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21 février 2008
...REIGN OVER ME... : "...l'arrière-salle du 9/11..."
De quelles façons ont été touché les américains attachés à leur liberté et leur culture - n’en déplaisent aux momies de ce côté de l’Atlantique qui braillent à qui mieux-mieux le concept d’Amérique sans Passé, sans Histoire et, évidemment, sans Culture …Les croupions flétris de la Journalop’Way-Of-Life chassent le fer croisé d’une culture morte d’où ne surgiraient, à intervalles plus ou moins réguliers, que les débits insanes et hautement paroxystiques d’ex-théâtreux subventionnés psalmodiant du RACINE et de l’antique sur l’air des lampions du générationnel BINOCHE,ADJANI,MOREAU et tutti-quanti … Tiré par les cheveux et avant de les couper en quatre, revenons à notre pellicule pan-amérigo géniale et la performance d’Adam SANDLER
en accro-addict-vinyle-rock autiste et traumatisé par la disparition de femmes et enfants dans un des zingues qui ont cataplasmé le Wolrd Trade …Et puis son ex-pote de fac, l’immense Don CHEADLE, rencontré inopinément au hasard de la City et qui tente de le «sauver» de son enfermement mental lié aux évènements…Entre les deux compères, le clash s’opère à contre-sens :Don est marié, loggé à son boulot tout en menant une vie pépère tandis que le personnage de Charlie Fineman (SANDLER) s'isole de son entourage et passe son temps à arpenter les rues de New York avec sa «patinette»(la vraie star du film !...) motorisée, les écouteurs sur les oreilles en une manière de se déconnecter du monde et enfouir sa douleur…
Des personnages secondaires, taillés sur mesure, apparaissent au fur-et-à-mesure de la « psychiatrisation » en cours et là les clichés en prennent un violent coup derrière la nuque : les arroseurs s’arrosent en permanence…Qui est fou et qui ne l’est pas, vaste question que soulève le film sur le mode jubilatoire de la déconnection et d’une pseudo-intégration d’un monde et de ses valeurs sérieusement chamboulées(les apparitions fortuites des beaux-parents de Charlie en appelant à l’ordre du « souvenir » du désastre est une pure merveille d’invention scénaristique…)…La roue du bolide filmé râpe régulièrement le bas-côté,et les crissements de la bande-son annonce que l’on a connu des jours meilleurs et heureux.Il y avait un «avant» et personne ne le savait…A VOIR ABSOLUMENT !... »
A travers son histoire douloureuse (crise identitaire, perte de repères familiaux et mythiques, errance et solitude), les Who construisent leur album qui reste comme le plus complexe et le plus fouillé de leur histoire. Quadrophenia ? Le terme regroupe les notions de schizophrénie et celle provenant du latin quadro (quatre). Les quatres figures du groupe transparaissent ainsi dans cet album - et dans les rétroviseurs de la pochette - qui se voulait au départ une mise en perspective des quatres personnalités fondatrices des Who. (Quadrophenia se référe aussi au principe de quadriphonie qui faisait à l’époque son apparition : utilisation de quatre canaux pour la reproduction du son).L’album apparaît comme celui de la "maturité" (bien que cette notion reste bien vague et fût atteinte auparavant avec Who’s Next) par ses arrangements fouillés (auxquels participe John Entwisle pour les cuivres !) mais c’est bien la construction musicale qui emporte tout sur son passage ! Une construction impure mais si parfaite (logarythmiques) d’enchaînements de tempos différents, de contre-temps, d’une basse omniprésente et de la répétition de leitmotivs musicaux et textuels tout au long du disque Keith MOON,le plus grand batteur de rock de tous les temps, allier objectif de l’ «intello»TOWNSEND,souffle divin de l’opus grandiose fut l’initiateur principal et le moteur de la folie du groupe…A sa disparition, au bout d’un long voyage dans l’autodestruction ainsi que des chambres d’hôtel à la dynamite, Rolls au fond des piscines, batteries massacrées,« aérocraft » planté dans un passage à niveau,etc(pfft, la liste serait trop longue à énumérer!...),les WHO s’effondrèrent laissant TOWNSEND très affecté sur une carrière solo, brillante au demeurant… Le combat-rock de ce groupe fut exemplaire et son message me hante encore.
03:13 Publié dans Actualités, Associations, Blog, Bons plans, Coup de coeur/Coup de griffe, Débat/Forum, Famille, Film, Livre, Loisirs/Culture, Musique, Nature/Environnement, Photos/Dessins, Politique, Sciences et technologie, Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : THE WHO, REIGN OVER ME, QUADROPHENIA, ADAM SANDLERS, FILMS, Keith MOON, etc...




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Commentaires
...Johnny,t'as le même programme que le P.S....D'aiileurs,vous avez TOUS le même programme...
Ecrit par : michel REYES | 19 février 2008
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