16 mai 2008

... RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER...

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Ça va TRES mal finir…J'ai faim.
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…QUE DIRE DE MAI 68,UNE REVOLUTION AVORTEE,ET DE SES SINISTRES COMMEMORATIONS ?… : « … un rappel malsain des impuissances mondiales… »

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« …On en finira donc JAMAIS avec la nostalgie, camarades ! ... Après les purges, le souvenir ! ...Du cadavre du fœtus bouffé aux mites, rien ne nous aura été épargné, pas même son ectoplasme encyclique. Nous en sommes presque à l’érection de monuments aux non-morts de la date fatidique …D’énumérer les acteurs de l’époque, de leurs confortables retraites contemporaines dans ce qu’ils haïssaient le plus, «l’establishment» et ses valeurs bourgeoises, comme en dégoise le journalope hype et leurs putes groupies, revient à ériger la trahison au rang de vertu,…COHN- BENDIT,FABIUS,STRAUSS KAHN,SARKOZY, même RAFFARIN se réclament du «lancer de pavés» !!!... Sans parler de la nomenklatura médiatique pêchée dans le fleuron du quartier latin, mais dans les bas-morceaux de la Littéraclure, rassurez-VOUS !...les JULY,DURAND et DRUCKER continuent d’animer le bal des cocus …Ce n’est plus du réchauffé, c’est du corn-flake fossile ce dont on parle  …et quelques «quarante-z’années» de plus n’arrangent RIEN à l’affaire, sinon de lui balancer quelques voiles pudiques appellerait à une charité NATIONALE de bon aloi…  De visu, ce qui surnage avec le quadrophage blennorragique, c’est la montée de l’ignorance, de l’analphabétisme, des illettrismes, de la violence d’Etat, individuelle, atavique et roborative – de celles qui alimentent les gazettes du malheur ponctuel et de la claustrophobie philosophique : l’idéologue high-tech se porte bien, en bourses comme à la ville. Et son franc-parler anime le diner en ville de contrepèteries amusantes, et sa progéniture bétonne son avenir tout-fait, à faire-soi-même, en kit et grenelles(grenailles)de la pensée eunuque(pour changer  un peu de l’ «unique»…).Et bien, plus j’énumère ses vices ,à ce vil rogaton, et plus il me parait sympathique !...Paradoxe, non ? ...CLAUSTROPHOBIQUE EGALEMENT ! ...  le Jean VALJEAN moderne creuse  ,et c’est avec délectation qu’il devrait s’enivrer de la dépouille de Mêh-68 ,gonflée de vers, bleuie par les flots, verdie par les mouches, portée par l’Histoire avant d’aller percuter mollement les autres …b128dde70130f4a67da51f7edbceb67b.jpg ON IRA FAIRE LE PEQUIN EN CHINE, A TOMBOUCTOU ! ...ET ,JUSTE APRES LA BALLE DANS LA TETE,FINIR DANS LA MARMITE ETHNIQUE !...Wouaaaaah,ça vous branche ?... »

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Ça va mal finir…

LES CENTS MILLIONS DE MORTS DU COMMUNISME SONT DES CONS... : "...pour changer l'avenir,changeons le passé!..."

(paragraphe 1 du Catéchisme de la Bonne Démocratie Universelle)
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....et puis en 2008,LODEVE,ville tranquille de l'HERAULT,tombait aux vapeurs toxiques du re-socialo-communisme,mais sous la forme déguisée d'un matriarcat adoubée d'une conspiration politique et unie de trois poussifs partis en mal de popularité...mais on ne refera pas l'histoire et les mensonges qu'une ville se construirait en 10 ans?...JE RICANE!!!....pour revenirà nos moutons de Panurge,nous étions en 2006 et...
"...Telle est la teneur de la dépêche AFP que j'ai reçu ce matin. Il y a des matins qui valent leur pesant d'armes de destruction massive ! Cela continuait ainsi : Le projet de recommandation présenté aux parlementaires au terme de trois heures de débat, n'a pas atteint la majorité requise des deux-tiers pour être adoptée. Le document réclamait notamment "une déclaration officielle en faveur de la condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires" ainsi que l'organisation d'une conférence internationale sur ces crimes. On pouvait se dire jusque là qu'il devait s'agir d'un malentendu. Voyons, c'était impossible, pensez donc : cette Super-Europe démocratique dont la "Constitution" est en cours de réécriture, cette Reine des droizumains, cette Impératrice des libertés de la femme et du louveteau sauvage, elle si prompte à dénoncer, partout dans le monde, les odieuses résurgences du Fâ-âscisme, comme l'horrible Naméricain Georges Bush qui ne fait rien qu'a nembêter nos chers amis destructeurs professionnels de Boudhas...non, cela devait être une erreur, voyons, toute cette magnifique Europe des Droits de l'Homme n'avait-elle pas chanté à l'unisson avec le peuple allemand lors de la Chute du Mur de Berlin ?
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...Elle n'aurait pas chanté aussi fort en 1956, pour Budapest - me dîtes vous, ou pour Prague en 1968, ou même pour Varsovie, en 1980. Certes, certes, mais personne n'est parfait, allons donc, surtout pas une nation qui peut quand même se targuer de perdre au moins une guerre sur deux depuis trois siècles.Les premières lignes de la nouvelle étaient somme toute surprenantes, mais pour quiconque connaît notre pays de cocagne, nourri au lait de Jean-Paul Sartre et à la bouillie philosophique altermondialiste, on pouvait à la rigueur admettre un peu d'exagération. ...Mais pas du tout, pas du tout, pas du tout : encore une fois, je me trompais, je n'avais pas encore compris dans quel monde idéologiquement perfectionné j'étais entré. Cela fait longtemps que la France est l'infarctus du myocarde de l'Europe, cela fait longtemps que l'Europe est la dysenterie chronique de la France. Ainsi la dépêche AFP continuait en ces termes :Il invitait également les ex-pays communistes, tous membres de l'organisation paneuropéenne à l'exception du Bélarus, à lancer des campagnes de sensibilisation, à ériger des monuments commémoratifs aux victimes et à réviser leurs manuels scolaires. De Prague à Zagreb, en passant par Berlin, Athènes ou Paris, les partis communistes s'étaient mobilisés depuis plusieurs semaines contre une possible condamnation des "crimes communistes". Que les communistes refusent de voir leurs crimes historiquement et à jamais mis à jour, et condamnés, surtout dans les manuels scolaires, on peut comprendre. Après tout, ils ont beau dire, et accomplir leurs contorsions de jésuites, nous savons bien qu'ils ne ressentent pas l'ombre d'un regret face aux dizaines de millions de cadavres qui remplissent les charniers de leur utopie. Les criminels de guerre rouges défendent leur pré carré, osons dire leur carré de cimetière. Nous sommes encore dans le monde réel. Le monde du XXIe siècle et de ses idiots assassins. Le monde du XXIe siècle et de ses victimes encombrantes. Mais la dépêche de ce matin nous montrait fort bien à quel point nous avions changé de siècle.Il est aujourd'hui non seulement interdit, mais juridiquement condamnable de posséder je ne sais quel emblème austro-hongrois, argentin ou slovaque qui n'a pas l'heur de plaire aux contrôleurs de Ministère du Fétichisme Démocratique. Posséder une étoile rouge soviétique, un t-shirt de Che-Guevara ou un emblème de la Chine Populaire ne porte strictement à aucune conséquence.Et très franchement, au fond, à y bien réfléchir, qui pourrait ne pas le comprendre ? Prenons un exemple simple : en 15 ans de pouvoir absolu, le régime de l'horrible général Pinochet s'est rendu coupable de l'exécution d'environ 3000 personnes.

