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17 janvier 2017

"Jimi Hendrix:Electric Ladyland/1"...prophéties électriques...

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avant- propos :...au commencement, il n’y avait rien, ou si peu... 1968, les pavés, le féminisme, le rock, l’écologie, les drogues, les communautés, les départs pour l’Indes, l’alternative et tout le bric-à-brac d’où je me sentais exclu, bienheureux comme Alexandre, sauf pour la musique rock, « pop-music » à ces moments perdus (assez larges), ou les damnés de la Terre préféraient tirer un boulet gros comme une baraque plutôt que de profiter de la Vie, en égoïste, et de le payer salement en retour, ce que je fis de mon mieux... Les détracteurs de cet « égarement » furent nombreux et aujourd’hui morts enterrés sous des tonnes de banalités, certains se leurrent encore suffisamment pour se donner une image responsable et des clones de leur pathétique reflet, mais ça ne marche pas comme ça... D’autres bouffent le terreau  de notre bon vieux caillou arrosé de flotte...les plus originaux claquent du bec à l’asile du coin...bref, vous aurez compris qu’en plein marasme, ils ont disparu corps-z’et-âmes...fallait pas...Mais il y avait cette foutue musique qui me tirait par l’oreille d’ou l’intérêt de votre serviteur d’y avoir consacré pas mal de temps, de nerfs et d’argent sans grand espoir d'un retour possible, les clapets furent nombreux à concilier la vraie vie contre l’utopie...On ne choisit pas les uns et les autres au hasard, allez savoir... Jusqu’à la résurgence de la technique-monde, le Net, l’art s’était arrêté d’intéresser le plus grand nombre au mépris des créateurs bien seuls, avec leurs œuvres géniales qu’ils tiraient en enclume derrière eux...un gros trou implicitement lié aux flatulences des élites, la propagation de la facilité, à la « crise » (comme ils se nomment entre eux...) et toutes les fanfreluches de nos samaritains de services, la Musique n’a pas failli au système, ni survivre qu’en petits comités restreints, très restreints, pensant que l’orage finirait bien par passer et les rédempteurs par vaincre. Certes, à la surface du néant, il y eut bien quelques clapotis engloutis illico-presto sous des tonnes de bavardages...Que se passe-t'il ? Pourquoi n'avance-t'on plus ?... Ce barrage de Sisyphe étant fait pour durer, il y eut quand même un phénomène qui plana très fort au dessus de la mêlée : Jimi Hendrix, le guitar-héro le plus costaud de la planète...Comment a-t'on transformé cet authentique génie de la guitare en VRP pour "génération perdue"?...et par quel poudre de perlimpinpin a-t'on anesthésié les 600 000 personnes qui se se massaient à ses derniers concerts (l’Île de Wight-1970)  ?...ce qui nous amène naturellement à la genèse d'un des objets les plus significatifs ramené à cette époque antérieure sous la forme d'une double galette de plastique noire débarquée en pleine montée du psychédélisme: « Electric Ladyland : Jimi Hendrix/2 ».

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(suite) "Jimi Hendrix:Electric Ladyland/2"...« ils voulaient changer le monde, mais c’est le monde qui les a changés... »...

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 ...pas facile de concilier les séances d'enregistrements avec la tournée américaine hautement inflammable ainsi que les desiderata des co-producteurs qui veulent des chansons "commerciales", courtes, calibrées pour la radio et l'amusement (l’Entertainment) ... Les Beatles, véritables empereurs sur le marché de la pop, se permettent le "double album" deux mois après - et on oublie de le préciser - l'excellentissime "Blonde on Blonde" de Bob Dylan (1966)...le double album des Beatles sort en 1968 (Novembre) sous le nom de "double blanc" tout simplement, il regorge de beaucoup de titres accrocheurs et programmables en radio, le succès des Beatles n'est même plus discutable, ils ont « tué le match », leur seul nom fait vendre des millions de disques avant même toute critique pondérable...Les Beatles, Hendrix, Bob Dylan sont de redoutables artisans. L’intellect, le labo, la cohésion, ils représentent la triangulation parfaite de l’industrie moderne du disque. Les personnages sont attachants, sensibles et extrêmement populaires. Le double album est donc un défit à l’excellence et à la popularité ; l’Ummaguma des Pink Floyd (1969), immense et talentueux double album des Pink finira 10ème dans les ventes françaises, comme quoi l’affaire semble prise TRÈS au sérieux...bien plus tard, le cultissime « 666 » des Aphrodite’s Child (1971) se proposera de relire les tortures mentales de l’Apocalypse selon St-Jean, ainsi que les Génésis, Who, Yes avec de nombreux albums, simples ou multiples revisitent d’autres thèmes classiques ou-non ; la tubulure du tremplin pop-psyché semble définitivement ancrée à la fin des sixties dans des compétitions de plus en plus redoutables au mépris du monde, qui lui, ne change pas, que fera radoter un hâbleur publicitaire - ancien vendeur de yaourts reconverti dans la refourgue de « présidents » adaptables : « ils voulaient changer le monde, mais c’est le monde qui les a changés!... ».

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23 décembre 2016

Vincent Van Gogh,jusqu’à l’absolu... : "...Haro avec la psychanalyse..."

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                     Trois Vincent pour en fabriquer un...La persistance de l’Art jusqu’au-boutiste perdue dans les champs de blés sous la forme d’un bagnard suicidé en cette soirée particulière de juillet 1890.Toutes les formes acceptables,civilisationnelles,d’une mésentente totale,quasi définitive et perpétuelle prennent fin sous une mansarde misérable d’un village du Nord parisien,Auvers/S/Oise...Encore une fois,le génie fracassé donne tout son  sens à ce que préfigurera la broyeuse de chairs et de sang de 1914 des équarrissages de la Somme...

          Pratiquement percé de part en part d’une arme que l’on ne retrouvera pas, la mort du peintre Van Gogh qui préférait signer «Vincent» avant de ne plus rien signer du tout,fut cette chute dans le néant; ce qui,paradoxalement pouvait paraître bien dérisoire aux 5 000 corps journaliers tombés dans la glaise  et la tourbe de l’enfer permanent de la Grande Guerre.Et pourtant... 

         Tous les obstacles nihilistes franchis,la gloire de ce van gogh-là n’émergea qu’un siècle plus tard aux contours d’un «modernisme» naissant,avant que de l’occire à nouveau,l’Art visible,contemporain,ne fasse les tapages d’une cour d’un Palais Royal d’une œuvre anthropométrique,médico-légale et «non-entretenue» à son corps défendant d'un artiste (Buren) et le caprice d’un retrait (sous chantage de la menace comique d’un enlèvement de son oeuvre...),et qui ira de son «caca nerveux» sans souffrir de la balle fatale,lui. 

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                  Nous sommes bien loin,aux antipodes des exigences de la beauté,de l’étrangeté, de la définition de l’«oeuvre».Et on ne peut que saluer bien bas ce recadrage exceptionnel...Malgré les milliers de signes agiographiques,picturaux,épistolaires laissés par l’artiste franco-hollandais et quelques révélateurs abonnés,le pillage ne s’est jamais autant opéré du cadavre d’opérette de la Cour du Palais Royal,mais il en est d’autres,hélas,tout aussi blêmes que les commentaires flatulent de l’infini narcissisme...Notre ère désinhibée se veut obsessionnelle jusqu’à l’extravagance,dont acte. Passons...

       Mais de nos trois Van Gogh,(d’après l’essai de Viviane FORRESTERVan Gogh ou l’enterrement dans les blés»),un seul a peint six semaines avant sa mort cette «maison blanche de nuit »(vers huit heures du soir, le 16 Juin 1890, selon la position de Venus constatée par les astronomes dans le tableau exposé à l' Ermitage (déf.wikipédia)...).

       Nous sommes bien d’accord,et il ne s’agit pas là d’une «explication freudienne» de plus,ou de méthodes psychologiques chères à madame FORRESTER,dont l’œuvre bien souvent talentueuse,permet aussi de déceler quelques pistes supplémentaires.Tout le système de cette toile à l’aspect diurne «contrarié»,indéfinissable,entre chiens et loups me fait penser au MAGRITTE de «l’Empire Des Lumières»* de 1954.

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       On ne sait,malgré l’éclairage allumée de la masure fuyante ainsi que son ciel de traîne dans l’espace droit de la toile,si c’est bien du jour ou de la nuit que notre trio féminin exprime une scène pour le moins étrange.Est-ce bien l’astre solaire ou Vénus qui plastronnent en haut de la toile ?...Les rougeurs incandescentes du premier étage infirment l’acte nocturne d’un crime de sang,passionnel,comme cette femme de premier plan – svelte silhouette hellénique portant curieux cabas rappelant la tête d’un supplicié agrippé par les cheveux.Et d’une autre main,que l’on pourrait prendre pour un poignard,une fuite avenante vers la sortie de la toile...Et si le poids de toutes ces charges courbe cette Persée vers l'avant,d'un pas que l'on devine aletier,féminin,....d'une allure de spectre et "Commandeur" restant insensible à toutes remontrances morales.Queques spasmes à la psychanalyse empruntés,ce croisement des chemins rappellent aussi "l'église d'auvers" et "le champ de blés aux corbeaux"... Des fourches caudines,de la dualité,du double-sens. En clair,de l'art jumeau d'être semblable sans vraiment l'être.

        Les jours du peintre étaient comptés,son moral au plus bas,une femme lui donnait le coup de gràce.La transposition symbolique et l’arrivée de sa belle sœur,Jo Bonger enceinte du «frère» Théo,couperont les maigres subsides restants émiettés par un frère marchand de tableaux d’une longue lignée d’autres marchands de tableaux émérites.Incompréhensible alors est cette situation d’indigence absolue ...Il n'y a rien à faire,ce ne sont pas ces tableaux-là qui font marcher le commerce.

         De l’ex voto peint en 1890,le  funeste conciliabule du duo à l’arrière marque l’entrée du jardin,du théâtre tel un temple...

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Jugement dernier mortifère,on pourrait palabrer à l’infini sur les «peintures gardant leur calme malgré la débâcle»,dixit le Vincent marquant la fin des haricots... «mais que veux-tu...» aussi,en cette simple phrase laconique d’ultime missive dans les poches du suicidé et la sortie de Vincent II succédant au premier Vincent I,mort un an - jour pour jour -,avant la naissance du second...

         «Vincent premier», ce spectre aux hallucinations de peintre jamais rassasié du sort qu’on lui a réservé,l'impromptu irruptionne la vie du second.Toute l’enfance de Vincent II fut de croiser cette tombe enfouie derrière le presbytère familial,marquée de son nom,prénom et date changeant si peu de la sienne...Curieuse question pour un enfant....,jusqu’au troisième Vincent,dit l’ingénieur,qui construira ce supermarché aux lettres flamboyantes "VAN GOGH,RIEJKSMUSEUM" siégeant à Amsterdam sous les signes de l'Apocalypse,de la révélation-rareté tant attendue...

       Mission accomplie comme un acte à la Génèse,le mort-né croupissant de la tourbe du Brabant fut vengé par la ribambelle de Van Gogh s’appelant à tours de bras "Vincent" ou "Théo"...Hasard féroce du destin,le dernier Théo tombera sous la lame d’un islamiste aux alentours du XXIème siècle naissant.Des préceptes qui ne collent pas...Un autre drame,une autre filliation.Encore un malentendu.

       N’oublions pas que le peintre Van Gogh,parmi la multitude de portraits d’anonymes et d’amis proches,n’effectuera aucune toiles,croquis, représentant son frère ou la belle sœur enceinte déjà de l’ingénieur...comme s’ils n’étaient pas au même monde.

      Michel REYES,29 janvier - an 09  après Ground Zéro

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( * illust.L'Empire des Lumières.R.Magritte )

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04 mai 2016

"La nuit,je mens,je prends des trains à travers la plaine..."

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« DRING !...DRONG !...peng !...shiiii ! whii-haaan !»...c’est drôle ce silence qui suit les massacres de masses. Toutes les équipes de secours vous le diront : on entend des sonneries venant de corps dont certains fument encore et que personne ne décroche...La journée, elles pensent encore qu’on s’intéresse à elles, qu’on les racroche, qu’on les renvoie, compile, interroge...ouais, comme quoi, de toutes ces anicroches, c'est toute la vie de nos petites prothèses; elles « rêvent de moutons mécaniques »... elles n’ont pas choisi d’habiter des hôtes refroidis intempestivement. Maintenant qu'elles ne sont plus rien. Juste des machines célibataires...« le téléphone pleure », disait Claude François, pharaon en son temps et dernier diable bondissant dans les matins d'optimisme béat.

Vous êtes resté à l’écart du tempo.

Vous avez eu de la chance.

Une veine de cocus.

Vous aurez pu y « rester ».

Et quand le conte pop vire au cauchemar, ce sont les dernières images du « Phantom of the Paradise » qui se jouent en vous. Brian de Palma en 1974,c'était pas de la p'tite bière. Swan Song. Death records...pfouh ! on ne dira jamais assez comme ce Faust à la sauce Black Sabbath fut prémonitoire. Même le héro romantique en « John Lennon » (forte ressemblance...) y stagne vers la décomposition, et poussant son chemin de Croix en glissant tragiquement sa face sous une presse-à-disques. Ce symbolisme retentissant, c'était d'une violence inouïe.

A l’époque, j’étais scotché.

A l’époque, je n’étais pas surpris du futur. Quand les films sont bons, ils ne peuvent mentir. « L’art, c’est l’homme ajouté à la nature », disait Van Gogh... Nos portables qui êtes aux Cieux, faites que leurs propriétaires soient sanctifiés. Faites le nécessaire. Joignons nos mains. Ces petites boites de bakélite communicantes abandonnées comme des chats de fourrières, au gré de l’instabilité du marché. "Allo ! Allo !"...ouais, voilà bien le cri du cosmos en vente partout.

Mais foin de cynisme, ce n’est pas comme si on ne le savait pas, tout ce tintouin ....comme si on ne l’avait pas prévu, dorloté, choyé dans des univers mentaux, prémonitoires, avec sa côte suffisante d’alerte, psychédélique pour les uns, incongrue pour les autres. Les Eagles Of Death Metal, hors du charnier natal, donnaient un concert au Bataclan ce soir-là. Pour la suite, je ne vous apprends rien... Le death  métal est devenue le matériau du réel, mort et froid, avec quelques glouglous cybernétiques. Et non, ceci n’était pas une pipe!...Les aigles n’ont pas tournoyé dans un zénith pop et glorieux, glam. Les sonneries ont tinté toute la nuit jusqu’au bout de leur batterie. La débâcle. La Bérézina. Stalingrad. Guernica. La Nuit des Longs Couteaux. Massacre de saints innocents... c'est fou ce que l’équarrissage permanent augure en vous des poussées de violence, des crises urticantes, régulières, à ces descendants de l’immigration à CNI (Carte Nationale d’Identité Française). Ils se sont faits sauter, ils ont fait feu, mutiler, estropier, entamer une Saint Barthélémy solitaire, une danse de Saint Guy sur l’autel de l’immigration saupoudré de sacs de riz, nos aides. Gonflés aux zodiacs des sauvetages en mer, le temple de la mise à mort a bien mis les voiles, aboli les transfuges. Le trop plein de services rendu en sévices...d'ailleurs,services secrets algériens, libyens, irakiens, FIS, GIA, OLP, IRIS, DAESH, Frères Musulmans...et si c'était un peu de tout ça à la fois?... Le clavecin est bien tempéré, la France est haïe, poussée en boutes par la Gauche, excusée par la Droite...Foin également des discours de pleutres, de bisounours, plein de poutous à l'univers entier, areuh!areuh!le cœur ouvert et gros comme ça, à prendre une craie en réflexe pour dessiner des p'tits cœurs sur le goudron, cramer  de la bougie, du réchauffe-plat, chanter du Lennon sur des pianos à queue et à roulettes (épatant...).

