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11 septembre 2016

Instant karma 911: Echos du Frankistan…(il y avait tout juste 15 ans...)

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(...nous brillons tous, comme la lune le soleil et les étoiles (sic)... - John Lennon)

              Et si personne n’avait vu le soleil se lever avec cette belle intensité dans ce début d’automne, le 11 septembre 2001 n’aurait été qu’une superbe journée qui commençait bien…Bob était de bonne humeur. Bob venait de se lever à l’aide de son radio-réveil «NBC-Fox-News», les infos l’emmerdaient mais il adorait la voix de la météo-girl:  «…HELLO GUYS?...You stay in newwwww-yooooeuu-cillllyyyyyeuh?...All right,mooon,you’re THE BEST!...Cooom’on,GET-UUUUP and moove yer hasssss!...»,et ainsi de suite avant d’envoyer un plan «seventies», une dénicherie  sound-up. Et toujours sur cette belle matinée, ce fut «Instant Karma» de LENNON qui le réveilla sous la douche…Au poil, on en faisait plus des mégas-tubes comme ça....fumier de l’assassin CHAPMAN, on venait de le relâcher. Ce con avait tué un Beatles, présage sordide des temps à venir. 

- « When we all SHIIIINE ON!...»,se mit-il à gueuler Bob en enfilant son antique 501. This morning, il avait une course du côté de chez Charlie, deux autres vers les «twins» et bricoler sa Norton «commando» 1972. Bob encaissait son âge et ses goûts sans trop y penser – dans l’autocritique, il avait déjà donné comme d’un autre temps, pfff, s’en foutait, le capital santé s’émietterait, trois petits tours et puis s’en vont. Chacun son tour de manège, grinçait-il à qui veut l’entendre.

              Et les femmes ?

              Les femmes. Elles étaient passées comme elles étaient venues. En douleur, en profondeur, et en évacuation…En ce moment, Bob était amoureux de la météo-girl. Parce qu’il savait que la rencontrer était tout au plus fantaisiste et inopportun : de l’irrationnel pur …Et du moment que cette bluette lui occupait l’esprit, ça suffisait LARGEMENT, comme quand on regarde la télé en coupant le son.

              Merde, l’ascenseur en panne – 15 étages à dévaler au pas-de-charges…Et puis la rue de 7H30, fraîche, limpide où ne tarderont pas à cingler les gaz d’échapp’,le populo et les mille métiers de l’asphalte. Des millions de kilomètres pour ne pas comprendre d’où il était parti, longtemps ,d’un continent en ruines, pensait-il…En ruines pour son métier, en ruines pour ses illusions, en ruines pour son avenir qui n’était plus devant, mais derrière…Une passion à un moment, la peinture…Il s’était jurer de NE PLUS retoucher à un pinceau, une toile…Conflit permanent avec le «milieu»,la représentation et tout le tintouin… Qu’ils de démerdent. Ce n’était plus son problo. Le suicide l’avait nargué un petit moment. Mais «si la vie ne vaut rien, rien ne vaut la vie », proverbe arabe.

              Arabe....Vous avez dit « arabe » ?...

              Dans quelques instants, lui et le Monde ne croiront pas si bien dire.

              Difficile de tout revendre, là-bas, mettre un terme à une relation épuisée, convaincre l’immigration, visa, boulot neuf et le bateau, quelques dollars en poche.

              Le bateau parce qu’il voulait prendre son temps. Partir, renaître…  «…Le karma instantané!», rigolait-il aux quelques mouettes de l’Hudson fouillant les restes du marché aux poissons. Ouais, tout brillait jusque derrière le pont de Brooklyn dans un univers qu’il se complaisait à détailler, le soir, assis sur le devant de l’immeuble, puis plus tard dans la soirée en regardant la réverbération au plafond de sa chambre comme un écran de ciné.

              La pétoire anglicane pétarada, direction les entrepôts, prendre les colis, livraisons et on rentre fixer ce bon-dieu de réservoir avec les sillent-blocs achetés la semaine dernière chez Denis-Skin’s Bicycles. Charlie n’était pas au bureau, mais Yang-lo, son commis Viet accusa la réception. Discuter le bout d’gras, cinq minutes. Ils étaient migrants tous-deux…5ème avenue, Yellow-cabs, circulation fluide, on était pas loin de 9H…Quartier de Manhattan, attacher la Norton, filer à pieds vers le centre.

              La vie était belle, douloureuse et ses Converse impeccables. La première détonation frappa le sol en soulevant une bouche d’incendie. Une ombre rapide, bizarre, l’avait précédée, un nuage, puis BLAM!...Ce dernier résonna longtemps à l’intérieur de Bob. Ceux qui y étaient connaitront le phénomène pendant un bail…Une onde de choc. Un écho…Toute la rue s’arrêta regarder le ciel, les buildings et puis rien. Nada. Une légère fumée, tout la haut- perchée. «Wouaôh,my God …», grommela un agent du gaz à quelques mètres de lui. C’était QUOI, ce bordel?... « Une explosion dans la tour-Nord », se disait-il...La vache!...Ou dix fois rien, allez savoir, on est à NY-City. Et la perception du quotidien, amplifiée, peut donner des hallus à ceux qui n’en ont pas l’habitude.Ca paraissait incroyable, surréel. Oui, toute la terre avait tremblé. Et puis non, personne ne comprendrait, là-bas, sur l’ancien continent, ce qui s’était passé. Non, non et re-non, comme une bique butée et bornée, il faudra prouver, filmer, supplier, etc.…Bah, cette foutue buse d’Europe n’aura que ce qu’elle mérite, se disait-il souvent, sans intérêt aucun .Le bavardage incessant noiera les faits. Vieux, vieille, ce langage devenant monnaie courante, Bob avait décidé de s’en séparer. Et c’est pour cela qu’il y avait tout à changer dans un monde, ou même comprendre, expliquer, deviendrait hostile et déviant. Mais pour l’instant, les rares passants échangeaient quelques infos, à contresens. 

- « God’s hell!…je crois qu’un avion de ligne a percuté la tour-Nord!...», haletait la petite marchande de beignets à l’angle de la 15ème…

- « …no miss, c’tte une METEORITE qu’est tombée pas loin d’ici… », extrudait un trader en bras de chemise et visiblement trempé, quelques dossiers collés sous le bras, lunettes de travers. Nous étions à deux pas du quartier des affaires.

              D’autres, à l’arrêt scrutant la fumée toujours fluide et montante, gesticulants peu, téléphonaient. Presque tous téléphoneront à quelqu’un, quelqu’une…Cherchant dans le flegme, un refuge à la peur-panique. Bob imaginera, sans jugement, que ces scènes extrêmes dans les pays dits-latins tiendraient de l’apoplexie à l’hystérie, question de latitude, mais pas seulement…Lui-même avait eu une brève pensée pour sa bécane qu’il venait de quitter. Réflexe induit, il ne se doutait pas encore que le plus sinistre était devant lui.

    Des bouts de verre éparses, mais rien de plus. Bob pensait qu’il n’y avait pas de blessés. La rue semblait sonner. Quelques sirènes de police, pompiers. Il venait d’y avoir un drôle de problème dans la tour-nord. Des exercices incendies ?...Les géants de verre et d’acier se dressaient au dessus de sa tête. Bob venait de mettre la main en visières et vit nettement sur fond de bruit sourd, un avion arrivait par l’arrière, au ras du sol, anormalement gros dans le ciel de NY et percutait la tour jumelle sur un côté. Tellement énorme qu’il n’y crut pas de suite. Mais des débris divers et  variés venaient de pleuvoir à quelques centaines de mètres de lui. Alors il se mit à courir droit-devant. Il y eut rapidement des corps au sol et d’autres masses beaucoup moins identifiables. Ferrailles, aluminium calcinés, verres et blocs d’acier .Un homme avait le bras sectionné à la hauteur du coude. Il s’était assis sur le sol et regardait autour de lui sans comprendre, en état de choc. D’autres gens criaient. Certains pleuraient, sanglotaient. Les débris continuaient de pleuvoir. Il était 9H15 et le ciel était bleu…Deux hommes corpulents en costumes de cops lui intimèrent de dégager, le secteur était dangereux; trop d’objets continuaient de dégringoler... L’Apocalypse suivait Bob à la trace, songeait-il.