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...Heureusement, les redresseurs de tort de la "Zérope Unie" savent tenir les comptes et l'affreux général a fini par payer pour ses crimes...

À l'inverse, grâce aux efforts incessants d'Ignacio Ramonet, de Libération et de la Télévision Publique du Frankreich, nous avons pu éviter que l'on mette fallacieusement en comparaison ces chiffres avec les 45 années de pouvoir ininterrompu du Grand Lider Maximo : les 100,000 ou 150,000 victimes de sa répression passée n'étaient après tout que des laquais de Walt Disney et du Pentagone, et les 30,000 prisonniers politiques qui croupissent aujourd'hui dans ses prisons ne savaient pas, c'est bien clair, écouter les bonnes stations de radio, un peu de rééducation pratique ne leur fera donc pas de mal. Là où la surprise est de taille, c'est le COURAGE EXEMPLAIRE avec lequel la députasserie zéropéenne a su mettre un point d'arrêt à cette ignoble tentative de désinformation au sujet des crimes du communisme. Ce qu'ont dit, à une vaste majorité, les membres de la bourgeoisie représentative que nous tous, nous, tous les Français, nous, tous les Européens, avons élu dernièrement, est en effet d'une clarté évidente, limpide, lumineuse, ne souffrant pas la moindre contradiction : 1) Les communistes n'ont commis aucun crime puisqu'il est désormais interdit, ou presque, de l'affirmer (bientôt un amendement?...). Il faudrait voir à respecter la règle du droit démocratique, tout de même. 2) Le communisme n'est pas une idéologie criminelle...3) les crimes du communisme n'étant pas des crimes, ils est temps d'affirmer que toutes les soi-disant « victimes » de ces crimes sont soit des imposteurs, ou bien des faussaires, soit de purs fantômes, je veux dire des fictions, des chimères, des légendes, des mensonges, bref des gens qui n'existent pas. À ce titre, l'Assemblée des Fossoyeurs Eurocrates aura une nouvelle fois parfaitement rempli sa mission, qu'elle a su avec génie appliquer à partir des préceptes orwelliens de 1984 : pour changer le futur, changez le passé. La liberté c'est l'esclavage. Le mensonge c'est la vérité. Il va falloir que l'Eurofrance songe au plus vite à instaurer une « Journée de la Révision Historique », il est temps en effet de faire participer, dans la joie sans cesse renouvelée du vivransamble, toute la population de notre pays, et toutes celles de ce continent béni des Dieux, à cet effort collectif, courageux, pour ne pas dire héroïque, qui consiste à bien faire comprendre à tout le monde, absolument partout, sans oublier le moindre recoin du globe où la Démocratie et Thierry Ardisson ne sont pas encore arrivés, comme sur le Larzac,que les communistes étaient des gens super-cools, qui savaient danser le kazatchok, et collectiviser les terres et les industries. Il est temps, en fait, et une bonne fois pour toutes, à l'unisson avec ce Parlement dont l'Histoire saura en toute certitude retenir le nom, l'existence, et les augustes réalisations, de prononcer cette sentence ultime, destinée à clore à jamais le tombeau du XXe siècle, et les odieux trucages de ces non-personnes qui, du Goulag à Katyn, de l'Ukraine à Srebrenica, ont osé manipuler les consciences innocentes qui n'avaient lu ni l'Humanité ni les oeuvres complètes d'Olivier Besancenot. Il est temps en effet, pour tous ces illustres représentants démocratiques d'une Europe qui sait dire non au populisme , il est temps, pour tous ceux qui sont chargés de nous bâtir une « Maison Commune », d'éjecter du vestibule tous ces spectres d'un passé définitivement révolu.Il est temps, en effet, pour l'élite politique de se préparer activement à accueillir en son sein la Grande Utopie de ce siècle, il devenait donc urgent de réhabiliter celle qui avait dominé le précédent, il était temps d'avoir enfin l'audace d'affirmer que les cent millions de morts victimes du communisme étaient des cons...

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...DE L'ATHEISME A L'ATHLETISME... : "...présence du bouddhisme dans le milieu de l'Art.Mobilisation souhaitée..."