Nos colons, ils ont pour mission de descendre les populations autochtones?

 
Il n’y aurait que la Gauche, fâchée avec les mathématiques qui ne comprendrait pas le remplacement en cours...
Il n’y aurait que la Gauche qui a encouragé cette lutte incessante contre le «racisme», «l’esclavage», et le plus beau de tous les ectoplasmes: la «colonisation»...

Il n’y aurait que la Gauche ?...

Non...il y a les copains de la Droite, les lapins apeurés qui rentrent les oreilles quand les discours de la gauche se font menaçants, rédhibitoires, prêts à dégainer le 11-49 : ces fameuses « valeurs de la république », celles qui nous ont amené à sceller les cercueils de dessinateurs, de flâneurs, d’écouteurs de Rock, d'incertains (et même de gauchistes!). 

Selon une simple déduction euclidienne, les anciens « colonisés » seraient devenus les bourreaux de la France, «Mère-de-tous-les-vices»?...pour vous dire à quel point il n’y a plus de pilote dans l’Eurocoptère!...

Et Brian De Palma ? qu’a t-il fait mon bon, ce monstre voyant new-yorkais abreuvé de Nouvelle Vague et d’Hitchcock?... Sagouin anamorphique. Trucideur d’optimisme. En abandonnant le navire de la médiation intellectuelle, les gargouillis pénibles des raisonneurs, il a gardé la logique et les inquiétudes de l’oncle Alfred : « filmer un innocent qui se débat dans un monde coupable... »D’un pessimisme noir, la peloche du "fantôme".

La vie,c'est moche et d’une violence inouïe...Oui, mais d’une lucidité totale, morbidenzen! Il faut garder les pinceaux sur terre. Quand les moments s'emballent, les bouddhistes ont conclu un accord : le Nirvana, instinct de mort. Irréfutable, en 1974, le ton cinématographique était aux grincements de dents. Mais on voyait comme d’autres ont su entendre ce futur spectaculaire... Vol au Dessus d'un Nid de Coucous. Délivrance. Les Chiens de Paille, Apocalypse Now, Voyage vers l'Enfer, Rosemary Babie, The Rose, Soldat Bleu,le bilan s'alourdissait...Et combien de gens ont su voir réellement ?...Et à quel prix ?...
Nous sommes embarqués sur le manège du psy-show et des lois de Murphy : le plus terrible finit par nous arriver. En rentrant dans le tunnel, c’est le clown armé qui va foutre la trouille. Les filles vont hurler, les gars vont tomber. Théâtre inquiétant. Après le silence et la poudre, ce fut la Nuit des Sonneries Sans Maîtres.
Swann est revenu.

 coolcoolcool.

17 avril 2015

Comment j’ai sauvé la France le 20 Septembre 1970 à l’Olympia…

concert-discotheque-il-faut-baisser-le-volume.jpg« …il pleut sur Paris, il pleut sur la Boisserie. Il pleut sur l’Arc de triomphe, il pleut sur Notre Dame, il pleut sur le minuscule cimetière de Colombey-les-deux-Eglises. Il pleut sur le char qui porte le cercueil ceint d’un drapeau tricolore. Il pleut sur les grands de ce monde ainsi que les petits anonymes qui se pressent. Il pleut sur les capelines des flics ruisselant au milieu des automobiles embouteillées. Il pleut sur les jeunes qui s’agrippent aux branches des lampadaires. Il pleut sur les Légions d’Honneur, sur les héros de la Résistance. Il pleut, il pleut. C’était le 11 Novembre 1970, on enterrait le Général De Gaulle… »

Wouaoh!…qui a dit qu’Eric Zemmour n’avait pas la fibre littéraire, l’épanchement de texte et le bon angle d’attaques ?... et comment qu’il l’enlève, le morceau, circonspect, coriace, concis. Le Zem en a marre, en mode de combat, capable de réagir...que ça me retourne la tripe dans tous les sens, la vache! On l’avait sous les yeux, dans le temps, et on ne le savait pas, oubliée comme jamais, la grande France est de retour : FRANCE IS BACK!...l’ode au général De Gaulle, trier le bon Général de l’ivraie. Du Général à la générale, c’est du grand Eric Zemmour... On le voulait criblé de balles pour la postérité, mais il balance grave dans « Le Suicide Français » à la page 19 de son méga-livre. On le reniflait comme un garde-barrières d'une civilisation à peu près disparue, et il se fout à l'écrire! ...tant mieux, il faut laisser les sacs se vider, le fiel se répandre, annoncer la fin, ne pas en perdre une miette, laisser les moralistes vider la baignoire... Zemmour le calligraphe, on dirait Chateaubriand, Grand Meaulnes, Maurice Genevoix sur fond d'étangs, Proust à l’heure du thé, Bernanos à Majorque et le quidam qui croit encore naïvement aux coutures sur les pantalons de suivre... Foutraque que ce merdier, l'égout de la télévision et son suivisme, là ou les étrons communient dans le même collecteur comme l'aube, en forme de fer-à-cheval... Tout un tombereau de questions vient à l’esprit, même que je me suis dit, et toi modestement : « …kess tu foutais le 11 Novembre 1970 ?... »…naan…souviens pas…ou plutôt SI... j’étais cloué sur une machine grasse et arachnide, elle-même rivée au sol.Dix heures par jour à tourner des pièces de métal, en faisant gaffe qu’elle ne me bouffe un bras, ou une main… Et si ça avait été le cas, on m'aurait collé des prothèses de fer avant de passer à autres choses. La folie sociale est un suivi complet ou chaque "incident" de parcours est scrupuleusement annoté d'une épingle de couleur par membre déchiré, de la perte d'un organe, sur une grande carte sensée représenter la babouinerie qui vous emploie... De s'y laisser prendre était grossier,mais on avait fini par dompter ce qui restait en moi de vivant, d'unique et d'obscène socialement.Coller au troupeau humain,des milliards d'esclaves en méditaient le sens à 20.000 lieux sous la terre, entre quatre planches bon-marchés, voyages merveilleux. On a beau danser sur le bord de l'assiette, on se fait avoir. On se fait tous avoir. Dans le trompe-couillons, on ne peut pas toujours gagner,ils sont trop nombreux et arrivent de tous-côtés à la fois. Notre faiblesse sont les aspérités que leur monde a fini par graver sur nos rêves comme pollutions notoires, et par tranches de 90 minutes en sommeil paradoxal...Paradoxales tranches de fou !... on ne croit pas si bien dire...perché, vous l'êtes. Rangé,ils veulent...mais je me rappelle ce 20 Septembre 1970, ah çà oui !des vilains Brits étaient venus à l’Olympia nous asséner un méchant coup de goumiers derrière les oreilles. Ou plutôt DANS les oreilles…Ses Majestés de l’Empire du Mal, The Black Sabbath en personne daignait de leur visite nous affranchir d’une missive importante : le Diablôte est dans nos murs,merde alors!… Black Sabbath, quatre lascars dans le vent mauvais, des anti-Beatles, une confrérie de vampires précédant la chute d’Albion du suçon monarchique, le sinistre thatchérisme à venir. On pouvait ne pas aimer les britons, mais pas à ce point...Ils ont dérouillé nos bons Brits avec la "dame de fer"... ils ont "pris chers"...Paix à leurs âmes!... Si Lacan était encore de ce monde,il aurait qualifié la dondon d’outre-Manche  de "tâte-cher". Mais "Là-quand", n'était-il pas toujours "là",de ce monde, "quand" dans l'interstice de l'humour par des résonances particulières, filiales, du peu de crédit que l'on prête au hasard?...spéculations sur l'imaginaire, le chien a pété sa laisse, il gambade comme un cinglé dans la campagne atomique. La mère "tas-de-chairs",personnage avarié,substrat & composite de l’effarement d'une monarchie en décomposition préférant sacrifier les mineurs du Nord de l'Angleterre,le sujet avait été lourdement banalisé comme on détourne la tête devant un accident de la route. Depuis toujours,au pied de l'industrie,de la science,de l'urbanisme, sous le masque de Dickens-Kipling and other, la littérature des grands bretons montre des relents insupportables de tyrans domestiques, de pedo-sadiques publics, mais personne ne vous le dira clairement, comme de nier que les océans parcourent les deux-tiers du globe, le monde grand breton domine les deux-tiers de la race humaine. Celui-là n'aura jamais honte de la "colonisation", il n'est pas logé à la même enseigne qu'une pauvre bille encartée au Parti Socialiste fondant des twingos pour exiger des monuments de repentir à l'"esclavage"...entre autres.  

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Bref, revenons à nos moutons de travioles... je me suis pointé à l’Olympia à 21 heures tapantes. La salle était déjà remplie de bipèdes en tout genres, employés de bureaux, situationnistes, Krishnas, maos, spontex, anars, ainsi qu’aficionados de blues, jazz, et les éternels prolos du rock (dont je tenais la chandelle...) et de filles mystérieuses dans le noir, glissantes comme des limousines rousses. Patchouli et odeurs de foins cramés, l’ambiance habituelle. Comme à leur habitude, les gauchos-situ avaient déjà foutus pas mal de concerts en l’air: Led Zeppelin à l’Essec, Deep Purple à Normale Sup ; le summum fut le concert de Franck Zappa à Montpellier à (l’ancien) Palais des Sports, Août 70 : toute l’entrée de verre ainsi que les guichets furent dévastés par une pluie de galets puisée à même l'entrée par cette gente différentiable dont on ne comprenait les raisons d’une telle fureur, sinon que les concerts de rocks devaient être « gratuits », sa messe se devait "libre", ses curés muets et obligatoires, sa majesté les thésards d'abord ... Vous voyez,on était gâté, les génies du blues fuyaient la France comme la peste, ils allaient porter leurs pénates électriques ailleurs, nous le devons à nos propres forces "progressistes"...Montpellier se marqua du sceau de l'infamie. La France était une maladie rare, curative de sa violence politique. En fait, après 68, j'ai rarement vu un pays aussi malade de lui-même!... La cité languedocienne s'est muée en une nouvelle RDA ayant pieds dans la méditerranée, au grand dam de la musique qui elle fut interdite « live » pendant pas mal d’années. Mais les mini-soviets ont toujours un train de retard, du retard à l’allumage, et de l'allumage dans le plafonnier. Insupportables petits flicards idéologiques, les concerts et la jeunesse étaient leur terrain de prédilection. Un pandémonium d'acariâtres bévues, ils s’y donnaient rencards. La société les rejetait ? Non,pas tant que çà... et avant elle, la Nation. Cette Nation, orfèvre de leur désarroi, les considérait comme un chapelet d’hémorroïdes qu’il fallait « tolérer » en attendant la pommade, la solution " H". La grande ère de la Société de Tolérance était ouverte, comme feu-les bordels de Marthe Richard... Et quand les succubes électriques, mal arrimés dans le concept de « Messe Noire » - faire rendre gorge au Diable -, ont avoiné la salle avec un « Paranoïd » survitaminé, il y eut un instant de stupeur, quelques hurluberlus reculèrent vers le fond de la salle. Hé! Hé ! ...et c'était la première fois que j'entendais un son de cloche aussi PUISSANT,Dracula sortait du domaine public,il venait d'être privatisé...à l’époque épique de détente et d’ouverture (Nixon en Chine), la façade ravalée, un quelconque dictateur bolcho de l’Est crut bon d'ironiser sur l'identification du "socialisme", la même que celle de Lénine. Aux émissaires envoyés par delà le Mur (et notre défaite à Stalingrad sur les troupes mongoles...) et du "Non à la guerre au Vietnam" n'en crurent leurs oreilles ; «Le socialisme, c’était les soviets plus l’électricité !». L’électricité, peuchère!...En l’occurrence, sous la perspective d'un Olympia moderniste, le communisme, c’étaient plutôt les chevelus de la Nouvelle Deutsch Gramophone!... Mais pour l’instant, les monolithes Marshall grillaient plein-pot l’air opaque de la Taverne de ce foutu Mont d'Olympe. La caverne où on donnait cette musique de "manège désenchanté", d’abord rejetée, puis assimilée, fut exploitée comme autrefois les mines de sel par les intellectuels de l'Est. Elle fut servie en plat de résistance à la fête de l’Huma. Au PCF, malgré sa descente vertigineuse aux Enfers électoraux, on attrapait pas les mouches avec du vinaigre. D'ailleurs,c'est à force de reculer devant les grands maux de notre société que nous nous "adaptons" à une certaine incohérence civile, et que dans le chaos, toutes les "idées" se valent. Par la force de sa multitude, il ne finit plus par y en avoir une seule de valable.

1502446479_2.jpgMais alors, QUI étaient ces fameux "réactionnaires" ?...