               Comme beaucoup d’autres new-yorkais, il n’eut pas le temps de jouer au héro. La solidarité, l’urgence aussi, de son nouveau monde n’était pas une légende. Des initiatives se mirent en place. La consigne était de ne pas gêner les forces d’interventions et de sécurité. De ne pas céder à la panique... Hors contrôle et dans un calcul de probabilité, comment ces quelques éléments étaient-ils gérables?...Machine arrière pour récupérer la Commando, il acheta 3 bouteilles d’eau sans trop savoir pourquoi. Maintenant les bomberas rouges filaient en tout-sens. Avant de grimper sur la moto et de la détacher, il refila rapidement les bouteilles à un couple inondé de poussières. Leurs visages croûteux avaient l’allure de masques Pompéiens, comme les daubes du théâtre contemporain allemand…Un silence bourdonnant alternait aux sirènes. Prendre de la distance, les buildings gémissaient leur existence statique. Question de temps avant que le sol ne les accueille. Foutre le camp, et vite. La moto se faufilant, il n’eut aucune peine à rentrer chez lui. Chez station to station, un groupe de personnes hétéroclites suivait une image fixe sur des téléviseurs en vitrines de tours en flammes, vues du ciel. Il se joignit à eux.  « …je viens de là-bas, j’ai vu un Boeing défoncé le world Trade… », dit-il à une vielle dame serrant un chihuahua sous le bras.  «Ce n’est pas possible, lui répondit-elle, la télé parle d’une explosion au gaz…».La télé, la télé…Il n’y aura plus de vérité possible. Le doute s’immiscera aux témoignages. Le doute, comme (et avec) la forme la plus abjecte de militantisme s’incrustera dans le monde occidental. Toujours en commentant cette image fixe de Manhattan. Une suspicion d’attentats - au nombre de quatre – commanditée par une organisation répondant au visage interchangeable de l’archétype lisse et immortel (virtuel, dirait-on de nos jours …) – du logo-type de la mouvance radicale muslims, salafiste, wouahabite, etc... Et oui, comme disait la pop-song de Lennon,«nous brillons tous comme la lune, le soleil et les étoiles»,…alors TOUT brillera sauf cette putain de vérité pyrotechnique empruntée aux cieux Etats-Uniens. Les francoboches, la nouvelle bochie, grâce – entre autres - à son pansyncrétisme universitaire intégré (bloqueurs de fac et sanspapiéristes-sans-frontières.Les « sans-sans »...) s’accrocheront à l’idée putassière que les States sont contre eux (la France,la bouffe et le cul, imputrescibles valeurs sanicoles et tricolaires !…). 

 

              - « Mort aux juifs !»,qu’ils gueuleront sans complexe,au cours des épiques manifs contre «Tsahal» (armée israélienne) de 2009… Employer «Tsahal» était plus avantageux, infantile (comme le «Golem») de contes politiques modernes et de toucher l’inconscient collectif que le platement «armée israélienne»…Loïc LORENT, étudiant le milieu contemporain universitaire,ne pardonnera pas les complaisances diverses de cette gauche,et en fit ses larges plages d’un hommage à PEGUY ( «Votre jeunesse» -2006 )… « Les Français ont les enfants qu'ils méritent et ils cueillent les traits pourris de leur stupide ambition égalitariste. », concluera-t’il parmi la meute des énervés... Surtout le PEGUY-Dreyfusard dans, « l’abdication, c’est quand on ne fait plus qu’expliquer, au lieu d’agir », et que toute cette affaire,en point d’orgue paradoxal, exploitera la face antisémite de l’immortel dans le lumineux  « Mécontemporain »,d’Alain FINKIELKRAUT(éditions folio-3191).

 Fatras Morgana…

      «…le militantisme, amen…», grinça Bob entre ses dents. D’ailleurs, beaucoup de new-yorkais sont rentrés chez eux pour suivre l’évènement en direct sur la télé, alors qu’ils n’avaient qu’à ouvrir leur fenêtre. Nous étions passés dans un autre monde. Un outremonde où ce qui n’apparaissait pas à la télé n’existait pas. Le «buzz», dirait-on aujourd’hui…Et bien ce dernier fusionnera avec tous les idéologues politiques qui diffusaient de la com’ à outrances, à démences. Pour ne laisser que leur part de gâteau en élections tronquées. Le marxisme-lénifiant ne dérogera pas à la règle. Bob était parti, de cette incontinence que méprisait autant les artistes, penseurs, gens ordinaires, qu’elle glorifiait légalement  les réseaux d’extrême gauche et gauche traditionnelle de cette formidable « prise de conscience des peuples zoo-primés, etc ».

              L’extrême droite était relativement crevée, inexistante, plus confinée à des gens exacerbé (e)s qu’à un éventuel revival de la Grande Vadrouille (style claquements de talons et levées de bras tendu). Elle n’était brandie que pour diaboliser un problème interurbain, de racisme, du «vivre ensemble» et de ses recettes ou d’un calendrier électoral avenant, d’un débat sur la dernière…Le spectre du «néo-nazi» terrassier de pelles et pioches en de quelconques cimetières profanés alimentait une forme d’esthétique télégénique de svastikas et de slogans haineux peintes aux heures de grande écoute qui confirmait le «retour de la bête»,et surtout de la bêtise de cas isolés sans grands fondements mais suffisants à la démonstration pangermanique : les fachos…Les journalistes paranoïaques étaient passés aussi par le formatage schizo des facs et lycées – 20 ans de djembés et de cracheurs de feu ne s’oublient pas aussi facilement,diabolos compris…Un écran de fumée au crin-crin pandémique. Des collabos prendront d’autres acquis avec une forme d’autant plus dangereuse que le nazisme. Bob en avait eu la démonstration, ce matin, sous le nez. Curieusement, cette Foire du Trône ne lui manquait pas. Il passa un coup-de-fil pour savoir ce qu’il allait faire des deux colis de la matinée…Les lignes étaient saturées. La Palestine avait fait la une de tout le mois d’août. Il pensait que c’était un coup des palestiniens ou d’une fraction salafiste du Sud Liban, mais les «bloggers»  s’époumoneraient à une provocation des services secrets israéliens(Mossad). Une provocation à qui, et à quoi ?...Au vue de l’alliance et de la logistique US-Israël, théorie boiteuse,mais théorie quand même,on ne s’embarrassera plus de préjugés sur le formalisme. La doxa  connaissait son affaire…   Bob mit la Commando dans le monte-charges. L’appareil couinait sous l’effort.  «…faut que je prenne des nouvelles du frankistan… »,soupira-t’il en poussant la porte rivetée de l’ex-immense atelier de confection défraîchi qu’il occupait pour une pincée de dollars. 10H30, le bigophone fixe répondit mieux que le portable. Il eut Pierre, de l’autre côté de l’Atlantique:

- « …Hello man, tu devineras jamais quoi… »

- « …OUAIS,PUTAIN ! C’EST TOI?...T’es vivant?...T’as VU?... »

-« …ouais, putain,…j’y étais. J’ai failli tout prendre sur la tronche. L’était moins une…Et là-bas, comment ça s’passe?...»

- « …oh merde Bob, je sors du tabac, j’ai fait fissa…Des types parlaient de sabrer le champagne…Avec d’autres clients, il y a eu des accrochages. Je me suis cassé. Je me suis cassé…Ch’uis content de t’avoir.Je vais chercher Charlotte à la crèche. Merde, je FLIPPE!...»

- «….Ecoutes man, tout le bazar est en train de se ramasser (dans le loft, les fenêtres s’assombrirent.).Va y avoir du barouf…et (clic, la communication coupa net)….»