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« ….De MISHIMA à Pierre LOTI, en passant par KEROUAC,VAN-GOGH,le monde de l’Art, de la Littérature, des peintres(comme MONET,KLEE, etc…)s’est entiché du Bouddhisme, l’a adopté et régurgité sur des œuvres qui sont devenues le patrimoine commun à l’Humanité entière – des œuvres que nous n’avons pas honte de montrer au monde entier…Il aura fallu les déjections d’un étron qui phagocyte les largesses de la République pour jeter l’opprobre sur le Tibet, le Bouddhisme, même sur HERGÉ, inoffensif dessinateur de BD que des millions de gamin(e)s ont lu et rêvé à travers la planète…VOLTAIRE,décrié sur son fauteuil,puis mort au même endroit,n'a JAMAIS cessé de se battre.Et la "négociation" n'était pas son genre...Si le XIXème lui doit "LES LUMIERES",il se pourrait que le XXIème actionne un commutateur d'obscurité - pour ne pas dire "obscurantisme"...Alors si les chantiers,les bagnoles et les centrales nucléaires animent la pensée d'une "réal-politik" bien-pensante pour l'acceptation d'une Chine "bienfaisante",nous pouvons ranger nos stylos,nos computer et nos toiles dans le placard du passé...Plus rien ne s'opposera aux  valeurs qu'abandonnent un idéal humaniste :"NE PAS SOUHAITER AUX AUTRES L'INACCEPABLE POUR SOI,ET MEME POUR DE FOUTUES RAISONS MERCANTILES!..."...FERMER LES YEUX,CE N'EST PLUS OUVRIR LES CONSCIENCES!... (ci-dessous,des policiers chinois touchent leurs déguisements de moines pour accentuer les provocations...)
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45fce8ee974b7b097b9167854bc3407f.jpg ...Est-ce bien NORMAL que la communauté intellectuelle, culturelle et artistique se taise devant les raclures de chiottes qui servent la soupe aux parangons des tueurs de moines – qui seront probablement exécutés, après les arrestations dans les monastères tibétains…Certainement une bonne centaine d’innocents vont se retrouver avec une balle logée dans la tête si on ne fait rien…Et en clair, nous n’en sommes plus à BOYCOTTER les jeux olympiques, mais à les ARRETER !...Nous voulons des nouvelles de ces moines, et savoir s’ils sont vivants…sinon, pas de jeux…En tous les cas, je ne les regarderais pas…
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Nous ne sommes pas tous - ceux qui dénoncent les conditions effroyables contraires aux droits de l’Homme - , comme l’annonce bêtement MELANCHON, QUE des amateurs de Walt DISNEY …

…VADE RETRO MELANCHUM !

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…Le blog le plus ravageur de conneries et de négationnisme, c’est bien le PS ,morceaux choisis… :
 1-« … Parler « d’invasion » en 1959 pour qualifier un évènement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a « envahi » la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?... »
 2-« …Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait …Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes…Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes( !!!)…. »
3-«  …L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens… »
4-« … La version tibétaine de la Charria(wouaoh !) a pris fin avec les communistes… »
5- « …(et évidemment…)  « … La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide...etc…etc… »,
 6-et puis « …pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?... 

 …Oui,c’est presque une brêve de comptoirs !... 

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infos spéciales:Le dernier recueil de Lionel Mazari parait ce mois-ci aux éditions Gros Textes. Il est disponible à l'adresse de l'éditeur:  Editions Gros Textes, à Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes. Son prix public est de 10 euros.medium_img492.2.jpg Vous y trouverez: des textes en prose écrits dans les années 90 et rassemblés sous le titre Journal d'un ange, ainsi que ses derniers écrits sous le titre: J-C Cédille. Un tableau de Michel Reyes représentant Venise orne la couverture. Sont toujours disponibles chez ce même éditeur: les deux précédents recueils: Clam et Cohobe, au prix de 6 euros chacun.
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Eloge de Robert Ménard,par Philippe BILGER,avocat général à la cour d'appel de PARIS. 

 

629fc0d22a49dba69b9b1cea17c6932f.jpg...Loin des critiques fréquemment formulées à l'encontre du secrétaire général de Reporters sans Frontières, il en est un pour saluer son courage et sa détermination au combat. Le voici.

 

 Il agace, il s'agite, il remue, il escalade, il parle, il dénonce, il condamne, il stimule, il se bat. Il ne laisse rien passer, il est sur tous les fronts et rien ne le décourage. Trublion nécessaire, il donne mauvaise conscience à ceux qui demeurent immobiles, il ne prend pas le monde comme il va, il est un empêcheur, un gêneur, un révolutionnaire moderne. Beaucoup ne l'aiment pas mais moi je l'aime beaucoup. Des êtres qui vivent ne sont pas si nombreux qu'on puisse se dispenser d'apprécier Robert Ménard. Nous manquons trop de personnes qui existent vraiment pour refuser une adhésion forte et sincère à celle-ci. On a le droit de ne pas épouser toutes ses luttes, de ne pas approuver forcément sa guérilla incessante pour le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Je conçois que certains veuillent fermer les yeux, boucher leurs oreilles pour ne plus le voir, plus l'entendre mais heureusement on ne se débarrassera jamais de lui. Donc je persiste. On a besoin de lui. Robert Ménard absent, il aurait fallu l'inventer.
Loin de la médiocre ritournelle de la morale…
Un très beau portrait de lui dans Le Monde par Ariane Chemin. Les journalistes et les intellectuels feraient la fine bouche devant cet «absolutiste de la liberté d'expression». Robert Ménard serait un adepte de la bien-pensance et il devrait apprendre, paraît-il, à «négocier» la liberté de la presse, selon le conseil un tantinet condescendant de Philippe Val. Mais, au risque de déplaire à ses censeurs, je suis heureux que, dans notre société, nous ayons un absolutiste de la liberté, je suis ravi que nous partagions l'humanité avec un citoyen suffisamment fou et enthousiaste pour ne pas «négocier», je suis comblé parce que Robert Ménard est le seul qui ne s'enfermera jamais dans des frontières, celles du monde et les siennes. Ce n'est pas de sa bouche que sortira ce discours lassant sur les atteintes à la liberté qui seraient justifiables puisqu'elles portent préjudice aux adversaires, à ceux qui pensent mal, à ceux qui écrivent incorrectement, à ceux qui parlent contre les canons de la bienséance. Ce n'est jamais dans les propos de Robert Ménard qu'on entendra ce sale petit bruit de la censure, cette médiocre ritournelle de la morale qui prétend étouffer l'intelligence, cette ennemie de toujours, imprévisible et spontanée. La bien-pensance, elle sévit chez ceux qui grignotent et qui brident, chez les prétendus sages qui nous invitent aux clientélismes quand le sort de la démocratie nous sollicite. Ménard, lui, est d'une formidable mal-pensance. L'anticonformiste, c'est lui. De battre, son esprit ne s'arrête pas Au lieu de lui jeter un verre d'eau au visage comme ce pitoyable contradicteur qu'a été en face de lui Arno Klarsfeld, dans l'émission d'Ardisson il y a quelques années, je propose de suivre son exemple, pas seulement pour Reporters sans Frontières mais plus généralement pour le désenclavement des idées et des principes. L'exigence de la liberté doit être détachée de nos humeurs, de nos instincts, de nos préjugés. Même ceux qui se piquent de nous donner des leçons endossent des habits partisans et des costumes conjoncturels. Philippe Val, je ne l'ai entendu plaider pour la liberté d'expression que pour des enjeux faciles et consensuels.
Robert Ménard, il ne s'est jamais tu pour personne. Aucune frontière ne l'a retenu dans son enclos, dans son camp, dans son pays. L'internationale de la terreur, ce n'est pas son genre. Lui, c'est celle de la liberté.

