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16 mars 2008

..."LES AGNEAUX GISENT SUR BROADWAY".... : "...GENESIS:The Lamb Lies Down On Broadway..."

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 …the lamb lies down on broadway…
Avant-propos: …  «The Lamb Lies Down on Broadway»,double album concept enregistré d’Août à Octobre 1974 et publié en Novembre par le groupe de rock britannique GENESIS…C'était leur sixième album studio, et la dernière participation du chanteur Peter Gabriel…94’22“ d’intensité, de sophistication sonore et de coloration «pop» rarement atteint par les groupes de ces années-là, à part les BEATLES avec leur «SERGENT’S PEPPER LONELY HEART CLUB BAND»(1967)6443ddaaa6fbcfa9947e89b571f52375.jpg,mais déjà d’une décennie antérieure…Le terme de « chef d’œuvre » relève d’un pur euphémisme!...Et quand il y a chef d’œuvre, il y a prophétie. Jetons-y un œil, please…d0290efe0426774d567c65c0938ff417.jpg

 

…«LES AGNEAUX GISENT SUR BROADWAY»(traduction littérale)…Nous sommes en 1974. GENESIS s’était déjà fait remarqué avec “Selling England by the Pound”,«Tresspass» et un certain goût pour la théâtralité de leurs concerts …Déjà des clones de la GENESE, en France, comme le groupe ANGE pige de suite la portée du phénomène et s’engouffre dans la brèche …Ils tireront la vache par la queue et leur révérence, non sans avoir eu, au préalable, plus qu’un succès d’estime. Bel effort, mais GENESIS continue d’être GENESIS et THE LAMB enfonce tout ce qui a existé dans l’histoire de la rock-music…Les cinq musiciens virtuoses accompagnés d’innovantes machines comme le MELLOTRON, les synthés MOOG,ARP dégomment la planète avec 100 représentations toutes plus performantes les unes que les autres – à signaler le mixage et les bidouillages subtiles d’un véritable sorcier des sons : Brian ENO …L’ange GABRIEL a imposé sa poésie hyper-complexe, et à plus d’un titre symbolique …9af39c3caef1376e358e85dd2a6e1e1b.jpgUne secte, en mal d’inspiration, reprendra l’éponyme de RAEL pour vendre ses salades. Et  avec «les agneaux gisants sur BROADWAY»,on ne peut pas ne pas penser aux attaques du 11/09 par des intégristes religieux sur la ville de NEW-YORK, mégapole et théâtre des opérations, autant bien musicales que «melting-pot» du genre humain moderne, où toutes les races confondues vivent la BABEL des temps mécaniques …mais comme nul n’est prophète en son pays, pas plus qu’il ne l’est dans celui des autres,et avec ses 34 ans d’avance sur tout le monde, THE LAMB va signer l’arrêt et l’épuisement de Peter GABRIEL(pour des problème personnels, nous dit-on),au sein de GENESIS ;et le chanteur va quitter le groupe, mais finir la tournée de l’Agneau..Et tout ceci se passera en bonne intelligence avec les autres membres de la troupe…Mais revenons à notre «mouton», dont le concept initial serait du à un projet contrarié du guitariste HACKET de reprendre «le petit prince» de ST- EXUPERY, et qui heureusement n’a pas vu le jour…Et je soupçonne une forte colère de GABRIEL pour contrecarrer l’affable projet en imposant THE LAMB, pour l’écriture, et un renoncement aux «babacooleries» d’HACKET,dont la carrière solo en endormira plus d’un…
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LE SILENCE DES AGNEAUX?...
...OUI,mais dans le dyptique mystico improbable de la Génèse et de GABRIEL(à savoir s’ils l’ont fait exprès ?...)il existerait donc  un Méta-New York parallèle, étrange et inquiétant. On y entre(et là,je ne peux que me référer au site http://www.progtheater.fr/the-lamb-lies-down-on-broadway-...) un peu par hasard, et moultes péripéties nous entraînent dans une aventure extraordinaire: il se peut alors qu’on se retrouve prisonnier d’une cage, que l’on voit défiler la parade ou encore que l’on tombe nez à nez avec les étranges tapis rampants(CARPET CRAWLERS). Il se peut AUSSI que l’on rencontre l’étrange anesthésiste ou encore que la mystérieuse LAMMIA vous fixe d’un regard enchanteur…ec38fa21d4cbdf3bfd944f0ce30aaec0.jpg

 