J'en avais entendu parler abondamment,la littérature de gauche en était truffés...Ce soir-là, j'avais beau écarquillé les mirettes, cherché les "forces de la réaction" qui entravaient la marche du progrès, de l'Art, du genrumain, toussa. Et de toutes ces putains de jérémiades, je ne voyais rien d'autres que ceux qui écrivaient les mêmes craques ; ils étaient prêts à foutre le bordel, empêcher le Sabbath de jouer,alors que personne ne les connaissait en dehors de la galette de vinyle intitulé sobrement "Black Sabbath"...le LP, côté face, plutôt victorien et "bella lugosi"... quand une jeune rouquine en capeline noire pose devant un manoir sur fond fushia perdu dans les branchages automnaux...sacrée galette pour train-fantôme et nostalgiques!...côté verso, on découvrait 4 portraits serrés de pithécanthropes velus et tassés au carré, puis la Croix jetée dans un coin ; un négligé de la famille Adams de ce que l'on a appelé pudiquement le "Hard rock"....l'époque était terrible de genres, elle en pondait un toutes les semaines ; il fallait donc suivre le train à cadences infernales. En l’occurrence, ce soir-là, à l'Olympia, rien de tout ceci, mais plutôt une lumière crue sur la scène enveloppant une musique brutale donnée sans ménagement. Ça sentait le souffre in vivo et les hippies présents n’avaient pas prévu l’coup. Personnellement, ni rien ni personne ne pouvait être aussi terrible que la bécane qui pouvait me bouffer un bras ou la main à n'importe quelle heure du jour. Donc, impatience formulée, j’attendais de voir la suite. Ce ne fut pas dégueu du tout, Satan tenait une forme splendide ; trois loubards sur quatre semblaient y croire et les Ho-Chi-Min, à peine une dizaine entassée au fond de la salle... et quand ils virent que le plafond ne leur était pas tombé sur le  coin du col Mao, ils revinrent à l’aise, à s’enhardir même des trompettes fêlées de cette Jézhébel psychédélique. Ils louchaient vers la scène et les travées, des travées vers la scène. Ils mijotaient un je-ne-sais quel coup fourré, un happening surprise, une « prise de parole », un de ces trucs tordus qu'ils assénaient au spectacle vivant, certain que la Science ne pouvait réapparaître que tronquée sans leur indispensable présence. Les situs n’étaient pas loin, les « mao-spontex » à portée de main...à ce sujet, bien plus tard, à l'aube millénariste, alors que je traînais avec Nono, un mécano qui perchait du côté de Magalas, et que notre principale activité était d’accommoder des bécanes monstrueuses,des rebus nippons bricolés à la hâte,puis de les chevaucher tout en avalant moultes pilules,bières et chips,bien entendu,nous fûmes arrêtés à une station services par la énième fuite d'huile de mon gros cube venant du cache-culbuteurs. Et comme nous ne faisions pas les choses à moitié, nous étions aussi en pleine montée de trip, des Monstres Verts achetés sans grand espoir thérapeutique à deux putes hollandaises qui tapinaient du côté de la gare de Béziers...mais là,oh la vache!...la vue se troublait et les chaleurs montaient au sommet du crâne avec des picotements dans les veines : le certificat que ce n'était pas de la daube, ni de l'aspirine...je crus voir un de ces trous-du-cul présents à l'Olympia ce soir du 20 Septembre 1970...puis deux, puis trois, puis QUATRE!...l'acide fusait direct au cerveau en feu, j'en fis part à Nono qui regardait fixement un extincteur écarlate collée à la pompe. Nono se balançait bizarrement d'avant en arrières...Les yeux plissés, en indien maboule, il m'a juste dit : "il faut les tuer...tous...jusqu'au dernier". Sa voix était drôlement étirée, fluette, passée à l'hélium, comme celle de Donald Duck. Et comme de mon côté, il en arrivait de partout et qu'ils disparaissaient sur la nationale à bord de leurs petites voitures, leurs gosses nous faisant des signes à l'arrière, nous fîmes le plein des bécanes pour partir à la chasse des "Olympiens bolchos du 20 Septembre"... je ne sais même plus comment nous avons pu payer l'essence, mais nous étions à bord de monstres pétaradant des Étincelles Célestes à la poursuite de sales cons qui en voulaient à Black Sabbath...la bécane de Nono, derrière moi, faisait une fumée violette tel le Char de Wotan s'abattant sur les trolls de la Shwartzbalden. Lui à gauche, moi à droite, nous rattrapions les petites voitures comme des jouets de bacs-à-sable...Nous en regardions intensivement l’intérieur...Et non, ce n'était pas eux, ils avaient du s'échapper par un trou dans la terre que nous avions du doubler sans nous en apercevoir...Nous fîmes tellement d'incessants demi-tours que nous avions perdu complètement le sens de l'orientation de la nationale...La langue et le gosier en feu nous sommaient de distinguer une gargote pour étancher de bières l'incendie présent, ma fois, fort agréable. Et c'est là que le miracle des défoncés intervint pour en poser une à l'entrée d'une forêt touffue, comme dans le début de "Shining"...Nous y posâmes les bêtes de fer en épis-de-blé, prêtes à bondir, et occupèrent une petite table en rondins, bien décidés à faire un plan de poursuites aux emmerdeurs du concert de Black Sabbath...dans ma botte droite, j'avais toujours une baïonnette allemande longue de 35 cm, en acier chromé et manche de bakélite noire tressée, une merveille de la Wermacht que mon grand père m'avait offert de son passage par la Grande Guerre. C'était la chose dont j'étais le plus fier au monde... Assis sur le dossier des sièges de bois cimentés,je gravais des plans implacables de copeaux frisés,comme je l'avais vu faire John Wayne (dans le rôle du général Mac Arthur). Tout en tailladant les plateaux de la grossière table de jardin, je parlais tout seul, croyant Nono à mes côtés..."Tu vois, on est là...eux sont partis par là...il faut qu'on leur coupe la route ICI!...et...", mais lui était parti chercher une gigantesque carafe et un sac de canettes de bières avec des glaçons au fond d'un seau incolore...un truc insensé...et je me demande, encore aujourd'hui, COMMENT il avait pu obtenir cet attirail de dingues, il devait y avoir un Dieu pour les défoncés...puis la bière descendue nous fit changer de fixettes,d'obsession,sur un flipper "Indiana Jones" que l'on devinait à l'entrée du bar,derrière la porte. Ses sens en communication avec les nôtres, exacerbés, clignotaient et n'arrêtaient pas de nous appeler..."Venez!...Venez!..."...le patron du bar et quelques vieux clients présents nous payaient des bières,des bières et des bières. Cet après-midi là, il y avait quelques choses de magique, d'apaisé, d'inouï, parce que les patrons de bar, la profession, d'habitude ils ne pouvaient pas nous saquer, nous étions synonymes de bordels multiples,scandales,pugilats... l'acide était à sa vitesse de croisières, les terminaisons nerveuses tellement aiguisées que je faisais son affaire à l'Indiana Jones... aujourd'hui encore, je détiens le record d'un flip dans un endroit QUE JE N'AI JAMAIS pu retrouver!...Nous sommes repartis de l'estaminet champêtre sans payer,personne ne ne nous l'a demandé... peut-être à cause de la baïonnette ?... je suis même retourné chercher mes gants et boire une dernière bière,qui maintenant avait le goût du soleil d'or...Nous roulâmes tâchés de cambouis sans trop savoir où, si ce n'était que pour tuer les tueurs de la musique de Black Sabbath... ces gens étaient des malfaisants,ma bécane fuyait l'huile de plus en plus,il fallait revenir au Bistrot de la Forêt pour prendre un bidon du nectar épais...Nono s'était gouré de route ? Il avait disparu de mon rétro...non, il était là, à 30 centimètres au dessus de l'asphalte,flottant comme le Penseur de Rodin,version métal filant...Finalement, le périple s'arrêta devant un panneau marquant : "Fronterra,4kms", le bistrot avait aussi disparu avalé par une armée de pins Douglas au garde-à-vous... Il fallait se rendre à l'évidence, ceux qui n'aimaient pas Black Sabbath ne pouvaient pas être espagnols...j'en étais sur,ils nous avaient semé pendant l'épisode de l'Indiana Jones... Nous avions fait 250 kilomètres sous LSD total!...à Perpignan en une nuit, pour "redescendre", nous regardâmes le ballet des trains et des voyageurs dans la gare nimbés d'auréoles irisées...après,ce fut l'éther de la grotte de Nono,un garage étrangement peint en bleu électrique avec des bandes jaunes "pétards" où s'entassaient les voitures désossées de rares clients (et pour cause...). Au premier,nous nous abattîmes mort de fatigues sur les matelas de fortune posés à même le sol. Soixante-seize heures sans dormir, à piloter de l'acier enragé et boire la pisse-de-rats des bouibouis de la côte,le week-end avait été bon...aujourd'hui, ça parait encore trop invraisemblable - surtout le paquet de blé que j'avais en poche,bien plus qu'au départ...j'ai encore de la peine à me l'imaginer,le dieu Hell-Hess-Die nous avait guidé vers les mines du Roi Salomon ?...et si on me racontait une histoire pareille, hein...

Mais bon...revenons à ce foutu 20 Septembre parisien et la gueusaille du Mont de L'Olympe...Je les surveillais du coin de l’œil les iscariotes plébéiens. Ils gigotaient, impavides, pour qu’on les remarque. On les sentait chargés au cobalt. Vers la fin, au milieu de « War Pigs », il y en a un qui se jeta du fauteuil comme un malade vers la scène. Au passage, j'eus le réflexe de l’attraper par le colback de sa chemise indienne qui céda,le plaquant contre un fauteuil avant de lui murmurer à l’oreille:

- …hey mec! je veux ENTENDRE la suite.C'est bien CLAIR ?...

Puis, un mec derrière moi, une sorte de bûcheron costaud prit le relais, alors que j'en revenais toujours pas de ma propre audace... L'intervenant bienheureux venait de se trouver une nouvelle occupation, on sentait qu'il avait envie de zigouiller le beau-parleur des facs, sa chemise trouée à carreaux barrait la gorge du malheureux contre le pilier de l'allée centrale, il lui rajouta fielleusement dans le cou:

- ...si tu fais CA, je t’arrache la trompe et te la rentre SI profondément dans l’cul qu’il faudra TOUTE une escouade de spéléos avant de remettre la main d’ssus…OK ?

Le maigrelet ne broncha plus jusqu’à la fin du set sabbatique. Les neuf autres, éparses, furent piétinés par les derniers rangs mués par des sabres d'impatience, d'adrénaline et d'enthousiasme. Et des quatre hallebardiers présents sur scène, seul le chanteur bourru adressa un salut timoré avant de disparaître...Classe... La salle s’alluma. C’était fini.Bon Dieu,les oreilles sifflaient comme des stukas!...et kesski se serait passé si ces corniauds avaient foutu le concert en l'air? ...Encore une chiasse de plus à mettre sur le compte de la France? qu'il était impossible d'y jouer?..."Il pleut sur les grands de ce monde ainsi que les petits anonymes"...dans le décor, cette simple phrase résonne comme de l'écholalie cosmétique. Presque par devoir déontologique,il suffit d'y répondre.Et par respect pour l'écrivain Zemmour,nom d'un bric-à-brac et par tous les Saints Littéraires! j'étais descendu dans cette foutue France d'anonymes, ce puisard d'inconnus magnifiques.Sustentée entre les chemins de l'Est et de l'Ouest...La France.Nous l'avions regardée droit dans les yeux,en plein suicide, dans l'agonie et la générosité.Dans la folie aussi.Mais une chose est sûre...

Voilà comment je L’ai sauvée,ce soir du 20 Septembre 1970 !…1502446479_2.jpg

PS : …Deux mois après. Alors qu'assis devant mon congélateur, je me posais toutes sortes de questions métaphysiques sur la viande froide, j'imaginais les ondes pernicieuses de Black Sabbath contourner la ligne Maginot de la Boissière et sournoisement atteindre le macro-cortex du Général...Dieu seul le sait, en tout les cas,Il s'éteignit dans la nuit... Au loin,l'onde de choc perturba le rouge Kremlin,qui depuis toujours comme interlocuteur préférait le Général au PCF,il considérait De Gaulle comme un résistant et le PCF comme des lopes.. Georges Marchais réagissant immédiatement,s'adressant à sa femme : "Liliane,fais tes valises...". La France,les succubes de Black Sabbath lui avaient portée la première pierre...c'est dingue,non?

Michel REYES (illustration & écrits en Nouvambre de l'an 13, juste après l'attaque du WTC...)

28 octobre 2010

Jack KEROUAC... : « ...au bout du rouleau,il y avait la route... »

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...Quand le poète Allen GINSBERG rapporta que la gestation véritable d’«On the road» datait de 1948 jusqu’à l’année 51,on était loin de se douter que la version triturée offerte à la France dans les années 60 ne fut qu’un ersatz édulcoré d’un des textes les plus monstrueusement fondateurs de cette nouvelle forme de prose instinctive,poétique,syncopée et lyrique qui,pourtant,eut bien du mal à franchir les rotatives de la littérature mondiale...les dates courent,volent,folles et élastiques d’une précision soudaine,d’un recentrage de l’objet - pour ne pas dire un habillage propret au consumérisme convivial,qui en période de redressement bibliothécaire,atterrissent dans nos assiettes.En ces temps obscurs,seule la guerre froide a le droit de citer,puis quelques résultats de football,et l’ingénierie domestique... Depuis,les langues se délient,paradoxales,parce que les «acteurs de l’infernale sarabande ne seront plus...» - (A.GINSBERG),et que l’on risque moins la diffamation,l’outrage aux bonnes mœurs,le scandale,les dérapages,les procès,les excuses,le fric,la moralité publique,etc...Donc,fautes de combattants,le texte brut nous est livré sur les étals des bouchers post-modernes - un tant soit peu que les dérives antiques n’encaissent de coups bas aussi mortels que le dépeçage d’origine,l’objet du délit nous est remis en mains propres.Bien.Très bien.Miraculeux,même...

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Retour à 1951-1952,les légendes vont bon train; KEROUAC emménage dans un loft de l’East Side(Brooklyn) et il y découvre un rouleau-papier de téléscripteur abandonné par d’anciens locataires... C’est un «signe».Parce que dans la beat-génération,il fut question de signaux divins,d’annonciations mystiques,et ceci pour démarrer n’importe quel acte important de la vie,quant à son hasard objectif ou à sa mystérieuse destinée. Et là je m’étonne qu’aucun de nos caqueteurs mondains n’en soulignent la particularité... Alors,dans cet «ancien temps»,le présent étant interprété par des codes bien ajustés,que seule une note bien haute tenue à bout de bras par des saxophones nègres et des poètes dépenaillés savaient tenir aussi haut,«high»,et longtemps qu’il le fallait avant que la banalité n’en recouvre la tonitruance de sa grisaillerie quotidienne. De cette course folle contre la montre,de la culture de l’instant érigée en herses apoplectiques,et avant de tomber raide mort comme le coureur de Marathon,il valait mieux en décrypter les augures et autres saines traditions qui nous viennent d’encore plus «loin» que le loin parcouru à grands coups d’hyperboles d’une bringue infinie,ce chant de rage à la Liberté...D’aussi loin que véhiculent les mots au travers de grandes gueules,de perdants et autres «looser» que les banquiers nous désignent du coin de l’œil,comme autant de mouches sur un tas de fumiers;grecs,atlantes,cavernes,champs de batailles,usines,on a toujours pas signer d’armistice aux poètes...Une guerre d’autant plus étrange,que seuls les morts sont encore pointés du doigt.