       Les fumées noires chargées de poussières masquaient un halo solaire devenu TRES pâle. Bob était seul, il venait de ressentir la peur comme un immense dégoût. Les vents de l’East river, autrefois si paisibles, ramenaient toutes sortes de brouillards inhabituels. Le plancher, les murs grondèrent d’une vibration sourde. « …merde, merde.MERDE!... », marmonna-t’il avant de se plaquer contre la paroi du combi. Celui-ci bipa une saute d’électricité, quelque chose venait de percuter le sol, là-bas, au loin. La première tour venait de s’effondrer au son de mille pétards chinois.Trembles, trembles… Un plâtre grisâtre et volatile lui succéda en envahissant les rues, les voitures en stationnement, les êtres et les animaux. Les mouettes s’étaient tues. Le ciel n’existait plus. Bob, comme d’autres locataires, sortirent sur le palier. Max, son voisin le plus proche, en peignoir, regardait dans la cage d’escalier… «…N’ouvres pas les fenêtres, tu vas faire rentrer des microparticules… », lui dit-il. Par l’entrebâillement de la porte de son appart’, il pouvait voir une télé qui diffusait ce qui venait de se passer…Moria, la femme de Max, invita Bob à entrer ; les américains sont ainsi. Les séquences repassaient en boucles, inlassablement, impossible d’y échapper. Nous étions au début du XXIème siècle, sans aucun doute. «…J’descends. On a peut-être besoin de nous...».

              Après avoir bu du thé, du café et de la bière, ils empruntèrent l‘escalier externe de secours. Munis de serviettes mouillées, ils prirent le chemin de l’East-side. Beaucoup de monde affluait dans l’autre sens. Toute la sacro-sainte journée, ils aidèrent à déblayer les corps, à les recouvrir aussi. Récolter des objets, même le plus infime, permettra l’identification de 3684 personnes mâles et femelles. Une montre, une carcasse de portable, une dent, bague, mâchoires – tout fut analysé systématiquement par des urgentistes bénévoles mêlés aux pros. L’Amérique aura soudé ses liens sur le sang d’innocents éparpillés. Il n’y eut que de putrides parasites universitaires intercontinentaux pour commenter cette attaque comme «normale», depuis le temps que l’empire fustigeait les paranoïas diverses !…Un bruitiste allemand célèbre pour  sa culture de psychanalyste, établit un comparatif des deux tours à des phallus dressés que la liberté d’«esclaves nouvellement affranchis» venait de castrer. Il eut un beau succès dans le monde-critique - celui qui se gargarise de théories anti-américaines branché(e)s et autres hypocrisies dominantes. Les «keffiehs», foulards à carreaux, fleurissaient  autour de la nouvelle génération de la franco-bochie. La Palestine faisait s’envoler de lyrisme le moindre illettré neurasthénique, devenant à son tour une aura de révélations futures au chaos et soulèvement des damnés de la terre. De l’écroulement new-yorkais, les choux gras de trotskos,néo-maos et de leur collaboration  bâtirent le socle de légendes urbaines inoxydables (Carlos, Baader, Rouillan, Che, etc). A ce nouvel ordre de désenchantement chronique, ils décrétèrent l’«instinct-de-mort» du Coran, le nouveau «Mein Kampf», bible verte des opprimés, mettant sur la touche leurs gouvernements respectifs (eux aussi opprimés par le Grand Capital, gag…). De mémoires vives, Jacques MESRINES, bandit célèbre, avait déclaré des QHS «que s’il le fallait, pour révéler leur existence et les combattre, il irait s’entrainer dans les camps palestiniens…»,alors le prophète-tueur fut incrusté à l’autel rouge comme «un-qui-sait»…Les fouilles se poursuivirent jusqu’au petit matin et ils ne manquèrent de rien, sinon d’une compréhension internationale qui ne viendra pas. La putasserie des franco-européens préférait bouffer dans une gamelle stalinoïde bornée plutôt que d’éprouver la moindre reconnaissance, déjà au D-Day 44. Alors, Manhattan...Pour l’instant, debout sur les ruines, le XXIème siècle écrivait sa page de garde.

                   De part le monde, la résistance dut se taire et se terrer – parce que les attaques, l’agression idoine, ne se figèrent sur la fatidique date du11/09/01 comme d’une balise. Ils étaient là bien avant, et le seront encore bien après. Le ragoût des extrémistes prenait autant sa racine chez les narcotrafiquants de banlieue que chez les étudiants de base. Cerveaux malléables autant que psycho-dépendants, nous étions ces «êtres de lumières» telle une passoire pourrie. Les maquereaux de l’Université, comme d’authentiques pédopsychiatres, connaissaient les ustensiles de l’asservissement au jeunisme, «L’art d’avoir toujours raison (en 37 leçons)» de Schopenhauer bien calé sous l’bras… Le Grand Capital, le Grand Méchant Loup. Ceux qui ne connaitront pas la délivrance aux formes de luttes sociales se trouveront banni(e)s à jamais quelques parts sur la banquise fondante de leurs cogitations stériles. Les pauvres en esprit s’y noieront, les autres s’enrichiront à l’ «éco-communisme» (contraction de la carence communiste, peu fréquentable, en écologie et nouveau courant de pensée, fréquentable…). «Grenelles, grenelles !»,fit le grelin-grelot des néo-libéraux mouillés jusqu’aux fesses.

              Tout aurait pu entrer en une analyse stable si les ennemis de l’homme (ainsi que de l’animal), en leur désert sec, ne s’étaient illustrer à de nombreuses reprises. Au travers de porte-voix occidentaux, ce qui avait le plus grand des effets comiques pour trahison verbale: la charia, la douma, l’oumma et tout le saint frusquin...Une instance maniaque à couvrir la gente féminine de la tête aux pieds et de ne jamais lever les yeux vers leurs mentors cerbères della cità. Ces ombres coulaient le long des rues de l’Europe sans être inquiéter, au final, d’un message permanent à l’hyper-tolérance, vrai syndrome de Stockholm. L’après MLF, sans doute…Sur les décombres du Grand Satan, notre trio avait laissé place à une équipe de jour. Les bougies allumées, les messages au mur sur le chemin du retour dans la (désormais) crayeuse Grosse Pomme donnaient à l’Apocalypse une flamme aux rescapé(e)s. Des groupes de discussion s’implantèrent au hasard de besoins grandissants et constamment alimentés. Pas l’ombre d’un pillage, n’en déplaise à l’ODY «Chomskyste»(Observatoire à la Décadence Yankee)et Super-Gaucho (Michaël MOORE)… «Babylon-attack» amusera la nouvelle gauloiserie des francaouis jusqu’à un premier ministre se disant «gaulliste» et refuser l’aide à une riposte collégiale. Couvert de honte à l’ONU comme d’autres dimmits et lèches-babouches qui ne trouveront qu’à museler les warning de détresse sous forme d’«islamophobie» et autres crottins dialectiques. Nous eûmes droit à toute servilité politique aux magnats enturbannés du pétrole. Grotesque comme ceci demanderont une extension de leurs territoires arides en véritables terrains de conquête de l’Europe. Reconquista offerte sur un plateau. Satellites de leurs émirats dictatoriaux, les prises en charges seraient le fait de «roumis blancs», religion comprise…Internet fut le théâtre de cette abjection particulière ou des «anonymes» venaient dégueuler leur haine d’Israël et de l’Amérique. Une nouvelle attitude aussi de jeunes bourgeois itinérants en posture comique d’amendements antiracistes : bobos, ethnocentristes en amalgames compact de ceux qui tenaient l’Afrique comme berceau de toutes civilisations et de toutes démarches à venir, présentes ou passées. Un verrouillage mental ou de sombres créationnistes plus virulents que le christianisme erratique du XIème siècle faisaient offices de  références. De ce galimatias somatique dépendaient des décisions, des élections, des directives. Toujours plus prudentes en Eurasie de l’Ouest…

