-penseurs »,mathématiques de bêtes de somme,la corrélation reste définitivement étroite a ces félonies de «kolkhoze»…Quand aux tracteurs MASSEY-FERGUSSON ,la provenance «américaine» de ces engins attire moins leur foudre que les Mac DO - pas folles les guêpes…L’impérialisme au piloris néo- réac reste sélectif,nous avançons dans la constance du progrès et l’élévation spirituelle…Les rémanences du Capital ne s’inscriront pas dans la social-partition aux « Lendemains qui Chantent »,… - Tu peux toujours courir,camarades,on t’accrochera une dynamo dans l’dos !…Donc,dans cette exemplarité- paradigme -,jamais l’image et la noblesse de la paysannerie n’ont été roulées à ce point dans la farine,le zéro national de la «confédération» aux relents de poujadisme ahane sur les coursives d’un Titanic idéologique que plus personne semble mettre en doute.« Courtisé » par les gros appareils mégalo-politiques soucieux de la récolte de points de sondage et d’audimat franchouillé par autant de bêtises accumulées….D’ailleurs,comme une prostitution élevée au rang d’institution,les tenanciers du divertissement restent de marbre sur la provenance - En aparté,rappelons la valeur principale du cynique : le prix de tout,et la valeur de rien…On ne touche pas à JAURES,des deux bords,et pourquoi cette subite «union sacrée»?..Parce que les «frères ennemis» ont besoin d’images positives pour asseoir leurs saloperies réciproques d’oligarches séniles…
Et quant à ce positivisme de faits,il est plus aisé de faire croire que le début de la 1ère guerre mondiale était du à l’assassinat du tribun,plutôt qu’à ces discours – la merdiocratie en ressort indemne…JAURESSIC-PARK,en somme…» Vous pouvez également voir mes toiles en pages archivées 2006-2007
03:17 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Economie, Famille, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : STALINIENS, michel REYES, peintures, poésies, littérature
02 avril 2008
...COMMENT LA BOUSQUETERIE A VOLE LA MAIRIE DE LODEVE ET VIOLE LES CONSCIENCES DE L'ARRIERE-PAYS... : "...l'appel des sirènes..."
(photo MIDI-LIBRE également...) -Robert,lucide : ... « On lutte difficilement contre un conseil général et un conseil régional qui se mobilisent dans une démarche d'hostilité par rapport à une liste qui n'est pas dans leur mouvance. Là, je me rends compte que la décentralisation peut déboucher sur une féodalité. Quand j'entends dire ou que je lis qu'il faut voter socialiste pour bénéficier des subventions de la Région !.... Ce n'est pas ça, la République !... »
...alors, la "victoire" de BOUSQUET ?...étrangement,un grand calme en ville…la liesse n’a pas été au rendez-vous ...POURQUOl?...La lourdeur des consciences porterait-elle ombrage à l'évènement?...

...encore (MIDI-LIBRE du 18/03/08)...,BOUSQUET:…« Nous avons décidé que nous ferions la fête pour la désignation du maire. » (pourquoi ? y aurait-il DEJA un autre maire caché ?...)…puis :« Mes premières actions à la mairie de Lodève seront quelques décisions fortes, expliquait-elle dans la soirée. Elles concerneront notamment l'intercommunalité et la création du syndicat mixte avec la Région. » sous-entendu la venue de Frêche(?) ,vainqueur triomphant des »trous du cul» et des «sous-hommes» ,comme il nous appelait …D’ailleurs BOUSQUET a rajouté : »… Jusque-là on aidait Lodève, mais il n'y avait pas de partenariat réel. »