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 De cette même année 51,entre le 2 et le 25 avril,jour pour jour,les T-shirt suspendus dans le loft comme des étendarts de la Victoire,Jack KEROUAC (né Jean Louis KEROUAC-1922 ...) taille comme un furieux les 40 mètre de délires linéaires de cette même veine euphorisante que fut «la route»... Ding Dong,ding dong...le chariot de l’underwood revient à toute berzingue et à toute heure de la journée telle une musique céleste,gongs glorieux,clochettes de la nuit américaine au triomphe modeste.Intemporels dans la passion,il y a des actes qui ne trompent pas. En 1957,après des années de battages maudits,le "Prince des Beatniks"(malgré lui...) ne s’avoue pas vaincu. Il a obtenu récemment un petit succès de librairie avec la parution de «The Town and the City»...Il rentre alors chez son éditeur(Viking) avec le tapuscrit sous le bras ; le foutu rouleau et ses 40 mètres de verbiages épars,sans paragraphes,un inédit de l’instant qu’il baptise illico «sur la route » en références de ses longs périples qui le reliait de New york à San Francisco,via le Mexique...la route avec Neal CASSADY,son cinglé de pote,les filles,l’alcool,l’herbe,les bagnoles,le bop,l’auto-stop des hipsters ,les beatniks et toute la sainte trinité...la parution complète attendra 6 ans encore chez ce même éditeur pour un acte final charcuté,saucissonné,et même augmenté de quelques pages par KEROUAC-himself ,pas rancunier pour deux ronds,déjà occupé à d’autres trips...Puis le rouleau de papier télex se dessécha dans un coin,au point que des chiens s’en disputèrent un bon demi-mètre...heu,pour la petite histoire et estimé perdu pendant des années,le cylindre a été retrouvé en 2001 lors d'une vente à New York (chez Christie's). L'enchère a été remportée par le propriétaire des Colts, l'équipe de football américain d'Indianapolis pour un montant de 2,5 millions de dollars. Depuis,restauré et bichonné sous verres,il y est exposé comme un vilain insecte... Où dans la ville ?...j’en sais foutre rien.Je n’avais pas rouvert «on the road» depuis des lustres, persuadé que l’engin fut définitivement tombé en désuétudes par l’élite de notre époque crapoteuse en récits aussi émaciés que futiles...D’ailleurs,c’te aprèm’,j’ai vu le bouquin d’une de nos grandes clitoniques vespérales «épisto-fessières-de-la-moove» habillé de bandes fluos rouges et jaunes - comme pour les travaux publics.En espérant attirer les égoutiers,peut-être...

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...«On the road-2010».Surprises de taille,quatre grosses préfaces barrent la route et bouffent un tiers de la chaussée. Sur le rouleau compresseur beat(de "béatitude",nous disent les anges...), on y apprend des choses et par des fans,ce qui ne gâte rien,ou presque... comme dans la tentative du premier remaniement,une missive de l’agente littéraire de JK,Rae EVERITT : - « je me demandais si,cette fois,je pouvais exprimer ma réaction en toute honnêteté sur certains autres aspects du livre,sans que vous me l’arrachiez des mains...(sic)». Ambiance sympa d’extraction dentaire sans anesthésie,le caviardage passé de mano à mano amuse plus qu’il n’irrite KEROUAC convié à la manœuvre en réécrivant les passages litigieux d’une surabondance de détails,tous plus homériques les uns que les autres. La mouture terminale,gonflée à 450 pages sur les 257 se perd dans des allers-retours avant de finir sa «course échevelée» dans les bacs Yanks de 1957... Howard CUNNELL,à l’initiative de l’édition GALLIMARD-2010,avec un talent d’épistolier sadique en démonte l’affable dissection.Il faut changer les noms,les lieux,les marques,même jusqu’aux «aspects» du livre qui pourraient déranger le lecteur...Après moultes triturations anxiogènes des Quatre Préfaciers de l’Apocalypse,on finit par se lasser et la tendance à sauter quelques pages se fait durablement sentir...Et puis le texte arrive,original...mouais,mouais,mouais...Qu’a-t-il donc ce foutu texte pour que je ne m’y retrouve plus...pas même les histoires de benzédrine,de bagnoles volées,de Sanfran,de Greyhounds et de Béa-la-mexicaine...je décolle un peu sur les premières pages et je me perds dans les suivantes,au point qu’IL me tombe des mains...Le moteur du récit a de drôles de dératés informelles,inextinguibles,mais le charme opère. LE style - toujours le style -,on y reconnaît toutes formes de survivance aux académismes,aux fioritures,au décorum... Finalement,c’est cette distanciation de «brouillamini» qui en suce le poison jusqu’à l’amertume. Et quelques soient les renversements narratifs,c’est toujours JK qui tient les commandes,donc «rien ne change vraiment»,pour consacrer à la formule des détracteurs,si ce n’est que l’œuvre se déroule comme une année solaire,en quatre saisons,quatre parties d’une tautologie complète et maîtrisée...à se demander ce que les jeanfoutre viennent poser leur groin là-dedans...les histoire du IT,de la «pulse»,de la hype!...mouahah!ah! on voit que les cadres moyens et autres "employé(e)s de bureau" ne se contentent plus du paradigme de leurs idoles de plastique/pébroque selon que les courants de la fosse sceptique les amènent du 1er au second degré,de la bactérie aux chlamydias en passant par les gonocoques (multicoques de cette descente de rhum éffréné...).Quelle fantastique ménagerie de gastro-entérologue!..De DESPENTES à HOUELLEBECQ,en passant par LEVY,la Route de Damas est,certes,pavée de bonnes intentions... La version originale - expurgée de son éblouïssant lyrisme - débouche sur un cul de basse fosse parce que KEROUAC avait raison comme prophète,et non comme «littérateur» de bacs à sable.Subversif,avant tout... Et puis,et puis...de tout temps et de tout poils,les pisse-vinaigre se sont donnés comme mission de faire et refaire inlassablement le procès de l’«errance» de K. et de sa «prose spontanée»,ainsi que de ces soi-disantes "orgies sexuelles",qui n'ont vécu qu'en fantasmes dans les têtes des donneurs de leçons,terribles et pathétiques diffamateurs... ("médisez!médisez!il en restera toujours quelques choses...") - avec le net,on rencontre encore des jobards qui proposent «le voyage du Che à moto» ( !!!) à la place,ou bien le «vrai bouddhisme zen» comme antidote,puis arrivent toutes sortes d’évangélismes sacerdotaux tendus en priapisme moral,civilisationnel,RESPONSABLE enfin!...Et on peut se demander qui de ces catégories vieillissent le plus mal... Comme il y eut "le bon,la brute et le truand" en prolongement de ces bonnes vieilles légendes de l'Ouest,et bien il y eut GINSBERG-le-Gay,BURROUGHS-le-Flingueur et KEROUAC-le-Tendre,improbable trio connu sous le nom du gang de la Beat-génération.Au milieu de l'Amérique coulait un fleuve charriant les troncs noirs d'un "rêve" éponyme,et le "On the road" de JK décline ses forces obscures,éclatantes,insolites mais jamais banales.Il y avait un vide,et comme dame Nature a horreur de celui-ci,l’écrivain-poète l’a comblé.Depuis,7 000 000 de lecteurs se sont lancés «sur la route»,seconde vente ricaine après la Bible...fait pas chaud,dehors. ... (Michel REYES - 27 Octobre,en l'an 9 Ground Zéro).

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26 juillet 2010

...« foupoudave».

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         ...«Foutu,pourri d’avance!» est cette expression qu’employait l’armée américaine pour désigner leurs efforts face aux combats acharnés livrés aux SS sur le sol normand.Ca ne marchera jamais,foupoudave !... Ces jeunes et ces moins jeunes mecs de l’Arkansas,du Kentucky,du Maine,savaient les risques qu’ils encouraient, et ceci à n’importe quel moment du conflit que la propagande hollywoodienne avait largement sous estimé.

        A combattre les moustachus déjantés du Tyrol et les taurillons bornés de la botte italienne, c’était là que résidait le vrai danger mâtiné d’une inconscience notoire, il faut le dire...

        Massacre,génocides,fosses communes : Il y a et il y aura des guerres. Jamais nous ne pourrons dire il y avait ...Cette conjugaison colle très bien à ce que nous sommes : imparfaits.

        Et pourtant,entre la petite phrase prononcée dans les rues de Ramelle du «soldat Ryan» et les deux avions de lignes balancées dans les deux tours civiles de Manhattan, on aurait aimé que le temps s’arrête sur une éradication définitive du Mal. A ceci près, qu’un demi-siècle de paix - qui n’aura duré pas plus d’une nanoseconde pour le remettre en question,avait été détruit pour que d’autres hommes de «bonne volonté» le nient avec un aplomb hors du commun,et pas plus tard qu’hier.

        D’une de ces flèches littéraires, j’ai lu - en essayant de contenir un énorme fou rire - dans un torche-cul de salle d’attente archi-bondée..., qu’« il  refusait d’accepter les faits,parce que contraires à ses convictions profondes... ».

        Comme pour Alice aux pays des merveilles, il est passé de l’autre côté du miroir, s’accommodant d’une réalité en harmonie avec ses desiderata...

        Ainsi atteints du syndrome de Lewis CAROLL ,presque tous nos «grands penseurs» de papier glacé courent après le lapin blanc...La carotte vaudra bien le bâton qui s’agite sur nos têtes.

        Dans ces moments de dramaturgie appuyée - délicieusement «foupoudave» !... - ,on subodore qu’en Europe, comme d’un culbuto diabolique,ces mêmes carottes sont encore cuites.

        Depuis que le Seigneur Jésus Christ en Personne s’est fait dépecé vivant, enseveli, puis rebondi au ciel comme une balle de jokari, tout le fruit de la connaissance ne sert qu’à continuer d’éponger la chiasse de cette fuite en avant.

        Maintenant que nous savons (Paul VALERY) que les civilisations sont mortelles, d’autres vous diront que l’Art est encore l’essentiel pour se repérer dans l’océan de mocheté qui nous entoure.

        Dans ce théâtre du Nô où on avance grimé comme des babouins adoubés de clignotants signifiant les moments de rires,de pleurs et d’applaudissements, les quelques ombres rapportées que sont l’Art n’amènent que distraction passagère ; des balises que l’on aurait tort de prendre pour une fin de calvaire.

         Pour s’en convaincre, il suffit de détailler les simagrées de la danse contemporaine pour comprendre le renoncement au plaisir comme ces chaises cassées ou l’on vous somme de vous asseoir. Le concassage de ces êtres elphiques a pour but de vous impressionner... De vous impressionner au-delà d’une  sensibilité à l’art, bien sur. D’exprimer que quoique vous pouvez en penser,cette foutue «danse de st-guy» vous rattrapera et vous lobotomisera - à moins qu’elle ne vous visse une casquette sur le melon afin d’aller faire le khon du côté du Trocadéro ? ....

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Il se peut également que cette agitation de poulets décapités soit proposée comme un acte de «résistance»...Et c’est en opérant un rapide coup d’œil à 360° que vous vous demandez qui peut bien être le bourreau de ces épileptiques diaphanes  vêtues de sacs poubelles. Et pour rester dans le ton : quel est le méchant despote qui pourrait en vouloir à ces charmantes scies sauteuses, ainsi qu’à leurs sylphides partenaires au regard charbonneux ?...

        Au contraire de  la communions aux masses populaires et de ses spectacles tout aussi festifs que les rassemblements dans des stades gigantesques ayant l’apparat de bouquets d’osiers,de pétales de roses,de girafes,ou que sais-je d’un intérêt symbolique, cymbaliste même...Et dans un fracas d’oreilles de cuivre de l’instrument,le toit s’ouvre,glisse,s’éjecte,se gonfle,se transforme à l’infini,et puis finalement, pour la commodité des joueurs, on finit par le supprimer...  – aussi pour le football,les commentaires sont intarissables sur le talent du pays d’accueil, de l’architecte qui a construit le théâtre, des donations générales,des fédérations généreuses,des personnalités qu’elles abritent,etc,etc...,l’épointement des speaker ne tarissent pas d’éloges du but,de la passe,de la course d’untel,d’une feinte de l’autre,et le sacro-saint hasard du à la barre transversale,à la pluie, à l’empirique statue de commandeur que l’on appelle «monsieur» l’arbitre – à dénoter un léger déplacement du respect comme si le public n’était,alors,que la gélification d’un étron de contemplation à souffler dans une trompe mono-tonale et d’affichages nationaux de leurs équipes préférées  – la nation,la patrie,l’honneur,choses qui s’évaporent au contact de nos danseuses syncopées dans l’unique obsession de rendre une réalité proche d’un Olympe de gens concernés et proches du Graal...la culture universelle.

        Presque une abstraction consentie,réclamée,voulue,plébiscitée ou le mot «plèbe» s’incarne plus dans une calebasse rebondie que sur l’électrocution scénographique d’hannetons hystériques – de l’utérus qui les a vus naître,croasser et multiplier dans les Cieux de l’intersyndicalisme et de la carte à puces. Nous ne sommes pas peu fiers de ces chorégies-là...

       De ce bazar foutraque,il n’y a rien d’élogieux,ni d’humain non plus...

       De Gaulle,dans son appel du 18 Juin 1940, nous avait bien prévenu,«...certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi...».

       C’est ce mécanique-là qui interpelle le plus... En effaçant volontairement le visage de l’ennemi,comme d’une gomme,les attaques peuvent venir de n’importe où,n’importe quand ,et surtout de n’importe qui...Le Général avait dit de se méfier – képi bas... - de la mécanique terrestre,de la mécanique du ciel,etc...,ce qui eut pour finalité de terrasser l’ennemi,mais pas l’homme.

        Du délire mécanique,justement l’homme et la femme ont commencé par fuir le théâtre de ces opérations là,sous les traits de Nijinski et Isadora DUNCAN,dansant quasiment nues sur les plages,pavés,Acropole,etc...tout quoi pour contrecarrer l’équarrissage de 14-18...Il furent déclarés fous et sans ambages,bien avant « les marteaux sans maître»,qui ont gentiment discipliné la danse devenue  « mécanique» comme le cliquetis des chenillettes de Panzer,comme le sifflement des Stuka,et aussi comme un joli plat de morue,froide,balancé en pleine gueule des hédonistes vrais...

         Accéléré,ce petit film d'isadora DUNCAN,comme élément d'un songe d'une nuit particulière.

         Travelling sur un mythe...Les dieux étaient de proportions humaines.

         Hommage vibrant soit donc rendu à ces images sépias,fondues du fond des âges.

     ... « Pour que tout reste comme avant, il faut que tout change... », disait le prince de Salina du Guépard,de Visconti,en 1963...

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13 juillet 2010

Le colosse de Maroussi,d’Henry MILLER... : «... tropiques du cosmos... »

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          Le 7 juin 1980, Henry MILLER quittait ce monde sans plus de bruit que l’anonymat dont il incarnait la discrétion malgré les tapages autour d’une grande œuvre lyrique,puissante,et que la censure a maintenue hors des champs populaires jusqu’en 1962....Trente ans qu’aucune commémoration n’interpelle la disparition d’un des écrivains majeurs du XXème siècle. D’ailleurs,MILLER-le-météore,le bonze de Big-Sur, n’y aurait vu aucun intérêt. Lui qui tendait à l’universel pour ne parler que de cela, l’être humain...Et on peut contempler l’abîme qui nous sépare de celui, qui le premier, a inventé le terme «citoyen du monde»(1939)bien avant que les climatistes de la greenpissotière n'en battent le tocsin.

          Après avoir été subjuguer par la trilogie de «la crucifixion en rose» (Plexus,Nexus,Sexus),d'une longue marche d'approche,et qu’il faut décrypter plusieurs fois afin d’en extraire la complexité de personnages ubuesques,d’époques dures et lieux gigantesques,les descriptions hallucinantes d’une Amérique de début du XXème siècle dérapent d’un énorme malentendu de l’Europe intellectuelle,qui ne retiendra qu’une «charge» de plus contre le nouveau monde - grand leitmotiv de paresse qu’embraya la littérature hexagonale dans l’anti-américanisme (primaire) et les dogmes anti-impérialistes (géo-stationnaires).

          Depuis qu’ils s’y sont perdus,si quelqu’un a des nouvelles...