          Comme un autre Munich, leurs suppôts d’autodafistes  se firent remarquer au cours d’émeutes mémorables que l’on avait coutume d’appeler «incidents».Terme affligeant et raffiné désignant des milliers de voitures parties en fumées, des bâtiments publics, privés. Des blessés puis des morts firent leurs apparitions que l’on couva d’une indulgence particulière. Plus de 250 000 000 d’euro de dégâts pour l’exercice-comptable 2005-2006 que les joyeux drilles de la 5ème internationale commentaient comme une «insurrection-qui-vient» à l’aune de lendemains qui chantent. Les prisons bondées regorgeaient de tueurs nés, de psychopathes, prêts à occire pour l’islam, pour Mahomet, pour Allah à la sauce-martyre…  «Incidents» comme ces jeunes filles brûlées vives dans un local à poubelles, bus, parce qu’elles étaient femmes et parce qu’elles ne voulaient se plier à la charia des «grands frères».Nous étions devant Sainte Intégration et ses litanies-rap en appels au meurtre et à la délation de tout ce qui n’était pas robeuh ou renoi en une attaque systématique de cette France, qu’«on nique sous une tendance de musique populaire»(dixit le groupe de rap SNIPER)… Pratiques issues de maffieux théocratiques venus  «dealer» leurs lots de chichon-prophète, coupé au henné-prière, qui crameront les cervelles des lycées, facs et quartiers…  «incident»,comme cette autre jeune femme lapidée, massacrée, à coups de pierres, de parpaings, sur les hauteurs de Marseille. Les muftis, les imams, les muzz, toujours sur le langage codé de la disparition avantageuse du «roumi» à leurs profits, une bande de débiles mentaux écoutés comme messies de plâtre et d’orgueil d’un délire exaltant un machisme archaïque…D’où ces régressions à venir d’apartheid de piscines offertes,par dame Aubry, en régimes spécieux pour hommes et femmes séparés, d’écoles coraniques aussi pour éviter la perversion, la contamination des pays hôtes – Ce qui fut particulièrement nouveau - dans le Grand Bazar des politologues -,ce sont les emprunts à la dialectique (lutte des classes, colons, exploitées, etc… ) toujours plus ingénieux à justifier des crimes de droit commun comme les meurtres rituels, tribaux et mutilations diverses constatées. De tribunaux -  comme dans la série «X-files» - la vérité était ailleurs, exotique. Qu’avec l’islam, il se passerait quelque chose d’inexorable, et que nous irions droit au carton en somnambule prévenu.

Delenda est cartago…

     Chacun, chacune, amenait sa pierre à l’édifice d’un Kominterm ,revigoré pour l’occase, en de longs plaidoyers à l’immigration et aux chances qu’elle nous dispensait, comme les deux pieds que plantait notre trio sur cet amas de ferrailles tordues et de cadavres que constituait le paysage lunaire du plus grand attentat meurtrier jamais commis au monde. Dans une Europe de carton-pâte, les francaouis avaient de l’humour, l’exégèse goguenarde de la presse fut sans limites aucune.  «Qu’est-ce que 3500 morts comparé aux milliers de morts des famines africaines?...», titra un torchon progressiste bien connu. Puis un autre : «ILS l’ont bien cherché!»,  « L’Amérique paye pour ses crimes », etc...La surenchère parut encore plus longue qu’une nuit polaire…Bob comprit d’où Pétain, Laval, avaient tiré l’abdication de ces oiseaux-là ; d’une politique crasse et paresseuse, franchouillarde jusqu’au bout  en trahisons successives. Un pacifisme incurable sortant des écoles primaires passait les caboches blondes ou brunes de la sempiternelle abnégation, que tuer était mal – même si c’était pour sauver sa famille, ses ami(e)s, ses proches. Drapeau blanc en toutes saisons et en toute opportunité. Ce dernier, l’opportunisme, avait failli les achever dans la pluie de boue et d’acier de deux guerres mondiales, qu’ils croyaient  terminées, bâclées, en de l’histoire ancienne. Les nombreux villages hérissés de monuments aux morts inscrivaient le souvenir de quoi déjà?...D’une victoire ? D’une défense future ? D’un pare-feu possible ?...Les geignardises reprirent le dessus et son lot d’insanité prit la forme d’une amibe encore plus douteuse et incohérente qui soit : une Europe de paix, du foutu piaf de la colombe et de son rameau d’olivier ranci dans le derche – comme si le «bien», par l’opération du Saint- Esprit, était devenu le propre de l’Homme!...Alors que la Vie était une longue déclaration de guerre à la Mort, à la maladie et la survie. Des hordes de victimes de guerres économiques – quand ce n’était pas le fait de boucheries sans nom, de massacres infâmes,passaient les barrières d’autres pays qui leur promettaient un avenir radieux SANS toucher au fond de base de leurs propres ethnies – même belliqueuses, arriérées et incultes - ,ce fut du pain béni et de l’appel d’air. Le pot-pourri de ces landes «culturelles» - que l’on était toujours pas foutu de distinguer – était octroyé généreusement sous le dévoiement d’une hospitalité permanente. Les bateleurs politiques tirèrent des épingles grosses comme les ficelles de leurs futals à la croyance universaliste d’avoir vaincu le mal par le bien. De plein fouet, comme de face, les affrontements sanguinaires furent balayés en balivernes anciennes de quelques poignées d’années à peine...Ceux qui prétendaient que les forces du mal avaient quitté l’Homme s’abritaient derrière la  «négociation» fébrile, anxiogène. Malgré cela, les guerres persistaient, lointaines, en cercles concentriques que la vue d’un bon vieux drapeau tricolore suffirait, sûrement, à éradiquer. La foutaise des foutaises prenait le bon chemin d’autres guerres imparables en un point d’impact rapproché. Question de temps pour qu’elles ne nous arrivent au sein d’un total dénuement. L’ «Instant karma», le karma instantané… Les vieux singes feront la même grimace en tendant leur cul rose à l’ennemi pendant que les bombardements anéantiront leurs cases. On ne reconstruisait BIEN que pour détruire MIEUX.

              «Si vis pacem, parabellum » n’était pour Rome qu’un simple trivial pursuit  que les bobos alignaient autour de leurs bols de cacao éthique. La guerre est  SI  loin!...On tendait de l’humain comme de la nourriture d’une cuillère percée, sans honte et sans gêne. Une escroquerie humaniste ne spécule que sur la base de bons sentiments et n’empêche le pire…Bob, depuis  quelques heures, avec ses ami(e)s en fouillaient le résultat…Ils venaient de quitter l’univers d’arches fumantes dressées en souvenirs d’une civilisation ancienne. Cathédrale aux décombres noircies, Ground-Zéro…Un autre idiot culturiste aux synapses pas plus évoluées qu’un  concombre baptisa la funeste entreprise de «chef d’œuvre parfait... ».Parlait-il de son QI déficient ?...De son marigot végétatif ?...Des félicitations acclamèrent son «courage».Sur la brèche béante, d’autres idiots atteignirent des sommets. Le culturalisme débridée, à contrario, lança des carrières de révisionnistes sur le tard…Soucoupes volantes, théories de complots, négationnismes, jamais l’édition ne mit autant de rapidité à réagir en la personne d’un spécialistes de «petits hommes verts».Tout le fatras insipide collera aux basques de l’internet deuxième génération. Cette nouvelle «conjuration des imbéciles» revendiquait haut et fort le devant de la scène médiatique. Scoops et parjures annoncèrent gaiement la fin de l’Europe des Lumières. On marchait sur les piles. Beaucoup d’intellectuels insurgés, suite aux fatwas diverses, prirent la poudre d’escampette. Nul ne saurait les blâmer ou -  parait-il - il n’y avait d’éloges flatteurs. Connaissant le pouvoir exceptionnel des mass-médias sur des esprits de moins en moins formés à la critique, l’effet ne fut pas négligeable ; les exils volontaires, dont Bob faisait parti, s’enchainèrent à une cadence accentuée et confidentielle. Caton l’Ancien concluait tous ses discours, devant le Sénat de Rome, par cette formule : « Delenda est Cartago », Carthage doit être détruite (pour que Rome vive). Oui, les hordes de barbaresques parachevaient la démocratie, Carthage devait être détruite .De petits maires, soucieux de leur mise place perpétuelle, construisirent les casernes officielles nécessaires à cette destruction : les mosquées. En espérant que devant les stèles encore fumantes -  comme Ground-Zéro -  les survivants se souviendront de ces collabos peu scrupuleux. De beaucoup comprendront comment nous en étions arrivés là sans en justifier les actes. Nous étions en voie du même chemin que prendra la France pétainiste signant des armistices à l’intérieur de wagons en bois, prémices aux sinistres déportations hitlériennes. Les mises en garde ne suffiront pas aux petits maires, leur zèle inculte en langage de signes prosélytes, n’eut aucune limite. La terre des mosquées n’appartient plus à la nation, ni  à la république qui les abrite, c’est une ambassade prête à fonctionner pour d’autres gains de territoires. Doux euphémisme que de prétendre que les démocrates modernes jouaient avec le feu. Mais n’oublions pas que nous étions en pleine vapeur de la cocotte-minute «mixité».C’est fou ce que l’Orient, en combats incessants, avait amené comme partage aux «croisés».Il brillerait comme la lune, le soleil et les étoiles par une indisposition de faits…La branche la plus extrême de ces organes illuminés s’était déjà illustrée à plusieurs reprises sans que de véritables dispositions soient mises en place. Avec les politique à l’assimilation, ce fut tout et son contraire, et comme la fable de La Fontaine : « ils n’en mouraient pas, mais tous étaient frappés… ».Certes, du monothéisme autocratique, on en avait déjà connu la musique dans le passé – lois 1905, séparation de l’Eglise et de l’Etat. Même laïcardes, les manquements au droit prouveront que les vigilances battaient de l’aile.