Alors, oui, déroutant, inventif, exaspérant. Mais vivant.

 De battre, son esprit ne s'arrête pas...

 Il ne choisit pas, il embrasse, il embrase. Il est maladroit parce que la prudence et la lâcheté imposent d'être adroit.
Là où Robert Ménard passe, le monde, la société ne peuvent plus dormir à poings, à scandales fermés.
Vendredi 11 Avril 2008 - 00:03
Philippe Bilger
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...RENDRE A CESAIRE... : "... dans le politiquement correct,ça va pas l'faire..."

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...Écoutez le monde blanc
horriblement las de son effort immense
ses articulations rebelles craquer sous les étoiles dures
ses raideurs d'acier bleu transperçant la chair mystique
écoute ses victoires proditoires trompeter ses défaites
écoute aux alibis grandioses son piètre trébuchement
Pitié pour nos vainqueurs omniscients et naïfs !...

- CESAIRE (retour au pays ...)

« ...C'est bien une civilisation entière que l'on tente de faire crever : celle du "blanc" contemporain...on reprend le crin-crin de l'esclavage et on tente de lui coller toute la culpabilité du Monde possible...Merde, que je sache, CESAIRE bouffait confortablement dans la gamelle du "blanc", non?...Prof, maire, député, proche des présidents et de la politique plan-plan,bref de la race des "opprimés",disait-il!(... assez gonflé pour s’en plaindre...N’y avait-il pas plus mal loti que le poète ?...).cette double hypocrisie ralliée à la cause identitaire, communautariste, pour ne pas dire RACISTE, cache une piètre qualité poétique - avis d'experts plus qu'éclairés et nombreux sur ce domaine...QUI faut-il distinguer, l'homme politique ou le poète?...,une lettre d'introduction de BRETON et le voilà  «nègre fondamental»(dixit BRETON…) ..."césairisé", on en oublie que le surréaliste impuissant conseillait de "tirer sur la foule, au hasard...",comme un geste absolu de dévotion à la noble cause de sa poétrie de bas-étage, sanctuarisée par le terrorisme intellectuel issu de 68,transformé dernièrement en mandarinat de l'édition...Puis vint la section idéologique du PC, rattrapage in extrémis et dénonciation de la « Stanalisation »  du parti et de ses "oublis" de l'Histoire(100 000 000(millions) de morts, disparus dans les camps, goulags,  pogroms...),et voilà "Aimé,le mal aimé…" tirer la barre à droite chez CHIRAC, GISCARD, etc ...Mais l’homme blanc européen est «foutu», «nazifié», «exploiteur» :un grand pan de la repentance quémandée, souhaitée, fait son apparition avec Aimé CEZAIRE,SENGHOR…Illusions, prophéties et sentences font leurs apparitions sous formes de pamphlets, poèmes ou les tropes de l’homme blanc sont ridiculisées, caricaturées à l’extrême…A battre la cloche dans les rues de l’anticolonialisme, les résultats risquent d’en être contreproductifs, à n’en pas douter…L’huile sur le feu et l’extincteur d’une providentielle opposition qui n’en demandait pas tant tombent dans l’escarcelle de leur propagande de fond…Mais rira bien qui rira le dernier, les problèmes restent….Et si la patate chaude saute de mains en mains, la question d’une «solution finale » se profile : qu’est-ce qu’on fait du « blanc »?...
Malheureusement, SARKOZY, tout en rechargeant son karcher, renâcle aux sirènes de la reddition spontanée à la "négritude",à la «repentance»,système odieux permettant d’endosser les crimes du passé sur les épaules de la descendance  … -  pas question de considérer les citoyens de la Rép. en spécificités catégorielles! Tous français, ou dégages!...la République,un rempart et peut-être le dernier…Bien vu, mon bon, à l'heure ou le Chinois "accuse"(avec les moyens s'entend...5000 chinois voués au "patriotisme national" dernièrement, sur les Champs, tentent d'agenouiller Robert MENARD, des fois que ce dernier révise sa copie et affirme ne pas avoir vu ce qu'il a vu...Compliqué, mais simpliste pour la bienpensance gau-gauche française.
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...Gentils noirs et méchants blancs, on a du mal à passer à la couleur...Mais tout ceci vend de la lâcheté et du TGV(en Chine et à bon compte...)pour presque pas un rond. Et si la pirouette finale impose que le Tibétain est un salopard qu'il faut exterminer également, et bien c'est sans complexe qu'on le rajoute dans le panier de la ménagère...Alors je dis, bravo le parti socialiste, bravo le parti communiste. Vive BESANCENOT et sa révo-ethnique, qui nous expliquera que les "blancs" n'ont pas été "bons" dans l'Histoire, et qu'ils méritent de crever EGALEMENT et LEGALEMENT avec les enfoirés de tibétains et de TOUT ce qui se met en travers du communisme international(qu'importe le flacon...).Debout les "damned" de la Terre, foutons CESAIRE au panthéon, pas pour y entrer, mais pour qu'il n'en sorte plus...Malgré quelques reditionnistes (Jaurès, Monnet...),sa place est réservée...Le CRAN demande une plaque, déjà...Tout le circus de la "sociale démocratie" va se mettre en branle, puis suspense,...la dépouille de CESAIRE retourne à la MARTINIQUE, là ou le poète faisait un carton - puis,funérailles nationales à double représentation:samedi la gauche,dimanche la droite(!!!)...pour un universel,drôle d'hommage séparé...un conglomérat d'aigreur lui réserve un bel accueil(quand il s'agit de casser du "blanc" et de caser du "nègre",y a pas d'soucis..),mais ouf, nous voilà sauvé, il n'y aura pas de transcendance panthéonomique mais une reconnaissance ETERNELLE, qui avec SENGHOR avait inventé le concept le plus raciste qui soit...,exemple conchié de la "négritude",l'apanage d'un monde noir et sans partage(PSF :Populisme Sans frontières ni couleur de peau, les POUJADISTES là-bas aussi font leur job…)..."PAINT IT BLACK",chantait les STONES en 66...En 2008,la couche de fond commence à prendre...reste mon poète, bien à moi, Léo FERRE, qui en la matière susurrait ironiquement:
"...je suis un nègre blanc qui se fait chier à bouffer du cirage, parce qu'il en a marre qu'on lui dise "sale blanc"!..."