          L’Amérique,les states,les US,les yankees...S’il ne s’agissait que de cela,l’affaire aurait été vite réglée...

          D’après Oscar WILDEon peut résister à tout,sauf à la tentation», alors nos zélotes dorées tombèrent dans le piège à bananes qu’ils écartèrent complètement le phénomène MILLER pour outrages aux «bonnes mœurs» d’un élément particulier de la contre-culture,un «débridage sexuel» transformiste d’entre les cadavres du marxisme et le marivaudage des couches laborieuses. Curieux attelage d’esclaves du plaisir et du plaisir lui-même,le missile MILLER s’éparpilla dans la constellation des hédonistes soigneusement rangée des rayons du «X». L’affaire fut vite entendue et classée comme il se doit en évoquant le puritanisme amerloque et la docte étude de "l'antique",quand il ne fut pas tout simplement tu.          

          Jugement de Salomon contestable,MILLER le pamphlétaire, classieux, sérieux, n’atteint le succès qu’à l’âge de 70 ans( !!!)et l’étiquette de «pornocrate» ne lui convient pas du tout. La littérature ne se nourrissant pas que de bons sentiments, et pourtant c’est ainsi que naîtront les BHL et consort,en douce.     

         Bien,le ridicule n’ayant jamais atteint le fond du tonneau des Danaïdes de nos «nouveaux philosophes», le talent de l’écrivain américain reste entier et son interprétation divine.

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      Dans Le Colosse,je note un nombre récurent de phrases portant atteintes à l’abandon des dieux sur l’humanité,et pire même,l’assassinat de Dieu par l’homme ; la conséquence de tous nos malheurs - ce qui ne manque toujours pas de faire grincer les râteliers de nos amis «progressistes» et les crécelles post-communistes de s’agiter dans le vent de l’Histoire. 

         En tirant sur le mince fil d’Ariane des «Tropiques du Cancer-1939,et du Capricornes-1961»,véritables entretoises des crucifixions,on arrive à KEROUAC,FANTE,BURROUGHS,GINSBERG et toute la beat-génération.

         Et si on s’amuse à tirer dans l’autre sens,on ne retiendra que les vagabondages des LONDON,TWAINS,CONRAD,WITHMAN...c'est-à-dire l’implacable «désenchantement-du-monde».Mais,encore une fois,on ne la ramènera pas sur des glossaires typiques et attendus,l’œuvre y paraîtrait,ô combien amoindrie... 

         Et si «le colosse de Maroussi» agit comme un dodécadaire astral équilibrant les énergies et harmonise l'ambiance de la pièce où il se trouve ,il aide surtout à surmonter et vaincre le stress et la tension nerveuse que les scribouillards zactuels de tête de gondoles infligent à leurs victimes, à réduire les angoisses bibliophages, l'anxiété rhétorique de la prostitution de mots fats, l’antidote à l’ennui mortel qu’ils(elles) infligent à leurs lecteurs(trices). Bref,le Colosse facilite la méditation au cosmos de la lecture.

        Toutes les drogues filent sur les pages du Colosse à la vitesse de la lumière,les pulsions les plus ésotériques deviennent aussi palpables que «le visage de Dieu est visible dans le Ciel de Grèce»(dixit MILLER).

        Etant entendues comme closes,d’innombrables pléthores contre l’écrivain-centaure d’une partie allégeant à l’obscénité,ne pouvaient que ricaner bêtement contre la marche triomphale d’un des derniers «satyres» littéraires en liberté.

        Et comme s’il s’agissait d’une Grèce fantasmée jusqu’à l’outrage,on peut chercher désespérément son lot de métreurs,d’anthropologues,d’hellénistes et autres raseurs patentés : "...j'avais marché les yeux bandés, à pas chancelants, hésitants ; j'étais orgueilleux, arrogant, satisfait de mener la vie fausse et restreinte du citadin; la lumière de la Grèce m'a ouvert les yeux, a pénétré mes pores, a fait se dilater mon être tout entier. J'ai retrouvé ma patrie; le monde avec le centre véritable, la signification réelle de la révolution. Aucun conflit guerrier entre les nations de la terre ne saurait troubler cet équilibre...je me suis décerné en silence, debout dans le tombeau d'Agamemnon... (H.MILLER)", les compartiments du Colosse en seraient muets d’étanchéité sans cette forme propre à mélanger les périples du récit en roman,pêle-mêle au dialogue,à la réalité, comme le ferait un jongleur d’assiettes chinoises,en équilibre instable rajoutant sans cesse baguettes et plats à l’infini. Cette veine picaresque - sous l’emprise d’euphorie contemplative tourne vite parfois à une poésie baroque des plus débridées.

         C’est par delà le coup de hachoir terrible du canal de Corinthe séparant la vieille Europe des moments extatiques de l’écrivain de Brooklyn qu’un summum de grâce et une très haute lucidité rédigent cette nouvelle ordonnance de priorités.

         Peu de littérateurs amène son lecteur à tutoyer les étoiles,l’atome et la profondeur du sens...Il faut un courage herculéen autant qu’un abandon total à cette force subjective pour que les verrous sautent l’un après l’autre.        

         VULCAIN en personne n’aurait pu forgé une égale pelote de nerfs frisant les battements du Monde – comme d’entendre la graisse chuintée de l’axe métallique de l’Univers tournant sur lui-même. Mécanique cantique complète,l’irridescence de la surface du Colosse de Maroussi est aussi transparente que la cartographie d’un moule d’écriture cunéiforme trempé d’un argile qui risque de vous construire pour de longues années sabbatiques et de ruptures de banc.

        Ce qui vaut pour l’argile vaut pour l’airain du Colosse à sa plus haute et humble stature de prose onirique rehaussée en une fidèle transcription quasi-tantrique - si telle en est la cause, aux frontons de Lhassa jusqu’aux fosses de l’Atlantide,la traduction de George BELMONT (annoté spécialement par l’auteur dans la préface de chez Stock...)y va de son excellence...,comme de tous les charpentiers du texte,du typographe à l’encre baveuse en passant par la pochette rose à filets rouges-sang, et de sa re-diffusion datant de 1974 dans un format broché très agréable en mains - la sympathie que j’ai eu à le recevoir,absolument intact et bien emballé dans ma boite à lettres fit que je flairais le chef d’œuvre sans l’avoir ouvert !...Ces choses-là se reniflent...Seule,La Poste,malgré l’emballage à bulles,a trouvé le moyen de poser sa morsure sur le côté inférieur gauche. On ne se refait pas impunément...Pas grave.

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        Evidemment,la lecture du Colosse se boit d’un seul trait,et les pérégrinations de Katsimbalis-le-poête,le fou,le prophète,ou bien les trois à la fois vous recrachent sur le bord de la route, ivre et le sourire de l’idiot du village au coin des lèvres. Comme d’un bon Pommard,vous suppliez la dernière lichette...Mais que nenni mon bon,il va vous falloir continuer le chemin tout seul,le gosier à sec et la tripe nouée au sel de la Terre,ce bon vieux caillou flashé à plus de 130 par les argonautes rigolards du Colosse...

         Henry MILLER,l’égal des poètes et peintres de Montparnasse de 1920, restera jusqu’au bout d’une honnêteté scrupuleuse et fidèle au torrent et déluge qui tombe du bout de ses mains en d’énormes cahiers que forme son écriture massive de passion,d’ironie et d’insolence...

         De l’honnêteté,il ne s’agit pas de la petite vertu en fer-blanc clinquante et conformiste qu’endossent les défenseurs de la Paix,les petits boutiquiers,les sauveurs de baleines et les dévagineurs de thons....non,non,non ; plutôt l’idée fixe et utopique qu’il se fige de lui-même à ses hautes expériences comme d’un haut fourneau,de ses richissimes fréquentations de bohême aussi à la recherche d’un Eden de peintres et de poètes,très très justement,alors que peu de personnalités peuvent s’en donner les moyens sans tomber dans le grotesque et la caricature...Et dans cette Grèce d’avant la seconde guerre mondiale,il y trouve terre de prédilection,même mieux – un état d’esprit :

        «...la Grèce est la patrie des dieux ; ils ont eu beau mourir, leur expérience se fait toujours sentir. Les dieux étaient de proportions humaines (...) Il faut que le monde redevienne petit, comme l'était le monde grec, autrefois. Assez petit pour inclure chacun de nous. Tant que les hommes, jusqu'au dernier, n'y seront pas inclus, il n'y aura pas de véritable société humaine...»

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         Né en  1891 et fils d’un modeste tailleur de Brooklyn,Henry MILLER n’aura pas connu l’embrasement dernier de la Grèce,mais confirmera cette particularité tant décrite au Colosse ; une falaise inique que pas la moindre bacchanale rédactionnelle,filmée ou beuglée sur les devants de la scène internationale n’entame.

         D’un accord atonal - où je ne sais quel miracle de manies adoubées à l’électronique prenant racines sur le sol grec stérile à la modernité parce que bien au-delà,une belle démonstration qu’il n’y aurait qu’au-dessus de la balafre Corinthienne que les livres s’entasseraient comme de la nourriture et la nourriture comme des livres,d’une façon similaire dont on gave les oies.

         Là où les idées de la philosophie s’amoncellent comme criardes, le bleu de l’Adriatique les peinturlure en boucanières mobiles de cancrelates atteintes de folie intégrale; elles retombent sur le sable bouillant dans le fond de la matrice où peu de voyageurs relient la sarabande infernale.

         Anthony QUIN ,dans «Zorba-le-grec», a su parfaitement transcender le ballet aérien de cette dinguerie panoramique sur les sols arides d’une Crète gorgée d’azur et de révélations oubliées.

         Qu’elles nous soumettent d’une longue et chaleureuse nuit étoilée,

         sillage éblouissant...

         Kolossal,ce «Colosse de Maroussi» !... 

                                    ( - Michel REYES,en l’an 09 après Ground Zéro - )

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01 juillet 2009

...ATTALI VEUT BUTTER LES VIEUX... : "... morceaux choisis de son bouquin..."

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• Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement, plutôt qu’elle ne se détériore progressivement.

 

• On pourrait accepter l’idée d’allongement de l’espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché.

 

• Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l’allongement de la durée de la vie n’est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir.

 

• L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société.

 

• L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement.

 

Extraits de "L’homme nomade" , Ed. Le Livre de Poche, 2005

27 juin 2009

...LE MONDE DE LA CHIRURGIE-PLASTIQUE EST EN DEUIL... : "...Michaël JACKSON est mort... "

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22 juin 2009

...EMBROUILLES A KARACHI... : "...14 morts sur ordonnances..."

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UN SUJET QUI FAIT BOUM...: Souvenez-vous. Nous sommes en 1994. La France vient de vendre un sous-marin classique au Pakistan. En 2002, des ingénieurs de la DCN (chantiers navals) partent à Karachi pour finaliser la livraison et effectuer, je suppose, les mises au point. Un attentat tue 11 ingénieurs et 3 Pakistanais. Récemment,une commission d’enquête est constituée dont les avocats des familles viennent de prendre connaissance.S’agirait-il de la réponse du berger à la bergère pour des retro-commissions non versées?...Une manière un peu brutale de la part des Pakistanais de se rappeler au bon souvenir des autorités françaises. 

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20 juin 2009

...BURQAS:PEUT-ON MODERNISER L'ISLAM?...

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10 juin 2009

Dans le pré carré tricolore,L’Europe est devenu un «Altamont» pourvu d’une happy end… : « …contresens historique… »

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« …Dans la version stonienne de 69,le festival rock le plus venimeux de la terre( Altamont*)finissait par le massacre d’un black commis par un hell’s angel sous l’emprise de  psychotropes divers et variés.Bonne nuit les petits,rideau…On était loin du tout-humanitaire,vous en conviendrez...L’anti-Woodstock était né...A ces années-lumières,le jouflu Conh-Bendit têtait surement le rock’n roll jaggerien avec d’arrière-prensées de présidence de quelques choses… «…Dans l’horreur,toutes les idées se valent…»,disait Bardamu-de-Meudon. Dany-le-Rouge enfilait les mouches et ses potes anarchistes, prêt à leur coller un poignard dans le dos une fois les rideaux baissés. Horreur encore,il n’a pas «transposté» les squats de Berlin et se pêtait la décadence avec les autres,pourquoi?...Les pisse-copies à deux balles vous gratifieront «qu’un plus grand destin l’habitait (en un seul mot)…».Brèfle, on a tous eu un traître dans son entourage, et ceux qui tombent se sont faits racler la carcasse par les vautours…Certains de ces volatiles se sont transformés en requins et furent sanctifiés dans les années 80 comme un must en matière de réussite perso… On a les Munich que l’on peut...

Pourquoi,disais-je,entre un enflé et une baudruche les routes se séparent?...Question de chromosomes où de trajectoires …L’un va beaucoup moins vite que l’autre selon qu’il soit gonflé à la pisse ou au Balantines... Tous ces chom’dus de l’arnaque et de la tchatche ont trouvé refuge au «Parliament»(comme le goupe de funk psychédélique!..),et beaucoup vous diront qu’ils ont ENFIN trouvé un job. Jusque là tout va bien et tente à nous le faire croire.Mais c’était sans compter la naissance des «pourris»,des  «no future»,des punks  de 70…Dany-le-Pourri y aurait trouvé sa place et l’époque lui fut inventer sur mesure,sauf que le VRP de l’écologie était le sucre d’orge préféré des gauchos de la Sorbonne,et il a su utiliser leurs réseaux pour se hisser au sommet des hiérarchies du terrorisme intellectuel in situ(ancêtre de la bien-pensance).Ce qui n’amène nullement Judas à se remettre en question,puis-ce qu’à l’époque,si on ne faisait pas systématiquement une remise en question par semaine,on n’existait pas...Sous l’œil sartrien,la messe était dite .

Quelques spécimens tirés de la cave avaient droit à une existence sanctifiée au borgne,et qu’importe ses origines. Des quotas,certainement,l’ont emporté dans l’ersatz gauchien…Du marigot politique actuel,BAYROU fait machine-à-écrire arrière et «regrette» de s’être laisser emporter sur le teuton et ses pédo-prescriptions pour «effrayer le bourgeois»(dixit. Cohn).En odeur de grâce et de sainteté,le goujat rubicond(qui tutoie tout-le-monde sur un plateau télé) fait partie de la caste des intouchables. Et le chef des centristes a failli le payer cher…Mais pour enterrer le vieux croco béarnais,il faudrait plus d’une pelletée électorale. Souvent,d’autres s’y sont essayés,avant de prendre sa place au fond du trou. Hé,hé,le leader du MODEM trouvera de quoi rebondir,n’en doutons pas… Donc,nous allons nous retrouver avec les Verts de terre pour représenter la Vrounze auprés de la Guilde. Le charme de l’amateurisme que ne tardera pas à souligner Paris-Match dans son prochain torche-fesses…Ces nouveaux députés qui font du vélo!Quel scoop!...Altamont 69/Strasbourg 09…50 ans tout rond les sépare…

Hystériquement,Woodstock-est  se voulut la réplique d’Altamont-ouest(4 morts,4 naissances,équilibre parfait…)…,des fleurs,du soja et du napalm… Altamont,du fait de la violence qui l’a entaché,est souvent cité comme le coup d’arrêt au mouvement «bab’s»…mais il fallait bien que tout ce militantisme béat ressorte quelques parts. D’ores et déjà,on peut dire que Strasbourg 09 est le réplicant de Berlin 89 (le mur explosé…)…20 ans de pérestroïka et nous y voilà, l’Oldsmobile de l’éolien fait son entrée par la Belgique…Vachement glorieux,l’évènement…A l’heure ou les pays les plus développés renoncent à leurs industries, le concile européen adopte les néos-hippies en fanfare. Eux préconisent l’arrêt du nucléaire,l’achèvement de l’automobile,le coup de grâce à la sidérurgie et une 4ème Internationale des travailleurs pauvres(vers la perspective qu’ils ne s’enrichiront plus…).Sur qu’il y a de l’inquiétude dans l’air…Heureusement que cette Europe-là(celle des 60% d’abstention)est foutue,morte,crevée avant de naître. Le moindre conflit indo-eurasien la ratatinera jusque dans de plus plates excuses. Les pros du pacifisme veillent et «sont dans la place»..