        Maintenant, Max, Bob et  Moria discutaient avec un couple de retraités irlandais migrants, fiers d’être américain et fous d’inquiétude pour leur fille bossant au WTC, elle n’avait donné AUCUN signe de vie… « il faut attendre, dit Max, les lignes sont coupées… ».Tous espéraient un tuyau, un message. Personne n’avait le cœur à une réelle brutalité. Ils les rassurèrent comme ils purent. Gros fumeur, Bob donna son paquet de cigarettes au couple pendant que Moria entourait les frêles épaules de la femme. L’homme sortant de sa torpeur, parlait de Saint Patrick et de l’attachement qu’il avait pour sa terre natale, l’Irlande. Les minutes, les heures, du milieu de la lente procession humaine, paraissaient longues, interminables. Cris, hurlements, chuchotements, voix fortes, sirènes crissaient les nerfs. Un vent frais balaya la baie de l’Hudson, ô miracle, le portable de la vielle dame se mit à sonner…Leur fille était au bout du fil ; l’autre matin panne d’oreiller chez un petit ami. Le groupe sauta de joie et de bonne humeur. L’irlandais ressuscité hurla : «…béni soit ce fils de pute !Béni soit ce FILS DE PUTE!...». At home,il y aurait quelques  explications…

          Non sans avoir échangé quelques adresses et numéros de bigos, nos amis laissèrent le couple savourer leur excitation. Parmi le désastre, une histoire qui finissait bien. Mais pour combien d’autres glisseraient vers un drame perso ?...Prérogatives avancées : les avait-on informé d’opérations d’une telle envergure ?... Questions sans réponse, le réveil d’une Amérique de petites gens qui ne se connaissait pas d’ennemis aussi acharnés ( au point de les détruire) secouait le continent neuf pendant de longues semaines. Bop prit congé de Moria et Max. Une bonne douche. D’un profond néant de fatigue, le sommeil s’empara de sa conscience amiantée. La journée l’engloutit. Et ce ne fut que pour réapparaître tard dans la soirée. Muscles fourbus, haleine sèche…Comme une gueule de bois, la journée lui revint en mémoires. Café amer et plusieurs coups de fils. Au patron ,Wenders, «OK, pas de boulot pour l’instant, je comprends,…on se revoit plus tard ,bye .»… A ses potes de France ,«oui, tout va bien». La famille, un vieil oncle viticulteur dans le Roussillon s’inquiéta également. Puis nous étions à nouveau à NY-City, dans le soir mordoré à écouter le radioréveil …le plus marquant était cette neige de paperasses épaisse, dense, surréaliste. Un ciel de papelards et de papelards ; des gens étaient morts pour de la paperasse et les macérations d’un chromo cavernicole… Les rêves de Bob n’étaient pas de changer le monde, mais une Commando Spéciale, une Cosworth 916S et une cabane sur le Pacifique – rien que du banal…Ce qu’il venait de vivre dépassait tout entendement. Les Converse coagulées de la veille ne le contrediraient pas. Sur les ruines du monde moderne, des canalisations de flotte éventrées mélangées à des tombereaux de microparticules fibreuses de toutes sortes, isolants, plâtre, béton, ciment, cartons, plastiques, s’étaient figés à ses baskets. « …L’annexe WTC3 (bâtiment 8),par( …)mesure de sécurité, fut plastiquée,(…) dans la matinée sous la houlette du maire Giordano…bzzz,blip… »,crachota la radio entre flash spéciaux et intervenants concernés – ce qui fit déblatérer un peu plus en Europe sur le Grand Satan, G.W Bush, et qu’il aurait dynamité lui-même les twin towers...La pute francaoui de l’info se mettait à quatre pattes .Des tickets de rationnements jusqu’à l’assassinat de J.Moulin, on ne se refaisait pas. On assistait à cette montée de  soutien à l’intégrisme sous prétexte qu’elle était le jugement dernier des «peuples trop longtemps opprimés». Un des nombreux points de transformation du communisme – après la chute du mur -  était qu’il ne manquait pas de ressources à l’emboucanement général. Sous diverses entités, la sape de l’humanité, par interventions diverses et stériles frappait les esprits sains sous un concoctage d’avertissements plus ou moins abrutissants. La montée d’internet se fit également sur des ragots – de là à constater que le web n’était qu’une source ordonnée de la bien-pensance il n’y avait qu’un  pas… « ils ne mouraient pas tous »,mais tous étaient désinformés, intoxiqués par ce qu’il fallait penser au moment ou il fallait le penser. Grotesque, mille fois grotesques… Une déliquescence, une pulvérisation – à l’instar du WTC - , s’emparerait des institutions, du politique, pour un engloutissement du monde tel que nous le connaissions. Quels esprits pouvaient  être aussi malades et malsains pour souhaiter une destruction totale de l’Humanité ?... La réponse aurait tout aussi bien pu se trouver dans la caboche de cuir d’un vieux con barbu des montagnes carburant à la psylosibine que de sinistres crétins ratant leurs œcuménistes vœux d’une fraternité interraciale, communautaire, sans connaître ne serais-ce qu’une infime partie des rapports de forces qui ont érigé l’espèce en un conglomérat belliciste, redoutable, imparable, qu’anéantirait l’assouvissement et l’avènement de «cerveaux reptiliens» géants greffés sur tubes digestifs à deux pattes. Bush - même sans passer par la case théologique -  avait raison en stigmatisant les «forces du mal ».Il n’y eut que ricanements de la part des envappé(e)s. Nous étions coincés dans la ventre de la baleine, régurgitant des litanies de délivrance sous le harnais des masques à gaz d’  «humanisses » engagés dans la destruction de leur propre espèce… Les hululements de la route à suivre sous concerts de protestations amusaient la galerie-fantôme d’une intelligentsia vendue, prostituée aux biens terrestres de consommations…Consuméristes jusqu’au bout du consommable. Des ordres à la vampirisation de l’espèce partaient de cavernes à l’ultra-technologie. Les envoûtements successifs aux ondes courtes crevaient le document «littéraire» avant sa parution. Toute une Messmérisation était en marche, un Oudinisme de pensée, un hold-up du bon sens. A signaler également,l’usage abusif de l’oxymore « métissage multicolore » (le «métissage», dont l’action est de tendre vers une uniformisation de couleur,quant à «muticolore», je vous explique pas…). Cette foutue merde satisfaisait autant les ordonnateurs concernés que les récepteurs dont l’avenir avançait en aveugle… «No Voices In The Sky» avait hurlé le groupe Motorhead sous la voix éraillé d’un leader bourré au speed…Le fracas des amplis de leurs grands messes touchait des stades où, comme Attila, la pelouse ne repoussait plus… Pour être vivant mentalement, il fallait se rendre hostile à la couche d’ozone des révisos. Comme dans «1984», résister...Alors seulement, on pouvait percevoir l’islam comme une «dianétique» bourrue de cette Scientologie de début de XXIème siècle. Une Renaissance, aïe ! au forceps…

          Quand la burqa, capote-grillage cadenassée sur la femme, fit son apparition dans l’hexagone, comme une immense provocation à la féminité, et pour tout dire à l’intelligence, les appariteurs firent leur laïus de commodité aux formes d’obédiences de ce qui leur conviendrait (sûrement !) le mieux…Comme toute bonne usurpation intellectuelle qui se respecte, l’hyper-tolérance avait fait la peau à la tolérance, comme si plus d’égalité élevait cette dernière à un stade de conscience supérieure. En cette circonstance, le philosophe Philippe MURAY nous avait prévenu de l’ «encore plus de droits aux droits…».Tel «Úhlava-berger-de-l’étable» s’enfuyant du bord du Styx, l’Europe perdait la partie une fois de plus. Ce continent – sous les avertissements répétés de son imminente balkanisation  –  se détruisait de l’intérieur abandonnée aux hordes de bêtes sauvages qui déjà s’illustraient en bricolant des geôles, des enlèvements dans les caves d’HLM, avant d’exécuter sommairement leurs victimes (Ilan HALIMI en 2006) …De même qu’une soixantaine de parlementaires feignirent de s'inquiéter du port de la burqa en France et réclamèrent la création d'une énième commission parlementaire consacrée à ce sujet – c’était pourtant les partis politiques de ces mêmes parlementaires qui avaient encouragé depuis 40 ans une immigration planétaire en continu. A l’évidence, ayant ouvert la boite de Pandore du méta-monde, ils n’en maitrisaient plus le couvercle, et accessoirement, les flux migratoires.