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..EMANNUEL TODD,LE CHIHUAHUA DE JOSPIN... : "...le sinistre avenir d'un pacifisme sous influences..."

MISE EN GARDES :…seront poursuivis IMPITOYABLEMENT en justice,les commentaires à caractères racistes,injures personnelles homophobes et discriminatoires en atteintes à la vie privée…vous n’êtes pas obligés de me lire,de même que je ne suis pas OBLIGE de VOUS lire…Donc,modérez vos propos,ou vos traces d’IP nous mèneront devant les tribunaux…Sachez que,dorénavant,la liberté d’expressions se déroulera conformément à la loi sur informatiques et libertés 1978,réf:2004…Michel REYES 

« …UN DES NOMBREUX ETRONS SERVANT LA SOUPE A JOSPIN, et qui nous apprend ,sans rire,6563a53ed88d9f4b65c20d4ba140b89d.jpgdepuis des lustres le « déclin » de l’Empire américain, comme une arlésienne que l’on ne voit toujours pas venir, trop absente pour ne pas être suspecte de bouffer dans les bauges de MARIANNE, France-Inter et  toute la bien-pensance hexagonale – la pitance de gauche, les tropes d’une opposition, la gelée de cervelles d’une Université crevarde en «avant-garde» qui ressemble de plus en plus à un couvercle de chiotes : ça cache les odeurs ,mais la merde reste en dessous…un de ces chihuahuas qui se rêvait «pitbull»,et avant d’aboyer en remuant la queue sous les jupes de ROYAL, éminent cerbère de la « litté-ratures» finit par exploser en vol face aux questions concrètes d’une Défense Nationale posées chez MOATI, ancien bonzaï de MITTERAND, tenancier affable d’une émission ouvrable à l’heure des bordels – où la putasserie descend dans la rue, après le rot dominical et le p’tit coup à la bourgeoise…Bref, c’est lol sur lol, que le  démostatique démographe dégurgite un pacifisme en berne, à la CHOMSKI, en annonçant crânement son refus de doter le pays ,et accessoirement la Zérope, d’une armée capable de réagir aux attaques de ceux qui réclament à corps décapités411060049667475f4c0c4587a6f92f55.jpg et à cris  étouffés LA DISPARITION IMMINENTE de l’Occident(encore un gros mot lâché dans le « concert des Nations » obèse de soumission…)…Et quand on apprend qu’il faut «discuter» avec les talibans afghans et les descendants de l’immigration, afin de ne pas heurter leur «sensibilité» …A se demander si la Nationalité et l’intégrité parlent de la même chose : la protection d’un corpus «Peuple Européen de l'Ouest» ...En agitant les hardes de l'épouvantail "extrêmeuuh-droââteuh"!,...ET surtout, on se demande qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ?... maintenant, et désormais, à l’échelle de la France (un autre gros mot, semble-t’il …),grâce aux efforts redoublés de la VEDRINOSPHERE onusiste munichoise et un porte-monnaie FMI Strauss-Kahnesque de complaisance, nous venons de comprendre que nous dotons le terrorisme international  de DESTRUCTION MASSIVE, plus sympa que l’Anthrax, d’un outil de propagande interne aussi efficace qu’une élection municipale dirigée contre le Président de la République, SEUL(mais vraiment TOUT SEUL…) garant d’une République dont les rogatons d'un KOMINTERN lamellibranche s’acharnent à détruire… la vache, ça fait froid dans le dos !…»

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infos spéciales:Le dernier recueil de Lionel Mazari parait ce mois-ci aux éditions Gros Textes. Il est disponible à l'adresse de l'éditeur:  Editions Gros Textes, à Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes. Son prix public est de 10 euros.medium_img492.2.jpg Vous y trouverez: des textes en prose écrits dans les années 90 et rassemblés sous le titre Journal d'un ange, ainsi que ses derniers écrits sous le titre: J-C Cédille. Un tableau de Michel Reyes représentant Venise orne la couverture. Sont toujours disponibles chez ce même éditeur: les deux précédents recueils: Clam et Cohobe, au prix de 6 euros chacun.
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...LA LITTERATURE COMME MACHINE DE GUERRE... : "...autopsie de nains sur un faux mage sans tête..."