... «just a private joke!»,comme dirait Batman…Pas loin de chez nous,dans «voyage au bout de l’enfer»,on voyait un De Niro immigrant polack se battre pour sauver ses potes et,accessoirement,son pays d’adoption. Pendant que les bouffeurs de salades macéraient sur place,le film a fait le tour du monde…On a l’impression désagréable que personne ne l’ait vu - à croire, comme le nuage de Tcherno,il a du s’arrêter à la ligne du Rhin!…Des lustres se sont écoulés  avant qu’un autre western-spaghetti à base d’euro-spasmes(samedi dernier),un killer désigné des Pays-Bas,Geert WILDER,ennemi juré de l’islam,tartine le clou du crédo-dada de l’antiracisme  au poteau.L’oxy-maure récolte 17% dans son pays d’origine.Y autait-il un blème au pays des moulins?….Sur que L’Uburope ne s’en laissera pas compter sur ces néo-fascisants ET CONDAMNE FERMEMENT toutes tentatives d’  «islamophobie»!...Boys and girls,vous voilà prévenues,le débat sur la Turquie sera vite évacué!...Sinon,quoi de plus normal qu’un mastodonte sans projet géopolitique accouche d'énergumènes qui ont le même,de projet…Nada…Foutue,morte et presque en terre,les Verts la boufferont,l’Europe continuera à mesurer ses sardines et ses bananes comme si de rien n’était,...les connivences veillent à ce que le ronron soit uniformisé d’un bout à l’autre. Mesurons,mesurons…(Michel REYES,an 08 après Ground Zéro)»

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08 juin 2009

…Voici venir le temps des «cerveaux disponibles»!...Hold-up sur une élection… : «…escamotage et manipulation…»

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CHIOTTES SECS…

«…Beaucoup ne feront pas de triomphalisme sur la soirée minable d’hier soir.TOUT  a été fait pour que l’abstentionnisme triomphe et DOUBLE les sièges de l’UMP au parlement européen.C’est ainsi,voulu et calculé…Après de longues semaines anti-électorales acharnées,le cauchemard est visible.La parole en revient à un Philippe DE VILLIERS amer,lucide,sur un hold-up du pack électoral :  «…41 ans après et nous voilà avec les lanceurs de pavé de 68 au pouvoir…Pourtant,41 ans,c’est l’âge de la retraite !... On a tué le sens du mot «politique» et de ce qu'il voulait dire.Actuellement,ce n'est plus de la démocratie,c'est autre chose...».BOVE,le gourou du larzac,ne cachait pas sa joie,ainsi que l'anarchiste de salon Cohn-Bendit…Il n'y a pas si longtemps que le stalinien de l'Aveyron bousillait les mac-Do et jurait la peau de l'Europe à ses amis agriculteurs-éléveurs qui l'ont suivi dans la ruine et la déception...Couple de beaux parleurs,ils jubilent de leurs retournements de veste en ayant trompé,blousé,leurs électeurs bobos suffisamment assez neuh-neuhs pour s'être laisser embarquer à bord du titanic - pour l'instant,la croisière s'amuse...Ecolos,anarchistes,gauchistes,européistes,qu’importe le flacon…Faux représentant de la paysannerie et alter au rabais pavoisent de concert sur cette mort clinique du débat européen…Populistes?Ils le sont tous...Les UMPistes en ressortent grands vainqueurs,malgré l’abstention,ils DOUBLENT leur siège au parlement.Eux et leurs lois stupides adoubés d’une errance économique ont gagné comme le coureur de Marathon.Morts,ils ont franchis la ligne d’arrivée…Et c’est ce qui compte,me direz-vous…Sous les sourires attendris des «journalisses» en grandes formes(cette bande d’idiots ont franchi des «tabous» qu’ils ne pensaient plus atteindre…),l’Europe est sous tutelle de son propre anéantissement «bio-dégradable».Il y a des victoires dont on ferait mieux de taire les origines…Décadants et stériles,nous avons les «black-blocks» comme mentors se félicitant d’une belle campagne.L’empereur-à-talonnettes laisse filer,comme à la pêche...Il voulait une Présidence,il l’a.Sa participation s’arrête la,ainsi que ses connivences d’hier avec les destructeurs de l’industrie,du patrimoine et du savoir-faire…  « Ils sont sympathiques,ces gauchistes!Pas vrai,Carla ?...».Il est le roi des Français.Il est le roi des Cons…  « Ad gloria ,é missae!... »,lui chantent les anges à ses oreilles de Spock du cacao éthique…Nous allons bien rire dans les années qui viennent.Mougeotte a fait son boulot.Il a bien vendu cette élection au «temps de cerveau disponible»,entre ses pubs offertes par le Président de la République Bananière de France…De ces longs couloirs circulaires,un nettoyage éthique serait le bienvenu…Si hier soir,les politiciens traditionnels(pour sauver votre petit cul d’enfoiré de la ruine et du chômage…)ont bus la ciguë de la bien-pensance,ils ne peuvent en assumer seuls l’entière responsabilité.On est bien d’accord.Et je suis le premier à le reconnaître…

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     ...Nul ne peut ignorer les  forces de propagande et la violence du pamphlet «home» diffusé à travers 134 PAYS et plus de 250 chaines de télé simultanées!!!Sa déprogrammation aurait été souhaitable,vu les circonstances...Cette «lucbessonerie» infâme,raccolante et mielleuse a supporté avantageusement l’avènement des bobos au Parlement.C’est indéniable et de quoi saisir une plainte auprès du Conseil Constitutionnel pour trafic d’influences…Les forfaitures avancent à visages découverts,le show-biz gagne et je comprends bien que les abstentionnistes – autres vainqueurs de la soirée(60%...),un escamotage massif de la souveraineté des peuples vers les pipole – ont encore signifiés leur négationnisme à l’Europe.Et c’est tout l’effet contraire produit.Les élites «oui-ouistes» doublent leurs sièges,c’est clair…Nous avions connaissance des encéphalogrammes plats du faux-jeune Besson et du barde esthétisant adopâtre de la nature,Arthus Bertrand-EDF…Leur mulot filmé a ciblé les consciences,à défaut de les violer…Même LEPAGE,écolo de la liste «cap21» a reconnu une possible «arrière pensée» sur sa méga-diffusion.Et Woerth se félicite du très bon score de la liste «Europe-écologie».Etonnant pour un ministre d’un Budget en faillite,non?…D’autres signes distinctifs ont amené le troupeau dans le bon sens de la draille.La venue d’OBAMA,des hélicos et de la fête à Colleville…Le Dieu vivant métissé a amené le cœur de la France pygmentée au pinacle. Même si ses racontars hasardeux(5 000 000 de musulmans aux USA,alors qu’il y en aurait tout juste 300 000…)et ces choix pénibles d’Eglises luthériennes n’amènent pas forcément le bouffeur de curé dans le droit chemin…Mais ce dernier apatride,désormais,va pouvoir s’offrir  caviar et champagne au frais du contribuable dans le siège du Parlement.Les lobbyistes n’ont qu’à bien s’tenir !(humour,bien sur…).Deux éléments majeurs,deux,qui ont vidé les burnes et les isoloirs d’une élection digne de ce nom,et l’a transformé en karaoké plan-plan…D’un projet sociétal de l’Europe,il ne fut point question.Moyens de production,chômage,santé?...Quelle belle leçon des «anticapitalistes» autoproclamée émergents!...C’est avec la «bio-diversité» qu’il faudra se caller les dents creuses de demain.Y a du régime sec dans l’air!...Ceux qui vont dévaller les pentes de l’Europe,une plûme de paon carrée dans l’oignon,ne nous expliquent toujours pas COMMENT ils vont organiser la défense du continent(TOUT est pacifiste à perte de vue,ne l'oublions pas…).Avec des lances-pierres?...COMMENT,également,vont-ils  tarir la pompe à chômage(25 000 000 d’euro-chômistes)?…Oui,la disparition du communisme fait place à l’hypra-discrimination positive quémandée.C’est de la Haute Trahison communautaire à l'identité défunte.Les futures gouvernances se feront au spectromètre chromatique,qu'on se le dise…De diplômes achetés par les étudiants chinois,la risible et aléatoire farce de l’Education Nationale fait place à Winie-l’Ourson comme Commandeur des Nouveaux Panthéistes(...admirez comme BERTRAND,grand fossoyeur de la nation,se gargarise du «système-pâquerettes»...).Le patriotisme diabolisé,le fracas des frontières encensé : nous sommes bien dans un système de valeurs inversées....Les médias nationaux ont déclaré la guerre à l'intelligence(et à la démocratie),c’est une grande victoire sur l’illettrisme et l’analphabétise revendiquées,merci beaucoup!...Demain,nous aurons des pointures dans le domaine de la météo et de la culture du soja…A force de nous avoir trimballer toute la semaine sur des histoires d’avion mouillée,ce fut une grande victoire du chiotte sec…Ah!Ah!Ah!..Leçons de morale après leçons de morale,si les régionales sont du même calibre,le plus beau reste à venir…A l'aune de 2012,l'accélérateur de troubles sociaux et d'évènements graves devraient apparaître.Il ne pourrait en être autrement.D'autres pays de l'Union ont manifesté clairement leur hostilité à la Guilde.On change d'époque.(écrit par Michel REYES,an 08 après GROUND ZERO)»

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07 juin 2009

…les européennes,abstention en masse... : "...l'avion qui tombe à pic..."

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…Sarkozy a une bien curieuse façon de célébrer les victimes. Par ordre d’importance. Il y a celles que lui sert l’opportunisme de l’info, les avions tombent, les locos déraillent et c’est ce qui fait la part obscure de notre quotidien surpeuplé et insondable. Puis les autres,victimes d’«accidents-de-la-vie»,chômage, revenus insuffisants, gardes parentales extradées, pertes d’emplois, de logements, de santé,etc…A des lieux de la «pipolisation» revendiquée, la parole se tint coîte…La multitude du regard cunéiforme sur un monde,qui décidément,se retrécie,lorsqu’il s’agit d’un même dessein. Ce qui tombe du ciel est béni, féraille comprise…A point nommé, les espaces d’observations ne peuvent se contredire autant pour n’en choisir qu’un,obssesionnel,doté d’un angle supèrieur comme la raison d’Etat…Remugle et voyeurisme de la douleur des familles prise dans leur intimité. Une forme d'obscénité populaire, aussi. Le culte de la victimisation en son curseur détraqué donne la part belle aux non-dits d’une autre forme de crash:l’Europe de l’indifférence aux petites gens et malheur du quotidien. L’amoncellement des misères, petites et grandes, n'inspirent pas les porte-voix du gouvernement, qui préfèrent s'en remettre à occuper les malades chez eux!…Au lieu de respecter la distance déontologique inhérente à leur métier, les médias - comme un seul homme- emboîtent le pas sur ces hypothétiques priorités. Etrange, comme les connivences s’étalent au grand jour…Les victimes, pas toutes, endossent les costards de la respectabilité selon les ordres d’apparence à l’écran…Jamais la presse ne fut autant à la botte du «mieux-disant sociétal»…