In fine…

       Ce sont également les gouvernements de gauche comme de droite qui ont fait l'apologie d'une illusoire intégration de communautés étrangères en rejetant toute idée d'assimilation nationale. Derrière le mythe de l'intégration républicaine, la réalité omniprésente est celle d’une désintégration ontologique des pays-hôtes. Dans le procès du meurtre d'Ilan Halimi, son bourreau Youssouf  Fofana ne s'était pas fait supplier pour vanter ses qualités d’es-gestapiste. La cour a commencé par lire les dépositions des témoins qui n'ont pas répondu, ou n'ont pas pu honorer leur convocation par peur des représailles. Il y avait les déclarations du père de Fofana. Il a raconté aux enquêteurs qu'il était arrivé en France en 1973, seul, alors qu'il avait déjà trois enfants. Bizarrerie familiale, sa femme l'a rejoint quatre ans plus tard, les enfants des années après… A l'époque, il avait dit qu'il venait pour une «aventure», puis un travail comme vitrier succéda à cette dernière. Quand sa femme est arrivée, ils se sont installés dans le 12ème arrondissement de la capitale. C'est là que Fofana a grandi. Son père a raconté aux policiers se souvenir que lorsque son fils était petit, il avait un problème au cœur, qu'ils ont fait des examens, que ce n'était pas si grave. « Nous n'étions pas riche, mais avec le peu d'argent qu'on gagnait, on arrivait à s'en sortir ». Le père de Youssouf Fofana a confié que son fils avait eu « une enfance sans problème », il « travaillait bien »,etc.… Alors que, manifestement, on nous baladait en dehors du  sujet, Fofana avait mis les pieds dans le plat en éructant son cri de guerre : «derrière chaque problème, il y a un juif !... ». » Quand on lui a demandé en quoi Ilan Halimi pouvait être responsable des problèmes en Afrique, Fofana a persisté,   « c'est un juif ».Puis, se rétractant, il a répété qu'il avait décidé de tuer Ilan Halimi parce que sa famille n'avait pas payé son enlèvement. Il a ensuite dit qu'il comprenait la douleur de la famille de ses codétenus !(sic). Mais voilà, « j'ai fait ce que j'avais à faire », a-t-il indiqué. A la barre, le waffen-SS Fofana avait un petit papier (et un petit sourire, en permanence…) sur lui pour citer quelques sourates du Coran – qu’il connaissait à peine, pas besoin…  -  pour justifier son antisémitisme. Ce qui fut également révélateur d’une situation plus répandue que prévue était que FOFANA voulait devenir un «grand chef de guerre» en Afrique. Un codétenu confirma le vœu pieux de ce dernier…Alors que le chant du bourreau montait dans les contre-ut et le huit clos, l’hexagone était incapable de tenir les comptes de ces meurtres rituels, tribalisés, voulus en réponse exacte à la spoliation et les pleurnicheries – toujours les mêmes… - au droit et à la culture des migrants de l’Afrique du Nord et centrale, sans cerner toutefois les pourtours de la dite-culture, fluctuante selon les humeurs du moment. Ne serait épisodique que la rareté de leurs faits, mais depuis cette bonne quarantaine d’années, les prisons bondées, regorgeront d’une population où la simple suspicion d’appartenance ethnique pouvait être passible des tribunaux… Combien d’autres procès à la qualité médiocre où d’assassins minables se succèderont, justifiant la folie et l’envie avant de se fourvoyer dans le combat international que ceci était bel et bien une guerre mondiale et qu’il n’y avait pas de second degré à interpréter, ainsi que des mesures d’urgences seraient à prendre avant le clash final…Paul VALERY avait annoncé que les civilisations «étaient mortelles»,mais nous ne savions pas trop comment, alors que le spectacle de leur liquéfaction se déroulait sous nos yeux. Un paradoxe que l’opposition ne relevait même plus, trop affairée à leur hyper-carriérisme… Si les commentaires sur «l’axe du mal» leur paraissaient obsolètes, les désaxés-critiques attendaient toujours quelques définitions sur celui du bien, qui, comme un culbuto, reprenait son discours sur le «pacifisme», les bienfaits de l’immigration submèd. et le grand mix de la «diversité métissée ». Donc, à l’Ouest, rien de nouveau, et depuis des lustres… « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » ,nous avait prévenu l’inénarrable président algérien Houari Boumediene. Quel farceur!...Puis un autre message, plus près de nous, glanée à la sortie d’un lycée de banlieue «difficile» «Les Blancs sont plus faciles à choper, ce sont des bourgeois, qui ont peur. Dès qu’on leur dit: “Donnez votre portable”, ils le donnent sans se défendre. Ces Blancs, ils ont peut-être galéré pour avoir leur argent, mais, par rapport à nous, ils sont plus éduqués, c’est pas comme les Arabes. Si on les attaque, eux vont se défendre. Mais on ne se vole pas entre Arabes et Noirs. On se tient entre nous, peut-être parce qu’on est tous des immigrants.»…Et sans complexe, le passé aussi nourrit la colère d’Awa, une Sénégalaise de 19 ans : «Les Blancs ont trop fait souffrir les Noirs. Nous, on pourra pas oublier l’esclavage. Peut-être que c’est à cause de ça que tout ce qui est blanc, c’est notre ennemi.» «S’ils ne nous avaient pas vendus(…), l’Afrique serait riche aujourd’hui. Ils ont volé notre richesse, on va foutre la merde ici jusqu’à ce qu’ils soient fatigués », pouffe sa copine, une Malienne née en France mais qui se sent «africaine». «On est ici pour faire de l’argent, et on repartira après.» .Ces quelques facétieux  messages à l’intégration, typique d’une jeunesse à double nationalité ne donneront aucune matière à réfléchir sur ce qu’il serait convenu d’appeler un voile pudique jeté sur le débat public - du moment qu’il restait le sport, le cinéma et d’autres paradigmes de réussites sociales sans préciser qu’ils ne constituaient à peine 0,001% de la population d’origine immigré, le replâtrage consensuel était sauvé…Le 93,département de la Seine St Denis vit disparaître en une espèce protégée le FDS français de souche») et revitalisé les combats interethniques de gangs, de bandes, aux issues mortelles. L’œil narquois télévisuel annoncerait les scores grandissants un peu plus chaque jour. L’empire moral et toute une batterie de lois ne permettraient pas de mettre en doute cette «chance» inespérée d’aborder l’avenir sans se tromper; l’antiracisme au plus haut de ses tromperies sur la marchandise… Sans distinguo entre «races» et «religions», les polémiques iraient des unes vers les autres en une rhétorique élastique. Point d’orgue de ces égalitaristes sécessionnistes : un Noir qui vote pour un Noir parce qu’il est Noir était le bienvenu. A l’encontre d’ un Blanc qui voterait pour un Blanc parce qu’il est Blanc serait passible d’un procès en «hitlérisme».Puis dans la formule du non-sens, un âne braillard en costume croisé trouverait que c’était de la «discrimination» même avant qu’un de ses apôtres-nains ne rajoutasse  «positive» - comme si un handicap majeur ne pouvait se constituait en déficit, mais en atout!