MISE EN GARDES :…seront poursuivis IMPITOYABLEMENT en justice,les commentaires à caractères racistes, homophobes et discriminatoires en atteintes à la vie privée…vous n’êtes pas obligés de me lire,de même que je ne suis pas OBLIGE de VOUS lire…Donc,modérez vos propos,ou vos traces d’IP nous amèneront devant les tribunaux…Sachez que,dorénavant,la liberté d’expressions se déroulera conformément à la loi sur informatiques et libertés 1978,réf:2004…Michel REYES

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MAURICE G.DANTEC :…« …Le texte « la littérature comme machine de guerre », que je désirais au départ vous exposer en préliminaire, a été écrit au début du siècle. Si j’avais pris la décision initiale de le présenter c’est qu’il m’a servi à l’époque de bilan pour le travail spécifique que j’avais essayé d’accomplir en tant qu’écrivain, durant la décennie précédente, mais en fait, plus qu’un acte terminal il s’agissait d’une « plate-forme » susceptible de m’aider, précisément, à « dépasser » les limites que je percevais alors à peine dans l’herméneutique deleuzienne, tout en sachant fort bien que pour « dépasser » quoi que ce soit, il faut au minimum se maintenir à sa hauteur, en tout cas en termes d’exigence.Ainsi, il me permettait de concevoir mon regard sur ma propre production passée non pas comme l’archéologie d’un monde mort, mais comme la mise en mouvement d’une pensée qui me serait singulière.
J’ai néanmoins décidé d’agir différemment et de décrire, à l’heure d’aujourd’hui, sept années plus tard, là où cette « plate-forme de lancement » m’a propulsé, tout en remontant au point d’ignition originel, quand la mise à feu a eu lieu.Lorsqu’on m’a demandé de participer à ce cycle de conférence de l’Acfas j’ai immédiatement accepté. Trop vite, peut-être.Il m’est rapidement apparu qu’en tant qu’écrivain il me serait parfaitement impossible d’écrire quelque exégèse que ce soit concernant Gilles Deleuze et son travail. Non pas que ce travail soit abstrus, et incapable d’être explicité, ni même parce que je ne suis pas un universitaire, un analyste littéraire, un critique. L’objection principale tient en ce que je suis, par conséquence, un praticien. Un praticien de la littérature : ce qui signifie que je suis un vampire. Je me nourris insatiablement de tout ce que le Monde Créé est en mesure de m’offrir, et je ne suis pas en reste concernant les domaines de l’Invisible.Je ne peux donc que très difficilement parler de Deleuze parce qu’en fait, comme bien d’autres victimes de mon cerveau-estomac, c’est Deleuze qui, parfois, parle en moi. Je l’ai dévoré, digéré, métabolisé, sans la moindre métaphore, et de fait il s’est retrouvé mêlé à une foule d’âmes qui n’ont eu de cesse, je pense, de le surprendre, comme Léon Bloy, Joseph de Maistre, Hans Urs Von Balthasar, Sainte Thérèse d’Avilà, ou Bernanos, mais aussi des proches : Kafka, Nietzsche, Pasolini ou Duns Scot.je ne peux parler de Gilles Deleuze que comme d’une machine littéraire de 3e espèce. Je ne peux parler de Deleuze que comme singularité des singularités, ce qu’il a été dans ma vie, et ce n’est pas un hasard, dieu stupide auquel je ne crois pas, si l’on peut, me semble-t-il, le « cataloguer » comme le grand philosophe de la singularité au XXe siècle.Aussi ce que je peux dire de Gilles Deleuze et de son travail c’est le récit singulier de ma « rencontre » avec cet être, et ce devenir, ce que je peux essayer d’évoquer c’est comment la réalité se détecte à quelques signes aux limites du visible : philosophe de la singularité, au milieu d’un monde qui avait évacué la toute première d’entre elle, Deleuze ne fut pas une « influence philosophique » pour moi, il fut une rencontre frontale avec le réel, sans apport de la moindre dialectique, il fut une collision, à distance, dans le temps et l’espace, entre deux cerveaux et donc probablement l’émergence d’un troisième « organe » à leur (dis)jonction inclusive.

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(w.burroughs)

Diagramme diachronique :

1975 : Heldon, Nietzsche, Philip K. Dick. En 1975, j’ai seize ans, je viens de découvrir Philip K Dick, Burroughs et Ballard, pour ne citer qu’eux. Je commence tout juste la lecture du Gai Savoir, trouvé dans la bibliothèque maternelle, avec Ainsi parlait Zarathustra. C’est le moment où la culture hippie se voit contre-attaquée par la réaction punk, retour à l’énergie sonique de l’électricité, glam plastique, antinaturalisme, utilisation machinique et militaire de l’électronique. Je tombe sur un album nommé « Electronic Guerrilla », référence directe à Burroughs, le nom du groupe : Heldon, est tiré d’un roman de Norman Spinrad, « Rêve de Fer ». Un des titres est visiblement influencé par « Ubik », de Dick. Au dos de la pochette, des aphorismes d’un certain Klossowski, une phrase d’un certain Gilles Deleuze, et le titre « Le Voyageur » tiré de Nietzsche, lu par ce Deleuze sur fond de mur électro-acoustique. C’est le nexus primordial, où tous les éléments, sans être forcément actualisés, sont cependant co-présents.

1977 : L’Anti-Œdipe.
Lecture cataclysmique. Enfin une authentique « critique » du capital et de la technosphère qui ne doive rien à Guy Debord et sa clique, pas plus au marxisme orthodoxe, ou aux sinistres requiems de l’extrême droite socialiste, ou de l’extrême gauche nationaliste, sans parler de leurs pathétiques hybris. La lecture de l’Anti-Œdipe en cette année plus que singulière, initiée par la découverte de Deleuze à travers l’expérience du rock’n’roll, ne tient pas non plus à je ne sais quel effet de coïncidence liée aux lois de la stochastique. Alors que les concepts mutants de l’inconscient machinique et du corps sans organe font l’effet d’une déflagration dans mon cerveau d’adolescent tardif, la musique initiée par Richard Pinhas prend sa forme définitive au cœur d’un contre-mouvement productif qui décide de plonger le monde de la musique électrique dans sa propre vérité : sidérurgie sonique passée au générateur nucléaire, punk-rock/cold-wave, la déferlante ne vient plus d’un point localisé, San Francisco ou Liverpool, elle est déterritorialisée d’emblée, elle surgit simultanément à New-York, Londres, Paris, Bruxelles, Berlin. En ces années où le nihilisme et son cortège d’absurdités criminelles, et terriblement inesthétiques, semblait avoir englué à jamais les esprits, ces quelques mois de 1977 où la collision eut lieu allaient probablement déterminer tout le reste de mon existence. Une mise en perspective désorbitante de la machine inconscient et de la machine sociale, du corps-cerveau et du monde-organe, la redéfinition des concepts de territoire, de carte, de diagramme, de programme. Une redéfinition de l’homme, comme tension infinie entre Un et Multiple, une redéfinition du capital comme échange non plus « symbolique » mais réel entre les machines de l’inconscient schizoïde et celles de la Technique-Monde, entre les processus des configurations sociales et la définition asilaire du malade mental. Une sorte de scholastique non théiste et pourtant non dialectique, imprégnée de la phénoménologie d’un Husserl, mais aussi, nous le verrons, de concepts fondamentaux remontant à la patristique la plus haute. Quelque chose était en train de se produire.