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C'est d'actualité, voici quatre ans aujourd'hui que le peuple Français refusait clairement de donner carte blanche à cette Union européenne totalitaire qui petit à petit transforme notre continent en un ersatz de ce que fut durant plusieurs décennies le sort de nos voisins de l'Est de l'Europe dont, ironie du sort, ils sont ceux qui sont le plus demandeur de cette UE cadenassée par les technocrates bruxellois, ça leur manquait peut-être ce dirigisme à la soviétique…Une poignée de jours nous sépare de supporter, à nouveau, le rejet de 2005,comme rats de laboratoire d'une Europe fédérale, puis comme numéros anonymes de nations empilées par un gangs d'apatrides. La constance têtue que le «plus gros» ait  été fait, plus de 15 000 lobbyistes envahissent Bruxelles, non pas pour se plier aux règlements du Parlement,mais pour fléchir cette dernière à leurs propres lois. Dans ce temple de marchands high-tech, curieuse façon de concevoir le droit et la légitimité; ce qui est pire que tout ce qu’aurait pu imaginer l’esprit déviant d’un «nonniste» acharné…MAIN SUR LE CŒUR et rétribué assez fortement par les citoyens, aucun député jure ses grands dieux qu’il en croque…Larmes de crocodiles et foi de charbonnier,nous sommes loin des propos «humanistes» du père-fondateur MONNET, qui doit se retourner dans sa tombe fédérale…Pendant ce temps, les agriculteurs et travailleurs délocalisés immolés sur l’autel de la mondialisation attendent des réponses qui ne viennent pas. Ceux-là - pour le Président- seraient les victimes indésirables d’un système qu’ils comprennent «mal».Autiste jusqu’au bout,on ne voit pas bien les sorties de crise sacrifiant 25 000 000 européens-chômistes. C’est ce qui s’appelle cultiver le paradoxe, cher à nos zélotes jansénistes du «tout-est-possible»…Expansionniste à l’extérieur, protectionniste à l’intérieur, une fois passée la frontière belge le discours des ministres change…Ce qui présage, en dehors de la confusion mentale, d’autres victimes du mix européen. Les ilots émergents sont  ces  « îles Caïman» autoproclamées de la nouvelle finance loin de leurs commanditaires. Sans constitution préalable, le bazar tourne entre gens concernés. Du fait qu’elle n’en eut point besoin, de constitution…Et pour se remettre en mémoire ce fameux dimanche où le ciel est tombé sur la tête de plusieurs milliers d'euro-béats qui s'attendaient à un raz-de-marée en faveur de leur constitution bidonnée, les Français ont dit NON, ce qui, hélas, n'aura pas empêché par un coup d'État institutionnel passé comme une lettre à la poste, le président Sarkozy de dire OUI et surtout d'imposer à l'ensemble de nos parlementaires ou presque de le suivre quasi religieusement.
Dans le camp du NON,nous avions été nombreux(70%)à la pointe du refus de cette abomination et alors que dans moins d’une semaine mes compatriotes sont appelés aux urnes, il me semble opportun de dire qu'il fasse sans hésiter voter pour les listes présentées par des non-parlementaires à l’Europe(il y en a…,)la législation et la mémoire ne peuvent être étouffer à si bon compte;le président de la Tchéquie a présenté ses vœux mortifères à la Guilde.Les médias ne s’en sont pas vantés…L’empereur à talonnettes nous a laissé son cynisme et un dégoût, voir une stratégie abstentionniste et une propagation à l’abstinence à ses propres dérives...Chacun prendra ses responsabilités…Des oui-ouistes,leur plus mauvais avocat fut la presse télé...De-ci,de-là,quelques tentatives de réhabiliter le mariage de Superman et de Pétrouchka,nées à l’intèrieur de l’espace Shengen...Difficile de planquer le reste : magouilles,escroqueries,violences,spolliations,censures ; l’«euro-béotien» possède son propre comptoir de réflexions...Il y a des limites ou au-delà on vous prend pour un demeuré.Sceptique,certes,mais méfiant,encore plus…Pour le reste,souvenirs de 2005.Flash-back historique:  «… Et bien voila, les Français ont voté, ils l'ont fait en masse, remplissant les urnes d'une façon admirable, avec un enthousiasme certain et une forte participation, 70 % : il faut dire que l'enjeu était important. Ils ont votés en connaissance de cause, puisque depuis quelques semaines, outre le fait d'avoir réceptionné dans leur boite au lettres un exemplaire du projet constitutionnel parfaitement illisible et son explication engagée, ils ont été abreuvés à longueur de temps par les appels du OUI( forcément les meilleurs puisque le vote positif était obligatoire)et ceux du NON( de dangereux souverainistes,royalistes,voir des post-fascistes! ).Heureusement, ils ont écoutés les derniers nommés, ils ont compris tout ce qu'il leur aura été dit sur les dangers que cette Constitution allait apporter à notre pays (délocalisation accentuée,paupérisme urbain,perte d'identité et de souveraineté,entrée de la Turquie dans l'Union, etc). Une majorité de nos concitoyens(87 % ) s'est donc exprimée, renvoyant Chirac, le gouvernement Raffarin, 90 % des parlementaires Français, Hollande et ses alliés dans les cordes en rejetant avec force ce projet de Constitution Européenne.Puis se sont les Néerlandais qui ont balayés à leur tour ce projet en votant négativement à 61 % rejoignant ainsi le peuple français, demain ce sera le Luxembourg et le Danemark et la Pologne qui devront choisir. De toute manière, le dernier gros morceau que Bruxelles devra digérer avant de pouvoir engager le processus de destruction de notre civilisation en hébergeant des doctrines et des obédiences louches(car ne nous y trompons pas les eurobéats le sont toujours autant!)sera le Royaume-Uni dont les sujets doivent s'exprimer en 2006. Mais connaissant la roublardise,la malice et le flegme éternel de nos voisins(perfide Albion !),d'outre-Manche, même s'il est probable que le projet soit rejeté,ils obtiendront une dérogation pour demeurer dans le groupe sans avoir à supporter l'application de tel ou tel traité comme ils l'ont fait pour Schengen et pour la monnaie unique, ils l'auront pour celui-ci!L'Angleterre aura son statut particulier:l’éternel sauf-conduit..Sur le plan intérieur, Jacques Chirac a réagi immédiatement au résultat du référendum, il a viré son Premier ministre de 3 ans, Jean-Pierre Raffarin pour le remplacer par le tandem de choc Villepin-Sarkozy, il y a pas à dire, ça va changer ! Les Français attendaient autre chose, mais Chirac n'est pas le clone du de Gaulle «résistant»,mais de celui «abdicard» de l’Algérie...Devant la Palestine,il en embrasse le sol, s’excuse et se répand sous la forme pacifique de la marionnette VILLEPIN à l’ONU (la honte nous en reste gravée,à jamais…).Il a placé à Matignon un homme du sérail, une créature chiraquienne couplé,par cooptation, à un ambitieux qui n'a d'autres objectifs avoués – « ,et pas que seulement devant la glace… » - que de le remplacer à la présidence de la République. Les citoyens ont eu tout le loisir,depuis deux longues années, de juger,...sur pièce.".Fermons le banc...

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UN PLAN B…

…Que va-t-il se passer maintenant en Europe ? Y aura-t-il un plan B ? Un plan qui consiste tout simplement à refaire voter les Français ? On l'a vu en 1992, les quelques nations qui avaient osées résister au vote obligatoire du traité de Maastricht se sont vues opposer de voter de nouveau et ce, tant que le résultat escompté par Bruxelles n'a pas été majoritaire. Le plan B est donc possible, voir certain quoiqu'en ait dit les oui-ouistes durant la campagne, à moins que les autres pays qui ont déjà ratifiés le texte (Espagne, Italie, Allemagne, Estonie, Autriche...)décident de mettre la France et la Hollande de côté, de faire leur Europe et de voir courir. Ce qui serait une erreur!...Car contrairement à ce qu'à dit Jacques Chirac avec mépris, un Chirac qui a apparemment renié jusqu'à la dernière virgule son célèbre appel de Cochin de 1977 : «…, nous, opposants à la Constitution, ne sommes pas des anti-européens. Nous ne sommes que des opposants de la construction actuelle de l'Europe…Nous voulons voir les pays d' Europe réunis au sein d'une confédération des nations européennes,qui prenne en compte la souveraineté des peuples et des Etats, une Europe européenne, fière de sa civilisation, retrouvant et reconnaissant ses valeurs et son héritage historique catholique, tout en demeurant une société laïque(de loi 1905). La confédération européenne est possible, si les technocrates bruxellois, les eurodéputés et les " maîtres" de l'Europe acceptent de se remettre en cause, de revoir les fondations de l'Europe.D'accord pour que les nations mettent des moyens en commun dans certains domaines, et il y en a beaucoup, mais NON à la disparition des nations souveraines au profit d'un Etat supranational à tête multiple!...»…Ce début de semaine 2009 aura été chaude dans les états-majors des partis politiques dit de gouvernement, la valse des sièges ne fait que commencer. Journées sombres également aussi bien à l'Elysée(à Matignon où Raffarin  faisait ses cartons, bientôt remplacés par ceux de Dominique de Villepin,Sarkozy ministre de l’intérieur à vie,etc…,)et l’occasion de se débarrasser d’un FILLON trop gênant,populaire dans les sondages…Journées d'enfer aussi dans les rédactions de la presse écrite, des stations de radio et de télévisions qui se sont pratiquement toutes engagées, et bien souvent avec une arrogance scandaleuse, en faveur du traité 2005.Le fameux droit à l’objectivité de la presse?…Le «droit-de-réserve» du Grand Cirque ne faisait que commencer!...2007-2009,une parjure et un déni du peuple français et de ses choix se sont répercutées dans l’ombre de cette presse aux ordres pour déboucher("Sarkozy,je te vois!"),finalement,sur un avenir Orwellien et ses tentatives de museler(HADOPI,LOPSSI)un des derniers espaces de liberté,le Net.Mais n’est pas Machiavel, ni Talleyrand qui veut, l’onde de choc peut encore traverser les résultats de dimanche prochain…D’un vote-sanction,d’où notre Président tirera quelques victoires - il nous en donne l’habitude- ,on pourra dire que l’Europe se sera construite,tout d'abord CONTRE les citoyens et leurs voeux,puis sur le terreau d'une paresse intellectuelle - issue de la dictature éponyme - qui consiste à dire "amen" à toute idéologie mondialiste sans en observer les faits ni les répercussions immédiates.Les incantations des «immigrationniste » détonnent de la réalité de terrain,(quartiers infiltrés de narcos-traffiquants,pègres et violences:la «babel-langue» d’un foutoir commun…).Sur l’immédiat et même si l’on a saccagé honteusement la douleur et la vie privé des familles des supplicié(e)s du crash d’avion dernier,la gomme médiatique,dans les semaines qui viennent,va se surpasser…(Michel REYES,an 08 après Ground Zéro

29 avril 2009

…23 000 000 000(milliards)d’euro pour les banques!...: «…la propriété,c’est le vol»(Proudhon)…Art,sens et éthique de la Nation… : « …le 4 juin,restez couverts… »

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« …23 000 000 000(milliards)d’euro pour les banques!...«…la propriété,c’est le vol»,disait Proudhon…Depuis près de 60 ans,la socialo-droite(où la droite socialiste,au choix…),se partage les décombres d’un peuple en ruines.L’omniprésident  contre(ou avec)les saccageurs de frontières ont amené une population privée de leurs droits,de leurs devoirs,pour ne pas dire de leurs vies sacrifiée sous le front d’attaques successives.Echanger un droit de vote ridiculisé,baffoué,sous des «mini-traités» de substitution contre une autre adhésion massive à l’Europe…Dumping,une avancée remarquable au nombre de 60 000 chômeurs/mois,de pêcheurs à quais,d’agriculteurs mendiants et de mendiants diplômés battants le pavé – pour ne pas dire une Université fermée,un Hôpital en suspension et une bobo-écologie menaçante,rétrograde,de ce que fut un peuple d’inventions et de lumières…Voilà la sébile tendue,chère à Maurice DRUON,sonnant le creux à la monnaie de singe,inflationniste,incontrôlable...La courte vue d’idéologues partousards et la longue vue de religions menaçantes,émergentes,en héritage:c’est donc cela que voudraient les français en subsides de leur avenir ?...Pour ne pas dire une pandémie virale,psychotique,organisée comme les feux de la peste mexicaine…Contre tout débat,une aculture dominante pour décérébrer le peu de sens qu’il nous reste et contrevenir aux assassins d’étudiants tombés sous les 240 coups de couteaux,à Londres,pour une carte bancaire.La violence du «melting-Pol-Pôt»  règne en maitre pendant que les usines ferment à tours de bras et que les caisses se vident…Sangate,Calais.La Nation devient le champ de bataille de la misère du monde.«Stock-options» pour les plus forts,contrats d’emplois précaires pour les plus faibles…La lucidité voudrait qu’on ferme les yeux,mais le sommeil ne se fait que d’un œil.La qualité d’éthique d’une morale bienveillante s’envole vers de lointaines lois «hadopiesque» que des tartuffes concoctent dans leurs coins de châteaux sous les ors de la République.La tambouille «anéfé»(ALBANEL)d’une parenthèse nominée s’y fait discrète,à défaut d’assister au pillage des trésors nationaux et de leurs restitutions.Plus de cent toiles(je cîte,de mémoire…),et pas des moindres,se sont envolées vers les states – voir l’excellence de Pierre ROSENBERG :  «en Amérique seulement » …Une des qualités de ce livre est l'attention portée à ce qu'on appelle, faute de mieux, aux petits maîtres.Ainsi, la présence de «L'Enlèvement d'Europe» de Noël-Nicolas Coypel se justifie, s'agissant du chef-d'œuvre profane de l'artiste, même si le Saint-François de Paule avec ses compagnons traversant le détroit de Messine, sa plus belle toile religieuse, est conservé en France dans la Primatiale de Lyon.De même, « Le Portrait de Thomas Penrose » par Louis Gauffier (Minneapolis) est un tableau splendide, avec sa vue de Florence à l'arrière-plan ; la National Portrait Gallery de Londres ou le Musée Marmottan à Paris (Portrait d'un officier de l'armée cisalpine) en conservent de beaux exemples,mais moins spectaculaires.On peut discuter de certains choix sans forcément toujours pouvoir proposer mieux.L'intérêt principal du livre n'est, cependant, peut-être pas dans cette ambition de trouver des peintures sans égales en Europe.Il est sûrement, en revanche, dans la découverte de tableaux moins connus…

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Peut-être aurait-il été plus pertinent de s'attacher uniquement à faire redécouvrir les 100 chefs-d'œuvre méconnus des musées américains.Ce livre en propose déjà beaucoup, et rien qu'à ce titre il mérite de retenir l’attention.Il est un aspect, enfin, sur lequel Pierre Rosenberg ne s'attarde pas …on connaît ses combats pour l'enrichissement de nos musées,mais depuis,…plusieurs œuvres qu'il a choisies ont quitté récemment le territoire français ! Ainsi, le « Jeune Noir » de Joshua Reynolds, provenant de la collection Jacques Doucet, a été vendu en 1983 à Paris ; «les Amants» de Géricault ont été adjugés plus récemment encore dans la capitale française, en 1992. Enfin, le « Tanzio da Varallo » de Tulsa avait mieux que son équivalent, puisqu'il s'agissait d'une autre version autographe, presque identique, qui était en vente à la galerie Canesso à Paris en 2001.Ce Saint Jean-Baptiste aurait pu être acquis par un musée français. Seulement en Amérique, mais naguère en France - et "l'embarquement pour Cythère",de Watteau-le-Dyonisiaque,le peintre le plus internationalement français,quelqu'un peut m'expliquer sa présence à Berlin?….Petite parenthèse adéquate pour illustrer les jean-foutres de la «növö- Kultur» et de leurs tas de charbons.Que dire des sacs plastique exposés,également,au Grand Palais?…Ultralibérale,l’attitude socialo-prostatique est de nous faire passer leurs vessies pour des lanternes.Les accointances politiques n’y sont qu’une déviance,un détail…Et quand la pensée est pervertie,c’est toute son ordure qui rejaillit sur la Nation.Les illustres quinquas se dérobent à leur chauffage thermique et leurs bagnoles «électriques».Maigres consolations chez les zéditeurs de plages,aucun texte ne dépassera la ligne jaune des sables mouvants…Obésité,liposution,déco-récup,autant d’astuces pour choper l’attention dominante à terme de contrat fictif ancré dans le réel…Si j’étais MAURIAC,je dirais qu’il n’y pas que l’amour qui possède son propre désert.L’étendue est vaste.Et le plus grand antisémite de tous les temps,noir et musulman("salhafiste",précise-t'il...),va répondre de son acte sauvage sur la personne d’un jeune juif enlevé,séquestré et torturé sous moultes variantes,avant d’être finalement poignardé avec tentative de décapitation(sic),incendié et abandonné,mort,le long d’une voie ferrée.Sur la Nation,si ce n'est pas celui de l'horreur,son procés résonne comme cause entendue,une de plus,qu’amalgame il n’y ait point!…Tout un quartier,durant la séquestration,a observé l'"omerta",la loi du silence,jusqu'à banaliser l'évènement - voire le légitimer.Braves soldats...Dés le premier jour de l'audience,le misérable prétend "être né" le jour du crime - une façon arrogante d'affirmer son geste,d'être révéler au monde,et de le revendiquer.Et s’il m’arrive d’ausculter les cieux,ce n’est pas pour y chercher une réponse du Divin,mais bien pour circonvenir aux fioritures terrestres des salauds du présent.Et sur ce genre d’affaires,je vois mal les bègues du «contrat social» employer la fermeté,sinon la Justice(BURGAUD,simple réprimande...).De la morale.De l'éthique.Non,non,non,il ne sera pas tendu de fils invisibles entre la nature de ces affaires et l'agression du "corpus vivendi" de nous autres,bien sur,puis-ce qu'il s'agit de la planète MARS!...Les barbares avaient pour habitude d'être à nos portes.Maintenant,ils sont dedans.Misère sociale,échec scolaire,la toute-puissante rhétorique de l’anti-racisme fera son effet,je pressens comme une re-repentance…"...De St-Simon à nos jours,dira l'illustrissime Philippe SOLLERS,ce sont les mêmes corps qui nous mentent,...Les mêmes corps qui s'arrachent le pouvoir...Les mêmes corps qui en abusent...Et ce n'est pas le XXIème siècle qui vient à nous,mais ce XVIIéme encombré des mêmes fadaises de coma profond,insane,obscur...Le XXIème siècle?Nous ne savons toujours PAS ce que c'est!..." ...Il n’y a pas de fatalité sur les crimes de sang,et ses mécanismes galvaudent par milliers les devantures de la sociophagie contemporaine.Comme si l'apport de tripes fraiches vitalisait la machine...Au Xème siècle,on massacrait gaillardement,comme de nos jours…«Ou allons-nous,d’où venons-nous,qui sommes nous»,disait GAUGUIN,pestiféré des pestiférés.Continuer l’aventure ou fermer le banc,je voterais moins.C’est sur,le vaisseau "FRANCE" n'a jamais été un navire comme les autres.L'Histoire,toujours l'Histoire,les plus grands textes tiennent sur deux pages(la déclaration des droits de l'homme)et la poésie sur un bouton de manchettes.....A bout de bras républicain,art - sens éthique de la Nation -,sa vision d’ensemble récuse,et son «nomadisme» du travail,et son «globalisme» doctrinaire,encore moins sa "formidable" diversité(polygamie,excisions,esclavage,théocratie,refus de la laïcité...),un vaudou permanent installé entre l'élite et leurs valets - je ne serais pas étonné qu'ATTALI demande à ce qu'on écorche un boeuf vivant pour remonter l'économie!…Alors le 4 Juin,avant d’être réduit à une «particularité»,restez couverts…écrit par M.REYES,en l'an 08 après GROUND ZERO

« Quetzacoatl" »(Michel REYES-records/2009)-6'15"
podcast

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20 avril 2009

...TELECHARGEMENTS… : "...hadopi-albanel,préliminaires européennes 17 juin 2009..."