      En de futures spéculations d’où les pays abandonneraient leur souveraineté au profit d’une dilution mondialiste ,Fofana était donc cette fameuse «pépite» désignée par « MARTINE ET SÉGOLÈNE VONT A LA PLAGE »,  pour refondre les valeurs morales de l’Occident. Vocabulaire excessif, l’autre lieu d’impact de ces deux hémisphères se situera manifestement aux plus hautes instances des directives politiques(ONU) sous la forme d’un néologisme inventé pour la peine, l’«islamophobie» comme pour les «germanophobes» et autres phobies du genre sonnant véritablement le creux. Mais comment ne pas avoir quelques inquiétudes devant le sermon diffusé par la chaîne de télévision officielle de l’Autorité palestinienne en 2000, par Ahmad Abu Halabiya, un membre du Conseil de la Fatwa (dont les membres sont nommés par l’Autorité palestinienne), déclarait ceci :«Allah le Tout-puissant nous a ordonné de ne pas nous allier aux Juifs ou aux Chrétiens, de ne pas les apprécier, de ne pas devenir leurs associés, de ne pas les soutenir, et de ne pas signer d’accords avec eux. Celui qui fait une de ces choses est l’un d’entre eux, comme Allah le dit : « Ô vous qui croyez, ne prenez point les Juifs et les Chrétiens pour alliés, parce qu’ils sont alliés les uns avec les autres. Quiconque parmi vous les prend pour alliés sera en effet l’un d’entre eux (…) N’ayez aucune pitié sur les Juifs, n’importe où ils sont, dans n’importe quel pays. Combattez-les, partout où vous êtes. Partout où vous les rencontrez, tuez-les.». A n’en point douter, les tartuffes de la farce à l’islamophobie avaient déjà la tête sur le billot… De la même cuvée, en décembre 2004, Kofi Annan présida un séminaire onusien consacré à l’ «islamophobie», expliquant avec la plus grande gravité et la plus grande rectitude morale : « (…) lorsque l’on est contraint de forger un néologisme pour décrire la généralisation constante d’un préjugé, c’est d’une évolution bien troublante, bien attristante, qu’il s’agit de rendre compte. C’est ce qui se passe avec l’islamophobie. Le mot est apparu semble-t-il à la fin des années 1980 et au début des années 1990, mais le phénomène lui-même existait depuis des siècles (…) Le poids de l’histoire et les répercussions des événements récents font qu’aujourd’hui beaucoup de musulmans se sentent blessés et incompris, qu’ils s’inquiètent de voir rogner leurs droits et qu’ils craignent même pour leur personne (…) ».Bigre, ce mec ne devait pas habiter les mêmes quartiers que ceux qui interceptaient les balles perdues…Quant aux parangons «droitsdelhommesques»,l’islam ne les avait pas oublié : « Tout homme a le droit d’exprimer librement son opinion pourvu qu’elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charia ; Tout homme a le droit d’ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charia (…)».De quoi se retourner dans le panthéon des Lumières…Le bel extrémisme de la gauche prolétarienne a aussi donné l’exemple de l’antisémitisme  moderne sous couvert (une fois de plus) d’un autre néologisme, l’ «antisionisme». Ils ne badigeonneront pas les portes des commerces juifs de l’étoile jaune, mais presque…Les «indignés» permanents de la bande de Gaza qui ne savent pas ce que prendre des obus, tirés du Liban, sur le coin de la tronche veut dire pourraient retirer leurs cartes du Hezbollah, Hamas et de toutes ces charmantes organisations humanitaires sans coup férir. Une pierre d’angle non négligeable à l’adoption de l’islamisation en Europe. L’importation des conflits du Moyen-Orient sur le territoire national n’était pas du à la loterie, mais bel et bien au zèle  du militantisme de gauche…Entre nous, ce dernier aurait tout aussi bien pu s’abstenir sur cette dernière option et s’attribuer une reconnaissance populaire,mais le feuilleton à rebondissements israélo-palestiniens était trop bien parti pour s’arrêter en si bon chemin. Les crimes de l’islam noyautant ces organisations ne furent jamais commentés par la faucille et le marteau. Question d’héritage de pensées, ils valaient bien ceux que Staline avait commandités par dizaines de millions dans les fins fonds de la Sibérie. Et c’est aussi en bonne compagnie que nous allions vers de la haute trahison, à la sortie d’une longue léthargie nationale, peut-être…De l’ONU, disais-je, un VEDRINE du déshonneur de la France, haut fonctionnaire des ventes d’armes «franco-Afrique» sous la Mittérandie, qui laissera un bon MILLION de rwandais se faire tailler en pièces (à la machette, par économie), se rappellera à notre bon souvenir en vendu au pétrole des mollahs également, et qu’il s’entendrait à faire respecter la loi islamique en Europe! En tous les cas, après l’acceptation du voile, de la burqa, des régimes spéciaux alimentaires dans les cantines, et d’autres provocations diverses, nous devrions aller - d’après les rogatons de la presse ET de la politique - incessamment sous peu, vers la charia et son application... - Oh, si quelques lecteurs perdus entre ses quelques lignes «néo-nazies»,  «fascisantes» fleurant bon le souffre, et à vrai dire caricaturales, se refuseront à se poser les bonnes questions sur ces nouvelles organisations communautaristes (CRAN, LICRA,MRAP et les «Indigènes de la République») qui ont baptisé les FDS (français de souche) en «souchiens» et considérèrent que ce sobriquet est une distinction fondamentale avant élimination totale (où soumission), alors là, oui, «aléa jacta est !» – notre sort en est jeté!...  -  Pour la critique de toutes ces avancés spéciales, «un anticommuniste est un chien !», s’écriera encore Jean-Paul Sartre en 1961…Faudrait-il se pincer, mais étais-ce bien cette même intelligentsia qui publiait ARTAUD,en 1947 ?...

          Matérialisme et superstitions : Angleterre, Danemark, Pays-Bas, Suède, Belgique, Espagne, Portugal, Etats Unis, Philippines, Somalie, pas un seul coin de globe ne regorgeait de la main basse de l’islam sur les autochtones. Pas une seule province ou un seul jour ne passe sans que de troubles importants furent  liés à la population subméd’. Rackets, insultes, vols, violences, les jeunes (et moins jeunes) blancs se verront humiliés jusqu’au moment ou quelques révoltes éclateront, indubitablement… «jeune»,mot frelaté à l’usurpation tranquille assurant un paternalisme bienveillant comme le constat, en 2009, de 10% d’une population autochtone avec une prédilection de «minorité visible» (l’urgence serait de réformer le vocable, en priorité!) de plus en plus visible et de moins en moins minoritaire – voire 65% d’allogènes autour de 2050 – et une disparition totale de l’autochtone en 2080 … D’incivilités qu’amèneraient poliment une redoutable guerre civile (d’où les immanquables abandons de l’Europe-ONU en Bosnie-Herzégovine, Srebrenica de 1995) … Le sang frais s’étalerait en retournements  que l’Histoire ne saurait prédire. La sensibilisation aux massacres de musulmans d’hier pourrait tout aussi bien changer de braquet. Evidemment, personne n’était attendu pour en ajuster le fonctionnement, voire le déclenchement -  à considérer que les crises économiques mondiales possèdent un terreau suffisant et que les graines se mettent à germer en déclarations de guerre plutôt qu’en Déclarations Universelles. Quant à nos ami(e)s «bloqueurs» mandatés des sciences infuses de la géopoilitique, atteints d’obamania aigüe de toute une filiation - du 11/09 jusqu’à l’avènement du Président Noir Borat OBAMA, élevant les symboles encore plus hauts de leurs macérations revanchardes (loi TAUBIRA sur les morts-de-faim du néo-colonialisme…), il serait de discrétion notoire d’en quémander la suite des opérations.

     …(check-point off,commentaire d’internaute…« .. C’est marrant, chez nous au frankistan, c’est l’inverse, il nous faut des crèmes pour ressembler à des «renois».Oh putain les «renois», ils sont trop intelligents depuis qu’Obama a été élu président, ils sont trop musclés, ils ont des grosses bites, ils courent vite et jouent trop bien au foot…Mais c’est des extra-terrestres ou quoi ?On se demande juste pourquoi ils vivent encore à l’age de pierre en Afrique…Ah ben oui, c’est des philosophes aussi, j’avais oublié… »).

