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14 février 2013

Le Pape jette l'éponge.


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SPECTACLE:

Quand la Médée se met à merder...

Ou comment l’art subventionné, et en passant : coups de marteau violents sur l’opéra, nous fait passer le goût de la cendre sur le cadavre de la culture. Ce qui y est mis en scène, c’est ce mélange pas du tout subtil de textes sacrés, de féminismes outragées et de revendications chouineuses ; la PMA est passée par là, le mariage-gay, l’élection pour tous et bientôt dans le même charabia, la MMA (la Mort Médicalement Assistée).

le pitch : de la Grèce antique jusqu’à Notre dame, l’épopée d’une Femen : "Médée la sorcière" ,«Médée l’arabe»,et par déduction parabolique:"Médée la Femen"!

Donc au Théâtre des Champs-Elysées, Médée crée un mini scandale. Et c’est grandeur nature que le test du pipotron musical (♪♫...) rallie les valeurs nihilistes de ceux qui ont la prétention de «nous faire changer d’ère» à tout bout-de-champs - décidément une manie chez nos ami(e)s zozialïztes!...

Le scandale fait partie de l’histoire du Théâtre des Champs-Elysées depuis Le Sacre du Printemps en 1913, voici bientôt un siècle. Scandale bien timide, désuet, en vue de la reine du pinard ressuscitée au Théâtre de l’Antique !!!

Que le tumulte interrompe une représentation, c’est à peine insolite. Ce fut le cas lundi dernier pour la première de l’infanticide Médée. 

Une bronca. Qu’est-ce qui a soulevé la colère du public ?

Une réaction inespérée ?

 Le public est encore capable de réagir aux insultes des nihilistes ?

(...)

A la bonne heure !

Ah, la Grande Mort de la famille "traditionnelle", la Fin de cette "France maudite, moisie", de cet « univers relié aux nostalgiques, au passé »,que n’a-t’on pas entendu  haleter, maugréer par les libérateurs du fond de leur soumission volontaire,aussi de leur hyper-hyper métro-sexualité, le in dans le yang, mais le coup de grâce n’était pas encore donné. 

L’imposture michetonnée adopte un cliché majeur...Le topo:

JDD du 13 Septembre 2013... 

Médée aux Champs-Elysée"...Le metteur en scène provocateur a fait de Médée, une séductrice de notre époque, ressemblant à la chanteuse Amy Winehouse, reine destroy - morte en 2011 - de la musique anglaise. En fourreau de cuir noir, les bras  ornés de graffitis, juchée sur des stilettos interminables, ainsi apparaît Médée, la soprano d’origine allemande, Nadja Michael. Elle affronte son ex-mari, Jason (John Tessier) le jour de ses noces avec la jeune Dircé (Elodie Kimmel) fille du très influent roi Créon (Vincent Le Texier). Médée, l’étrangère n’est que bruit et fureur. Elle porte avec elle l’histoire de l’exclusion. Mais ce n’est pas cela qui dérange le public du Théâtre des Champs Elysées, mais plutôt la diffusion d’un twist des années cinquante et surtout l’actualisation des dialogues parlés où reviennent les mots "sexe", "bordel", "sperme", associés à "Médée la sorcière", "Médée l’Arabe". C’en est trop pour une petite part du public bourgeois qui gronde et se déchaîne jusqu’à brouiller le spectacle... 

Stéphane Rousset, le chef d’orchestre interrompt la musique. Vincent Le Texier (Créon) s’avance sur le devant de la scène et lance aux perturbateurs : "Ce serait bien que vous sortiez." La salle se calme peu à peu. Personne ne sort. Et ,accrochez-vous, l’opéra se termine sous une image choc : une fois son crime accompli, Médée apparaît comme enceinte. Elle sort de son pull les pyjamas ensanglantés de ses enfants assassinés ; elle les plie et les range dans les tiroirs d’une commode. Un tonnerre d’applaudissements salue alors cette production sans concession de l’iconoclaste* Warlikowski. Comédienne magnifique, la Médée de Nadja Michaël est vocalement aussi chaotique que son personnage. Et si Vincent Le Texier est à son habitude particulièrement efficace, la vraie vedette de la soirée est le Jason de John Le Tessier avec un art aussi nuancé que celui du chef Christophe Rousset à la tête de ses impeccables musiciens des Talents lyriques..." 

(...)

Et s’il y avait encore en vie le sinistre bovin Durassien,la  vache-qui-pense,elle clamerait encore,entre deux rots d'acétone de Négrita,que cette Médée est « sublime, forcément sublime »... 

* dans « iconoclaste », il y a « cono » bien centré, bien calé au milieu du dégueulis verbeux,je ne me trompe pas.

Michel REYES,le 14 février 2013

P.S: ...rhôôô,on me signale également que se déroule à la Bastille une Carmen sous les traits de Marylin Monroe.Quelle imagination ils ont ces trous-du-cul!

03 février 2013

Mariage gay...

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