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"...Y aura-t’il un député dans la salle ?...

    Selon mes infos(numérama), la conférence des présidents de l'Assemblée Nationale a maintenu le texte sur l'inceste au programme du 28 avril,en réduisant sa discussion sur une seule journée.Le projet de loi Création et Internet reprendra donc le lendemain pour une seconde lecture le mercredi 29 avril, après les questions au gouvernement de 15H.La "Riposte graduée",qui consiste à placer sur écoutes un trés grand nombre d'internautes( pour ne pas dire la totalité...)conformément aux souhaits du Président de la République, relayés par Jean-François Copé et Roger Karoutchi.Cette infamie majeure et antidémocratique a toutefois été fixée au mercredi 29 avril, l'Assemblée ayant jugé plus sage de maintenir la proposition de loi relative à la prévention et à la lutte contre l'inceste sur les mineurs.Bien.Jean-François Copé avait proposé de la repousser pour laisser place au plus vite au texte de lutte contre le "piratage" - ce terme inapproprié sous entendrait PLUTOT une définition de forbans pour qui  l'infortuné père de famille a été tué au large de la Somalie dans des conditions déplorables…Amalgames habiles néanmoins abjects de la part d'un groupe d'histrions du showbiz(ils ne le sont pas tous...)tentant de jeter l'opprobre sur les consommateurs de l'internet...si quelques deniers s'en dédient,une muselière nationale aussi.De cette partie de Jokari verbeuse,ce sont les Etats voisins qui s’en amusent le plus(menace d'un black-out sur le net,voir la presse anglaise…).

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           Résumons-nous : …primo,la commission des lois devait se réunir le 27 avril pour délibérer sur la version du texte proposée aux députés en seconde lecture,semblable à celle qu'ils avaient adopté avant la convocation de la Commission mixte paritaire.Toutefois,en aparté et conformément secundo à la réforme de la Constitution, la modification de l'ordre du jour devra être ratifiée en séance publique de l'Assemblée Nationale. Ce qui devrait être le cas le 28 avril, sans difficulté.Le débat sur le projet de loi Création et Internet sera ouvert en seconde lecture après les questions au gouvernement du mercredi 29 avril (début 15H), donc autour de 16H30(on va y arriver…).

…27,28,29…Une arithmétique,ma fois,fort compliqué qui exprime bien le désarrois d’une adhésion caduque au dit-texte…

Post Scriptum:...j'espère que vous serez nombreux,et non pas 21 derrière un rideau et 17 sur une rotonde,à hurler l'abjection de ce texte.Et c'est en mémoires à Maurice DRUON,l'immortel résistant qui n'aurait eut de cesse d'exprimer un désacord total,comme contre les boches en 40,d’un haut fait de flibusteries contre la liberté d’expressions...

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      En ces temps troublés,dernière en date,la disparition de Maurice DRUON...Symbole fort,n’est-il pas ?...Je vous suggère même d'appeler,tous clivages confondus,le groupe «Maurice DRUON» ceux qui s'élèvent pour lutter contre les lois totalitaires de type «HADOPITRERIE-ALBANEL»...Cette dernière,une mondaine contrariée,n'est pas à la hauteur de sa tache,de la culture et de son épandage sur les gens modestes...Qu'y fait-elle?...Y écrit-elle encore et toujours,d'un acte surréaliste,les discours de Président CHIRAC?...Quien sabé.N’oublions pas que la SACEM et autres «usines-à-tubes» caricaturent le débat.Le maquereautage des œuvres d’art n’a rien à voir avec la «création».Et il existe DEJA tout un arsenal juridique pour y contrevenir.(distingos mercantis justifiés sur les milliers de DVD vierges et autres postes en batterie saisies,on est OK…)…Sinon,je ne vois pas EN QUOI notre Président de la Flibuste-Phonographique retranchée à l’Elysée-Fouquet’s s’abroge le droit d’en constater la préemption – n’aurait-il pas d’autres chattes à fouetter ?...Dans l’urgence d’autres domaines,une nouvelle loi,c'est d'abord une nouvelle manière pour Nicolas Sarkozy de communiquer. C'est sa spécialité dans le domaine de la sécurité,il communique beaucoup.Nous constatons que depuis qu'il a été ministre de l'Intérieur,Nicolas Sarkozy a passé 23 lois ou décrets,c'est la 23e sur les bandes de quartier(...)… Dernier incident,1 mort  aux abords de la gare de Lyon,entre bandes rivales - et pourtant les Montaigu de Seine-st-Denis,à l'origine,se trouvaient à plus de 30 kms des Capulet de l'Essone... Est-ce qu'aujourd'hui ce pays est plus sûr ?Non,je ne crois pas(voir l’«affaire Satiricon du bus-Magenta»)…Ne restait que la bande passante du net pour y détecter d’autres délinquants,solvables et beaucoup moins dangereux à traquer que les premiers nommés.Mais on digresse,on digresse…

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                 La course du progrès technologique n’attend pas les idiots utiles de la morale et la mystification de l’internet – sa diabolisation même… - ne fera qu’accentuer la défiance que lui porte 5 000 000 d’internautes(bonjour les européennes du 17 juin prochain…).Les campagnes ridicules menées tambour-battant des pitres à oreillettes sur la «délinquance» supposée du téléchargement gavent leurs commanditaires de sourires entendus.Les ficelles deviennent des câbles…357 députés constituent l’ensemble parlementaire.Seuls 38 se sont exprimé(e)s.Nous sommes en droit de quelques doutes sur leur véritable mission.Les internautes vont faire "ami-ami" avec TRAUTMANN pour qu'elle re-défende l'amendement Bono(paquet télécom),dernier rempart à l'HADOPI...Bonne chance à la manoeuvre.Mais depuis quelques temps,le Net est constamment attaqué par des groupes de pression(Pascal NEGRE-UNIVERSAL,OLIVENNES-FNAC,UMP-Lefebvre,etc...)dont les voeux pieux d'y régner en maîtres ne sont qu'à peine déguisés.La fumisterie des 10 000 artistes pour l'hadopi co-signataires du texte vient d'être démasquer par la Quadrature du Net et le peu qu'il en reste(une centaine d'artistes,maxi...) ont été abusé,spollié de leur consentement - voire les nombreuses usurpations d'identités justiciables...L'HADOPI succède à la DAVDSI descendue en flèches,en passant par les fichiers EDVIGE and Co...Bref,restons-en là pour le moment...écrit par Michel REYES,artiste-peintre/en l'an 08 après Ground Zéro..."

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05 mars 2009

...Le 12 mars,Lionel MAZARI au Théâtre National de La Criée-Marseille... : "...ouverture des portes à 20H..."

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Le Jeudi 12 Mars 2009 à 20h 
Théâtre National de Marseille
La Criée
Entrée libre sur réservation 
Accueil du Théâtre ou 04 91 54 70 54
"...Auteur en liberté. Contrairement à la rumeur qui me parvient tout au bout de mon isolement, je n'ai pas cessé d'exister le jour où j'ai perdu une énième parcelle d' identité dans ma vie d'homme libre et sans pouvoir. Je ne renonce pas pour autant à disparaître lorsque j'en aurai assez de supporter la médisance, les tentatives de manipulation et l'empêchement…"(extrait de poèmes en douce) –records.2004

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UN BRIN D’HERBE AU COIN DU SOURIRE
LIONEL MAZARI :voix principale,textes et spectacles/ Musique : Laurent HO as CARLA ELVES /Michel REYES : conception,mixage et réalisation/records.2004


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Le buzz de la semaine:la loi liberticide Hadopi-Albanel...
dimanche 8 mars 2009 (11h27)
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Que penser d’un gouvernement retrograde qui veut museler par tous les moyens internet. Je le rappelle , Internet est un outil et seulement un outil de communication. Ce projet de loi est d’une incroyable arrogance envers les utilisateurs de ce reseau informatique Que penser en effet de l’installation d’un spyware (mouchard) sur tous les ordinateurs connectés sinon le début "d’une chasse aux sorcières" merde in france que la chine ne peut que nous envier, car le but ultime n’est pas seulement l’echange de fichier(P2P), sujet polemique s’il en est , mais plutot le controle des informations circulant sur le net , but bien plus important aux yeux de ce gouvernement en déroute.Car controler l’information et les idées c’est controler le peuple en entier et c’est bien de cela qu’il s’agit.Une police privée du net déconnectée de la justice,La fin des logiciels libres, la toute puissance d’entreprise occultes répondant à des logiques monopolistiques aboutiront ineluctablement a une mise en coupe réglée des libertés individuelles fondamentales. L’heure est grave car face a la débauche de moyens techniques centralisés pour controler le petit peuple seul internet et toutes ces possibilités permettait un contre pouvoir, meme limité, mais réel. Il ne faut surtout pas prendre à la légère ces lois liberticides qui nous sont imposées en ce moment surtout dans cette période troublée ou l’avenir de ce monde est de moins en moins certain et ou le controle des idees va prendre une place de plus en plus importante.

08 février 2009

...Les dénoy-auteurs ou la jetable-poésie... : "... nouveau recueil de poésies-textes de Lionel MAZARI..."

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« …Si la poésie était seulement cette parole ivre de sa propre gratuité,cette parole circulant librement entre des assemblées d’égaux,alors ce petit texte sarcastique n’aurait aucun légitimité.Mais,contre toutes les activités humaines,la poésie n’échappe à des enjeux de pouvoir et de profit.Toutefois,il fallait un poète pour oser dénoncer – avec quelle flamboyance ! –les dessous et les travers de son institutionnalisation.Ce poète s’appelle Lionel MAZARI…. »(Jaques LUCCHESI)

 Editions du Port d'attache,

7 rue de l'Eglise ST MICHEL

13005 MARSEILLE

prix public:6 euro

….Bernard KOUCHNER à la une… : « …french doctor,dites 33… »

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« …ce qui me gave dans le genre de toiles que lui a tissé l’auteur du «monde selon K.»(Péan),et dans la volonté évidente de nuire à l’honorable,ce sont les procès d’intention à répétitions…Un «contrat» venant du PS?...Règlement de compte à OK-CORAL?...Enième tentative de déstabilisation de l’entourage de NS ?...Ou les intoxications directes liées à ce dernier ?...Les auteurs,bien planqués dans l’ombre,laisseront planés le doute…Médisez,médisez.Il en restera toujours un os à ronger…Pognon…Ce qu’on reproche à BK,c’est d’avoir gagner du pognon…Parce que dans le FRANKISTAN moderne,rien ne vaut MIEUX qu’une mère Thérésa,les calcifs troués prêchant la misère sur un tas de gravats…Image d’Epinal,mais qui fait recettes…Et quand un égoutier de l’édition remue la merde avec un gros baton,vaut mieux que les rats qui remontent à la surface se passent l’auréole à l’Ajax. Sinon,y’a comme un blocage…En décodé,pour avoir de la crédibilité sociale,mieux vaut montrer de l’indigence que l’achat de sa dernière bagnole.Complexe de Job…Consultant  - comme des milliers d’autres politiques - pour une société le saint-Bernard…Suspect,les aboyeurs ont frôlé le lièvre…Si tu gagnes du blé,t’es un salaud.Et si t’en gagnes pas,aussi…De plus,dans cette affaire,rien n’est prouvé.Comme pour la baise,on en est aux préliminaires…Et après l’acte,en têtant l’mégot,l’esprit s’apaise…KOSSOVO,RWANDA…Deux belles catins au palmarès de la diplomatie franco-désastreuse…Le fait du prince(de l’époque)et de ses courtisans.Ah,l’Afrique et ses mystères!...L’Europe centrale et son ossuaire!...Dans les deux cas,si mes souvenirs sont bons,KOUCHNER a demandé de l’aide,…militaire s’entend…Mais le pacifisme béat lui a répondu «niet»…Ca ne se fait pas de déranger les génocides en cours.On «intervient» que pour pleurnicher sur l’accomplissement final.Atypique du francaoui lambda…KOUCHNER a toujours été lucide de cette extrême immobilisme.Jouant sur une marge de manœuvre extrêmement mince,sa réaction fut de prendre le peu qu’on lui laissait.D’autres auraient eu le réflexe de démissionner…Ceux-la finissent,en général,les hémorroïdes bien au chaud,sur un fauteuil en composite recyclé,à donner des leçons de morale.C’est moins lourd à porter que les sacs de riz…»4a9aacce83d1626396bc4c13a8a25ec9.jpg

02 février 2009

...COMMENT SE FAIT-IL QUE MIDI-LIBRE CENSURE MES COMMENTAIRES?..." : "je ne cautionnerais pas plus longtemps un système de tartuffe..."

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,et j'engage d'autres blogueurs à faire de même... 

nous ne sommes pas QUE les faire-valoir d'un journal politisé 

dont les contours s'affirment de plus en plus. 

"chacun sa merde",me direz-vous. 

Mais celle-là pue particulièrement. 

Gargarisez-vous de la bien pensance,messieurs les censeurs, 

"votre sens de la politique, 

c'est du pipeau!". 

Alors bon vent!