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1980-1990:MILLE PLATEAUX,IMAGES MOUVEMENT,différence et répétition...Les années 80 sont les années du Mitterandisme, des idéologies néo-humanistes, de la grande illusion culturelle et de la récupération, plutôt efficiente, des œuvres de Gilles Deleuze pour des « causes » politiques diverses. C’est l’époque où, dans la solitude des vrais penseurs, Deleuze s’oppose violemment à Foucault et Derrida au sujet de la «Palestine», conservant avec le Peuple de l’Ancienne Alliance une complicité intellectuelle et sans doute historique que d’aucuns taxeront très vite de « sionisme », autant dire « fascisme », mais qui me semble quant à moi évidente quand on le lit sans les lunettes des nouvelles orthodoxies : Deleuze, comme Spinoza, est un excommunié potentiel. Ni matérialiste ni idéaliste, on essaiera sans trop de réussite de le caser avec les déconstructionnistes, tout comme avec les constructivistes, alors que sa pensée est perpétuellement en mouvement, et qu’elle échappe de fait à toute prison dogmatique universitaire.À cette époque, Deleuze disparaît par intermittence de mon écran radar. Je continue de le lire mais je suis en train de traverser la première époque du chômage à grande échelle, du rock devenu politiquement correct et subventionné par l’État, de la violence urbaine, des drogues dures, du sida. Après avoir été un prolétaire de la musique, puis de la publicité, la 1ere Guerre du Golfe me précipitera dans les bras de l’oisiveté et de la dépression, c’est à dire dans ceux de la littérature.

1997-2000 : Heldon/Richard Pinhas.
En 1997, un après midi de printemps, je reçois un étrange coup de téléphone. Dans un premier temps, je crois même à une blague. Un certain Richard Pinhas demande à me parler.
Richard Pinhas est l’homme qui a fondé Heldon en 1971. C’est lui qui a travaillé avec Spinrad, Dick, et Gilles Deleuze ! Il vient de lire les Racines du Mal, me dit-il, il pense que nous avons au moins des choses à nous dire. Plus de 20 années ont passé entre mon écoute de son premier album et ce jour particulier.
S’ensuivra une rencontre qui, telle la collision entre deux engins volant à haute altitude, nous conduira, chacun, et ensemble, sur une trajectoire balistique qui nous poussera à redéfinir notre rapport à Gilles Deleuze, à la littérature, à la musique, au concept de machine, d’individu, à la notion même de pensée. L’album d’Heldon, « only chaos is real », auquel je participai avec Norman Spinrad, fut le moment d’ignition de la fusée. Il fut conçu par Richard comme le dernier de ses disques à paraître sous ce nom. Acte terminal, il était surtout un acte refondateur.
Il s’ensuivra un projet singulier qui consistera non pas à « mettre Deleuze (et Nietzsche) en musique », mais de faire de cette musique le « reboot » de leurs théories. Pas même un analogon, mais une REPRISE.

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michel REYES:(1992- hommage à VAN GOGH)81X100cm.Paillettes,huile/s/toile.

...1999-2003: Schizotrope fut l’émergence d’une singularité à la (dis)jonction opérée par Richard et moi. Un mur de boucles électroniques, produites par une guitare passant au travers d’une série de processeurs sonores, créait en quelque sorte le « corps plein », en mutation métastable, du texte que je serais amené à lire. La voix se devait d’être non pas le vecteur rationnel du signifiant, disons pas uniquement, et même : surtout pas avant tout, car comme dans toute véritable aventure de rock’n’roll elle serait considérée comme un instrument parmi les autres, une source sonore intégrée à la machine, comme les autres. La voix, la Parole, créerait l’injection des machines littéraires sur le corps plein du son-cosmos. La musique-corps électrique, la voix-machine humaine, tout était là. Il était hors de question que nous produisions une sorte de pensum scolaire vaguement accompagné de musique techno. Nous avons expérimenté plusieurs formules musicales en trois albums, entre 1999 et 2003. Chaque entreprise n’était animée que par un seul but : non pas « illustrer » d’une manière ou d’une autre les textes de Deleuze qui seraient lus, mais faire de cette « machine de troisième espèce », humano-machinique, cyborg, audiotextuelle, une authentique reprise de ses théories, comme centre pivotal de tout ce qui serait produit.

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2000-2004 : Le Christianisme, la Patristique, Duns Scot, Heidegger/Nietzsche. Je me suis fait baptiser le 16 février 2004 selon le rite apostolique et romain. Cet acte est venu clore un chemin, qui aura duré vingt ans, pour en ouvrir un autre qui pour nous – chrétiens - n’a pas de fin en soi. Étrangement, alors que je plongeais dans l’étude de la haute patristique, Richard redécouvrait de son côté les merveilles de la Kabale juive, qu’il avait probablement rejeté durant un temps, sous l’influence de l’époque post-soixantuitarde dont il est issu. Par contrecoup, je me suis mis moi aussi à approfondir ma connaissance des textes pseudépigraphiques juifs et de son côté Richard a commencé à s’intéresser à Duns Scot. Certes, le fait que Gilles Deleuze, tout comme Heidegger, se soient intéressé à ce scholastique écossais n’est pas pour rien dans ce choix liminaire, mais commencer par Duns Scot n’est pas la plus mauvaise introduction qui soit aux Mystères de l’Incarnation, de la Trinité et donc de la singularité, problématique qui se trouvait précisément au cœur du projet Schizotrope, parce qu’il était au cœur de celui de Gilles Deleuze.