        Les étrons encore frais étalés sur les murs des facs bloquées nous poussent encore à quelques réserves. Ces messieurs-dames trouvaient «révolutionnaires» l’élégance de chier à même le sol des classes et bureaux occupés…Mais leurs braillardes niaiseries valent bien le silence tacite des Français,Françaises,concernées sur le devenir de leur nation paupérisée,vendue,bradée au constat de ce qu’il faut bien appeler une profonde décadence-pépère d’où les infiltrations de ces pseudo-révos ont atteints les hautes stances d’un pouvoir politique corrompu. Et oui,fautes de grives,on bouffe les merles…Même si demain, Hamadinedjad pourrait se payer le luxe de nous cracher à la gueule – comme Mohamed KHADAFI, rappeur déchu,mais bien branché sur la fréquence «islamabad.com ».Que le bourgeois hexagonal de sa gentilhommière normande puisse se retrouver,un jour, avec une kalach collée sur l’occiput, c’était tout le bien que Bob pensait de cette incurie politique minéralisée typique de l’Europe de l’Ouest. Avant qu’elle n’atteigne les States et sa destruction imminente?... Anti-capitaliste, commerce équitable, euromondialiste, énergie renouvelable, écosystème, discrimination positive, toute la panoplie-novlangue de ceux qui décryptent les «signes» du présent à notre place, les voyants-contribuables inscrits sur les tablatures maçonniques (un pouvoir qui ne dirait pas son nom ?Impossible!...). Et sur quelle bienveillance,une voiture brûlée était un «signe d’amour de celui qui tentait d’entrer en communication avec vous…»?... Les bassesses de l’interprétation socialo-compulsive iront jusque dans les retranchements ridicules de l’escroquerie intellectuelle la plus vile. Le «propagandastaeffel» sanpapiériste et tiers-mondiste CALI, au Stade de France, franchira le Rubicon avec ce texte mémorable tiré d’une de ses «chansons» ; «… Est-ce que tu te souviens de l’enfant africain qui vivait en dessous De ses parents raflés  Des fusils de la honte qui encerclaient nos écoles, je n’oublierai jamais Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire Notre force est sublime, elle emportera tout Et s’ils essaient encore ils se frotteront,blablabla… »….Fusils, rafles…Oui, outre le narcissisme appuyé,admirons la syntaxe subtile et laissons le mot de la fin à un de ces fans (Nicolas) les plus respectueux : «Quelle voix horrible… et quelles paroles affligeantes et dégoulinantes de «bons sentiments»  tiers-mondistes. Une raclure pareille mérite toutes les tomates et tous les oeufs pourris de la planète. On devrait lui déverser les égouts de la Courneuve, remplis de harissa, sur la tête. Il faut être bien bas pour aimer ce genre d’ «artistes»…».

           « …le processus, alors, serait en MARCHE !», nous dit TERGUIEFF(CNRS)... Par ailleurs, de leurs poubelles publicitaires «mixolâtres», les antiracistes qui s’étaient convertis à la religion du «métissage culturel» se trouveront sans voix devant certaines formes caractérisées de rebrousse-poil épidermique de «refus à l’hybridité culturelle», par exemple (encore) chez les femmes musulmanes dans nombre de pays européens,dont la France et la Grande-Bretagne. Comment interpréter la pauvreté conceptuelle des sociopathes en ce rejet du projet normatif supposé séduisant, sinon un souhait des élites mais une redoutable crainte des masses ?... Eugénisme plurielle, les bons mots issus de l’ivraie eurent grand train («La France, c’est comme une mobylette. Pour avancer, il lui faut du mélange», «Super, la France marche au mélange !», «nous sommes tous des métis (CHIRAC)»,etc.). De quoi alimenter la persécution du dictionnaire pour un bon bout d’temps !…En dépit de ses propres enivrements (sur le mix), ce qui fut foutrement déconcertant,c’est l’absence totale d’éventualités négatives,choses rarissimes dans un programme d’ensemble où tout irait vers le mieux …Pour ceussent  qui sont censés propager prospérité et sécurité,un projet-bulle aussi bien hasardeux. Il suffit d’admirer le sourire béat du célèbre mondialiste J.ATTALI  pour s’en convaincre. En tant que MC de la «pensée-nomade» post-bobo et «consultant» de gouvernements successifs, ses pitreries mégalomanes de Grand Ordonnateur eurent de quoi amuser la galerie, et accessoirement vider les caisses de l’Etat Français (en 2050, de quelle province fédérale parlera-t’on?...). Frère Jacques,dés fois que les voies d’extinction naturelles du toubab tarderaient trop,militera également pour l’euthanasie industrielle au travers de ses crises épistolaires …«L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure.(…) Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société(…) L’euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement. ». Extraits de "L’homme nomade", Ed. Le Livre de Poche, 2005…

         Ce bouffonnant Nostradamus des temps veules et anémiés préfigureront en anathèmes ceux de la période festive et des récompenses à une échelle encore plus grande – comme le festival de Cannes 2008 ou le palmipède nominé d’une crétinerie soumise,«ENTRE LES MURS», film de Laurent CANTET, tiré de l’«œuvre» de BEGODEAU,nous narre par le menu comment un abdicard professeur de l’éducation nationale tombe sous les coups de cette formidable diversité de couleurs,qui secrètement,rêve de le voir crever… Toute l’astuce,la substance,la strychnine du film repose sur le redressement «pédagogique» du «vivre ensemble»,du «il est interdit d’interdire» ou l’on conjugue Ben Laden avec le Rimbault scolaire. Gonflée comme une outre,la morale post soixante-huitarde se pavane d’une légitimité internationale...Et c’est un Sean PENN nouvellement désintoxiqué,en personne,loin de tout et le regard vide de sens qui remet la distinction à l’ahuri de la classe.Le cinéma zéropéen a les diafoirus qu’il mérite…Mais, à quelques coups de winchester de là, ADJANI prof dans la bobine : «LA JOURNEE DE LA JUPPE» ( …anti-Bégodeau, commandité par Arte) fait cas d’un état de détresse et d’impuissance à exercer son métier de prof sous les menaces diverses et variées avant de finir sous les balles d’un GIGN rédempteur ; on ne touche pas impunément à nos «pépites»... Nettement plus intéressant sur le discours, sa notoriété et ses échos furent beaucoup plus confidentiels,comme un cheveu dans le potage, juste avant que ne s’embrasent d’autres regrettables «incidents» en banlieues à l’aide la novlangue ( «Cocktails Molotov» subit le transformisme subtil de «bouteilles incendiaires» comme pour un coca qui tournerait mal…).Donc l’autorité bafouée et remise à l’ordre du jour terminera sa course,sous l’œil mouillé de normaliens en bernes, dans une mare d’hémoglobine. Il l’avait bien cherché. Les Huns en ricanent encore.

          …In fine, il serait totalement partial (et revendiqué comme tel) d’affirmer que, sans avoir jamais eu à tirer un seul coup de feu, et rien que sous une menace démographique montante, sous les tropes de substitution au communisme défunt ( l’ «antiracisme » ), l’Homme Blanc risque de disparaître avec pas plus de bruit qu’un pet-de-lapin sur une nappe de velours…Un contresens historique. Et sans consensus visible, l’opération serait presque parfaite…Bien. Maintenant, il semblerait qu’après les guérillas urbaines, l’anthrax, les armes de destruction massive et le métissage à pas cadencés, la situation ne reste en l’état…Une attention plus générale ne saurait se satisfaire de résultats médiocres que procurent ainsi les politiques, zélotes toutes plus arrogantes les unes aux autres. Une défense, une absence de compassion peu commune ni dissertée aux droits des survivants. Et quand même les mots seraient-ils vides de sens, détournés de leur contenu initial, une « invasion » devient une « catastrophe humanitaire ». Et depuis quand ? 

          Les yeux perdus vers le pont de Brooklyn, Bob regardait les vagues lécher les pontils de bois. 

                                                                  …Michel REYES (an 08, après Ground-Zéro)