"The Lamb Lies Down on Broadway", c est avant tout un album concept. C’est à dire une histoire, qui se compte en 23 chansons. Celle de RAEL, jeune délinquant portoricain, immigré à New York qui passera dans un travers dimensionnel complexe, un autre Broadway, affrontant mille dangers , luttant avec sa conscience et son “moi” le plus profond, subissant son destin et étant maître de celui de son frère, John, pour lequel il devra faire un choix bien cruel : “rester à jamais prisonnier de ce New York mort , de ces “Carpet Crawlers”, de cette inquiétante cage et ainsi sauver mon frère, ou l’abandonner pour la liberté”.Ne cherchez pas ici quelle critique pourrait-être fait de telle ou telle chanson. Ces 23 chansons s’enchaînent magistralement, avec un brio qui n’est plus à démontrer. Il n’y en a pas une qui vient gâter l’album. Elles se complètent toutes, dans une harmonie qui est telle qu’on éprouve plus de plaisir à écouter et découvrir cette merveille en prêtant l’oreille de la première à la dernière dans l’ordre plutôt qu’en les écoutant à part. Ainsi c’est dans son ensemble que cet album prend toute son ampleur…C’est une histoire, racontée en musique et en paroles. Une histoire merveilleuse, troublante, envoûtante et renversante.Plus qu’une histoire : un rêve, compté avec lyrisme et puissance, distillant de l’émotion à l’état pur tant la musique semble compacte. On en oublie que ce sont 5 musiciens : on n’entend qu’un son global, que le mot “parfait” servirait à caractériser dans une juste mesure. Car oui, The Lamb Lies Down on Broadway est un rêve. Celui entrepris par Peter Gabriel, et qui est réellement un pari insensé. Pari totalement et à jamais réussi. GENESIS à ce moment là n’a jamais sonné aussi sombre et frôle le génie baroque. Cet album marquera, hélas, la fin d’ une épopée qui n’a pas su, ou vu, le télescopage dégrationnel annoncé…
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Cet album est aux yeux des amateurs du groupe et plus notamment de la formation complète (Peter Gabriel, Phil Collins, Steve Hacket, Tony Banks, Mike Rutherford) le meilleur album concept seventies – TOMMY des WHO,ébauche du gigantissime QUADROPHENIA,n’en dépasse la barre QUE d’un succès hype et arty…,le meilleur album du vrai GENESIS est un album d’une richesse et d’une complexité impressionnante qui en font le summum de l’expressionnisme musical popu-rock. Il faut, pour entrer dans ce délire “Génésien” comprendre le but du rock progressif de GENESIS, écouter et réécouter, essayer d’entendre chaque détail de chaque chanson. Alors seulement apparaît le génie et le travail colossal qu’entreprit ce groupe qui est, de nos jours, »passé » à autre chose…
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…Indispensable à toute personne désireuse de connaître le vrai GENESIS ou, désireuse d’avoir entre ses mains une œuvre magistrale, poétique et unique. Vous ne verrez sans doute plus les rues de New-York comme vous vous les imaginez après écoute… Il arrive des fois que la vie prenne un sens , que l’on lui découvre un but…dans certains cas, tout commence avec un agneau gisant sur Broadway Est-ce un début, où bien notre fin ?...Si nul ne peut saisir la puissance d’un poète, on peut  toujours, intuitivement, en saisir la portée…
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…et en petit cadeau,histoire de vous mettre l’eau à la bouche,…voix éraillé,déferlement rock’n’rollien…,un extrait de THE LAMB : « BACK IN N.Y.C »,qui ouvre la deuxième face de l’album(cliquez sur le pod cast…)-5’44.
podcast
aprés?...suspense!...

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records.2008 

Commentaires

Rien n'a vieilli dans ce fabuleux double concept album qui marque une page historique dans la musique et dans l'histoire de l'art tout court.
Pourtant, n'oublions pas les propos de Steve Hackett et de Tony Banks qui regrettaient que "Peter voulait mettre des paroles partout, même sur les passages que nous désirions instrumentaux".
J'ai eu la chance d'assister AU Concert, le dernier d'ailleurs de la tournée de "The lamb" et, donc le tout dernier avec Peter Gabriel qui quittait le groupe tout de suite après. La mise en scène était fabuleuse et Gabriel incarnait de façon convaincainte Rael. Steve Hackett jouait encore assis, Banks dépassait tout juste de son armada de clavier, Rutherford et Collins formaient un duo rythmique exceptionnel.
L'album double présente une telle somme d'innovations, de maîtrise, d'inspiration sans frein, d'émotions indicibles enfin qu'il restera gravé pour l'éternité. On ne se lasse pas de l'écouter et de le réécouter avec le même émerveillement sans cesse renouvelé. "The lamb" est inépuisable. 33 ans après, des passages me font dresser les poils et m'étonnent encore.
Une telle beauté rejoint parfois la douleur. Il est de ces oeuvres dont on ressort grandi à défaut d'en ressortir indemne.
Les moments magiques se comptent par dizaine : il ny a rien à jeter ou à zapper. Il s'agit de très grand art.
Tous les musiciens sont excellents et Gabriel chante merveilleusement bien. Steve Hackett prend quelques-uns uns de ses plus beaux soli et il est omniprésent sur tout l'album avec la délicatesse, le sens de la note juste, de la mélodie qui le caractérise. Qui sait quel aboutissement aurait été atteint si le groupe avait convaincu Gabriel de ne pas rajouter des vocaux trop systématiquement...
Mais dans l'état actuel des choses, dans ce témoignage qui nous est livré tel quel, nous ne pouvons que nous incliner devant l'exigence artistique de 5 hommes qui ont réalisé là une oeuvre ultime et intemporelle.
Un sommet dans l'histoire musicale, tous styles confondus, et qui allait marquer de son influence nombres de groupes qui à leur tout perpétueront l'héritage.

Écrit par : A.GILES | 13 mars 2008

J'y connais rien. Faudra que je revienne plus tard pour tout lire :-))

Écrit par : Marie | 14 mars 2008

J'ai regardé votre galerie de tableaux. Celui que vous appelez "La Tamarissière" me rappelle un repas dans un restaurant d'Agde au mois de décembre. Il y avait du crachin, les trottoirs étaient humides. La salle surplombait le canal, il faisait trés sombre. De l'autre côté, les lampadaires jetaient une lumière aveuglante sur l'avenue. C'était trés beau et angoissant à la fois. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de ce spectacle à la "Maigret".

Écrit par : Lune et Soleil | 16 mars 2008

...Lune et soleil,quel pseudo magnifique!...Bien vu le côté SIMENON,grand monsieur de la littérature...Cette toile bleue trône dans mon salon,au dessus d'un meuble bleu et ivoire style NAPOLEON,une collection égyptienne occupe le dessus...130 cmX 110cm.c cool...

Écrit par : michel REYES | 17 mars 2008

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