Diagramme synchronique.
Ce plan diachronique permet de passer aussitôt à la forme synchronique qui va aider à comprendre en quoi ma rencontre avec le philosophe ne tenait en rien à une série de coïncidences mais bien à la formation tectonique d’une structure absolue, pour reprendre Abellio, dont la cohérence tenait dans une dynamique sans cesse recommencée entre différents pôles d’un quadrant où Musique, Littérature, Machines, Organes se voyaient répercutés en autant d’échos que de points de vue ontologiques sur ce processus qui voyait le jour. Richard Pinhas fut le premier musicien de rock électronique français pour ne pas dire du monde. Ami et élève de Gilles Deleuze, vers 1970 il est destiné, après son doctorat, à une carrière universitaire d’élite lorsqu’il décide d’empoigner le manche d’une Gibson Les Paul et d’expérimenter les tous premiers synthétiseurs du marché. Cela ne l’empêchera pas de poursuivre sa relation amicale et intellectuelle avec le philosophe jusqu’au décès de celui-ci, comme avec l’écrivain américain Norman Spinrad, par exemple. Tout en Pinhas le connecte à la littérature, son goût de la lecture en premier lieu, ses relations avec les écrivains et les philosophes en second, mais surtout la constante interaction qu’il lui a fait jouer avec sa production musicale. Comme je l’ai indiqué, Heldon est un nom tiré d’un roman de Norman Spinrad. Ses premiers albums comportent des références directes à Philip K. Dick, à Nietzsche, ou Pierre Klossowski. Ainsi, bien sûr, qu’à Gilles Deleuze. Mais il ne s’agit pas ici d’un simple travail de citation référentielle. La facture même de la musique de Richard est empreinte, durant toute cette époque, et jusqu’aux plus récentes de ses productions, des théories deleuziennes sur la différence et la répétition, comme sur les rapports entre schizophrénie et capital, inconscient machinique, corps sans organe, monades de Leibniz, infinité naturelle de Spinoza, surhomme comme momentum actualisé de l’Éternel Retour nietzschéen. C’est pourquoi, là encore, rien n’est dû au hasard lorsque, dès 1971, sur son premier album, Richard Pinhas, avec 30 ans d’avance, fait lire, par Deleuze lui-même, sur accompagnement de rock électronique, un texte de Nietzsche, « Le Voyageur », qui entrera ainsi pour toujours dans le monde de la musique de l’ère post-atomique. En ce qui me concerne, je pourrai affirmer que je suis comme une forme invertie de celle représentée par Richard, je me trouve sur l’autre pôle de la singularité. Mais c’est de notre mise en rapport qu’est né, peut-être, ce troisième cerveau que j’ai évoqué plus haut. Peut-être n’est-il pas surgi de la confrontation directe entre le mien et celui de Deleuze, sans besoin de médiation d’aucune sorte on peut envisager que c’est de la collision entre les deux pôles, entre Richard-Pinhas-le-musicien et Maurice-Dantec-l’écrivain que cette forme a pu jaillir. Et cette forme, cette nature, cette personne, c’était justement la singularité même du philosophe, c’était ce qui le dépassait lui même, ce qui se tenait constamment au-delà de lui, c’était sa propre pensée en mouvement, sa Parole en Acte. Je suis un écrivain et comme je l’ai expliqué c’est à l’âge de 16 ans que je découvre Deleuze par Heldon, donc par Pinhas, et que j’entreprends parallèlement la lecture de Nietzsche. Quelqu’un a prononcé le mot « hasard » ?
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À la différence de Richard je n’ai jamais rencontré Deleuze que par ses ouvrages, et grâce à une simple pochette de disque.J’ai abandonné l’université, comme lui, mais au bout de la 1ere année ! Pour me lancer, tout comme lui dans l’aventure du rock électronique, version punk, à partir des années 77-78. Cette aventure était déjà pour moi terminée lorsque Richard entamait sa 15e année de carrière dans la musique.Notre rapport de polarité n’est donc pas une inversion simple, l’inversion est intensifiée et se voit donc soumise à des forces qui l’empêche de rester une simple figure géométrique statique. J’ai été musicien, comme Richard, mais dans des conditions et des époques radicalement différentes. J’ai connu Gilles Deleuze, mais sans l’avoir jamais approché. Richard est docteur en Philosophie, je suis un kamikaze autodidacte. Tout comme Richard l’a fait pour sa musique, j’ai intégré certaines des théories du philosophe comme matériaux actifs de ma narration. Lorsque notre rencontre s’est actualisée, bon nombre de nos convictions originales ont volé en éclat. Nous sommes bien des polarités : ce qui nous rassemble nous disjoint, ce qui nous divise nous réunit.
C’est de ce processus même que put naître un projet comme « Schizotrope »… »

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infos spéciales:Le dernier recueil de Lionel Mazari parait ce mois-ci aux éditions Gros Textes. Il est disponible à l'adresse de l'éditeur:  Editions Gros Textes, à Fontfourane, 05380 Chateauroux-les-Alpes. Son prix public est de 10 euros.medium_img492.2.jpg Vous y trouverez: des textes en prose écrits dans les années 90 et rassemblés sous le titre Journal d'un ange, ainsi que ses derniers écrits sous le titre: J-C Cédille. Un tableau de Michel Reyes représentant Venise orne la couverture. Sont toujours disponibles chez ce même éditeur: les deux précédents recueils: Clam et Cohobe, au prix de 6 euros chacun.
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02 avril 2008

...COMMENT LA BOUSQUETERIE A VOLE LA MAIRIE DE LODEVE ET VIOLE LES CONSCIENCES DE L'ARRIERE-PAYS... : "...l'appel des sirènes..."

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